Troisième lien à Québec: il faudra des années, prévient Labeaume

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a souligné que l'échéancier est particulièrement irréaliste si le projet prend la forme du tunnel en raison des exigences environnementales du gouvernement fédéral lorsqu’on intervient sur le fleuve.
Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir Le maire de Québec, Régis Labeaume, a souligné que l'échéancier est particulièrement irréaliste si le projet prend la forme du tunnel en raison des exigences environnementales du gouvernement fédéral lorsqu’on intervient sur le fleuve.

À en croire le maire de Québec, Régis Labeaume, les promesses du chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, en ce qui a trait au projet de troisième lien ne sont guère réalistes.

« Faites vos plans et devis, faites vos études. Vous en avez pour des années. Puis après, commencez à passer au travers du processus environnemental du côté fédéral et demandez-vous, juste avant de construire, combien ça prend d’années », a déclaré M. Labeaume en marge d’une activité à Lévis. « Je veux juste qu’on soit réalistes. Je le veux, mais ne pensons pas que c’est si facile que ça. Ça ne se peut pas. »

La semaine dernière, le chef de la CAQ, François Legault, s’était engagé s’il était élu à l’automne, à réaliser en bonne partie un troisième lien entre Québec et Lévis au cours d’un premier mandat.

Sans critiquer directement M. Legault, le maire a souligné qu’un tel échéancier est particulièrement irréaliste si le projet prend la forme d’un tunnel en raison des exigences environnementales du gouvernement fédéral lorsqu’on intervient sur le fleuve.

Il cite en exemple le projet d’agrandissement du Port de Québec qui fait actuellement l’objet d’une évaluation de l’Agence canadienne d’évaluation environnementale.