Jean-François Lisée appelle Véronique Hivon en renfort

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, en compagnie de la nouvelle vice-chef, Véronique Hivon
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, en compagnie de la nouvelle vice-chef, Véronique Hivon

À huit mois des élections générales, le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, envoie Véronique Hivon sous le feu des projecteurs. Il a demandé à l’élue de Joliette d’assumer le rôle de vice-chef du PQ — qu’il a taillé sur mesure pour elle au fil des derniers mois —, tout en lui promettant le poste de vice-première ministre du Québec s’il se voit confier les commandes de l’État le 1er octobre prochain. « [Elle] sera au centre de toutes les décisions importantes. »

 

M. Lisée en a fait l’annonce dimanche après-midi aux quelques centaines de délégués qui étaient rassemblés à Saint-Hyacinthe afin de jeter les bases de la plate-forme électorale du PQ. La réaction a été immédiate : tonnerre d’applaudissements, larmes de joie, cris d’enthousiasme.

 

« On est différents. On est pas mal différents. En fait, on est très différents… et on s’engage à le rester. Il va arriver même qu’on dise publiquement les choses différemment. […] On a des regards différents, mais on regarde dans la même direction », a-t-il déclaré, après avoir invité Mme Hivon à le rejoindre sur la scène du Centre des congrès de Saint-Hyacinthe.

 

Mme Hivon s’était avancée au rythme du morceau J’aime les oiseaux de Yann Perreau, qu’elle avait sélectionné pour sa campagne à la chefferie du PQ en 2016. « C’est le temps de s’engager. C’est le temps de tout donner. Et c’est le temps de continuer à écrire ensemble, avec un leadership fort, l’histoire du Parti québécois », a-t-elle déclaré, recueillant les applaudissements nourris des militants péquistes.

 

Popularité

 

M. Lisée a décrit l’ex-ministre déléguée aux Services sociaux — auteure de la Loi concernant les soins de fin de vie — comme une femme dotée d’«une grande capacité de rassemblement» et «naturellement proche des gens et qui démontre, hors de tout doute, un souci constant et sincère pour leur bien-être».

 

«On invente quelque chose de neuf, toi et moi, vous et nous, le début d’une nouvelle expérience, d’un nouveau lien de confiance entre le Parti québécois et la population du Québec», a-t-il poursuivi. Les délégués ont alors brandi au-dessus de leur tête des affiches roses sur lesquelles était inscrit «Lisée-Hivon, 2018» et ont dessiné le logo du PQ.

 

Le chef péquiste mise sur la popularité de Véronique Hivon afin que le PQ reprenne du poil de la bête. Avec 20 % des intentions de vote, le parti politique s’englue au troisième rang, et ce, derrière la Coalition avenir Québec (39 %) et le Parti libéral du Québec (28 %), selon un sondage Léger-Le Devoir publié samedi.

 

«Est-ce que ça va rendre notre tâche plus facile pour faire passer notre message qu’on est un parti de la bienveillance, un parti qui veut d’abord servir les Québécois, bien sûr! […] Est-ce qu’on espère que ça va provoquer un changement d’opinion en faveur du Parti québécois, bien sûr! Mais on le verra. Ça va dépendre de la qualité de notre travail commun», a indiqué M. Lisée, vu, à ce moment-ci, comme «le meilleur premier ministre» par seulement 1 électeur sur 10.

 

Aux yeux de Mme Hivon, l’annonce de ce «ticket» à la québécoise, qui l’a catapultée à l’avant de la scène politique québécoise dimanche après-midi, insufflera une «énergie» nouvelle favorable au PQ. «Je crois que le tout, notre tout, sera plus grand que la somme des parties», a-t-elle dit devant une foule ragaillardie.

 

«Beaucoup de Québécois et de Québécoises se sentent actuellement loin de la politique, désintéressés quand ils ne sont pas carrément désabusés. Il est donc urgent de leur redonner confiance. Confiance en leurs élus et leurs institutions bien sûr, mais aussi confiance en eux — en eux comme force de changement», a affirmé la nouvelle «vice-chef», tout en promettant de ne lésiner sur aucun effort afin de «réhabilit[er] la vision, la sensibilité et l’empathie en politique».

 

Une «série de premières» à venir

 

Drapée du slogan «Faisons-nous confiance», Véronique Hivon s’était portée candidate dans la course à la direction du PQ dans la foulée du départ de Pierre Karl Péladeau en mai 2016. Elle avait dû l’abandonner moins de quatre mois plus tard pour des raisons de santé.

 

M. Lisée souhaitait lui conférer le statut de «vice-chef» au lendemain du congrès national du PQ (septembre 2017) — durant lequel il avait obtenu l’appui de 92,8 % des délégués —, mais a changé d’avis. Il s’est en effet rangé à l’avis de la principale intéressée de reporter le dévoilement du « tandem », « partenariat » ou « ticket » Lisée-Hivon en début d’année électorale. Du coup, son annonce survient quelques jours après que l’ex-chef Pierre Karl Péladeau se soit dit « en réserve de la République » et quelques heures après la publication d’un autre sondage décevant.

 

En point de presse, M. Lisée a tourné en ridicule toute comparaison entre les chaînes de commandement du Parti québécois et de Québec solidaire, qui est doté de deux co-porte-parole, Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois. «Québec solidaire a un chef dont le nom m’échappe là… celui qui dirige le comité de coordination, et ils ont deux co-porte-parole à égalité. Nous, on a un chef : c’est moi. On a une vice-chef : c’est Véronique», a souligné l’ancien correspondant à l’étranger, qui a rapporté de Washington l’idée de «ticket».

 

«Ce n’est pas [deux] co-chefs. C’est un chef et un vice-chef ; un futur premier ministre et une future vice-première ministre. Il faut que cela soit clair », a ajouté Mme Hivon. « Au bout du compte, quand il faut trancher, c’est toujours le chef qui tranche, puis ça va continuer à être comme ça.»

 

Longue discussion

 

Par ailleurs, M. Lisée a dit avoir «longuement discuté» avec Mme Hivon du partage des tâches entre le «chef», lui, et la «vice-chef», elle. «Il y aura une série de premières, mais on ne va pas tout vous dire ça aujourd’hui», a-t-il lancé à moins de 10 jours de la reprise des travaux à l’Assemblée nationale.

 

«Appréhendez-vous que madame Hivon puisse vous faire de l’ombre durant la campagne électorale ?» a demandé une journaliste à M. Lisée. «J’espère qu’elle essaiera», a-t-il répondu.

Le PQ a choisi son camp : « le progressisme et l’indépendantisme »

Après des années de « culpabilisation de l’identité québécoise », le Parti québécois promet d’ériger « un État fort aux services des gens, un État fort pour réussir l’indépendance [entre 2022 et 2026] », a martelé le chef péquiste, Jean-François Lisée, au cours du week-end.

 

La remise en forme de l’État québécois est une condition sine qua non à la concrétisation du projet de pays, selon lui. « Depuis 15 ans, les libéraux ont fragilisé notre État. Ils ont fragilisé notre système de santé. Ils ont fragilisé notre système d’éducation. Ils ont fragilisé notre système de justice. […] Ils ont fragilisé notre identité. Alors, c’est difficile de demander à un peuple, qui a été fragilisé, de se sentir assez solide pour faire un pas aussi grand que celui de l’indépendance », a-t-il averti samedi.

 

« Il faut avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu’on les poursuit », a renchéri la vice-chef péquiste, Véronique Hivon, dimanche.

64 commentaires
  • Christian Montmarquette - Inscrit 28 janvier 2018 17 h 29

    À part singer..?

    Cou donc..

    À part singer le programme et la structure de Québec solidaire..

    Le PQ es-tu capable de faire quelque chose d'original par lui-même?

    Christian Montmarquette

    • Jean Duchesneau - Abonné 28 janvier 2018 20 h 49

      Est-il possible d’avoir un débat de fond avec vous cher monsieur. Il semble que votre seule stratégie argumentative ne consiste qu’à lcrier des noms comme les gamins le font dans la cour d’école. L’idéologie socialiste d’approche révolutionnaire de QS n’a que peu à voir avec la social démocratie d’approche réformiste du PQ. Si justement, les gens prenaient vraiment connaissance du programme de chaque parti politique, les sondages prendraient une allure fort différente.

    • Raymond Chalifoux - Abonné 28 janvier 2018 23 h 37

      En privé, j'imagine que... ouais, ça peut alller.

      Qu'est-ce qu'on ne tolère pas, quand on est en famille... N'est-ce pas...

      Et c'est justement l'un des problèmes de D. Trump: il cause et tweet comme s'il était toujours et seulement, avec ses chums de vestiaire..

      Mais à tout vent, comme vous le faites, cette hargne, à la fin, elle lasse (solide!).

      Et parce que justement nous sommes en public, je m'arrêterai ici.


      (Si j'étais de la direction de QS, vous auriez droit à une brève conversation... en privé!: "L'IMAGE monsieur Montmarquette, l'Image... Déjà entendu parler?)

    • Jean-Marc Simard - Abonné 29 janvier 2018 00 h 58

      Allez vous reposer un peu Monsieur Montmarquette, vous n'apportez plus rien de bon au débat. Que du mépris et de l'amertume contre le PQ...Faut croire que ce parti vous tient vraiment à coeur...Comme on dit qui méprise bien, cache souvent un amour ou une envie inavouée...Si vous le voulez, il y a encore des cartes de membre du PQ de disponible...Vous êtes le Bienvenue...

    • Danielle Dupuy - Abonnée 29 janvier 2018 06 h 02

      C’est en 1995, lors du référendum, que le PQ a confié à un tandem homme-femme le rôle de porte-parole dans chaque circonscription.
      QS est né officiellement le 4 février 2006.
      Alors, qui singe qui qui au juste?

    • Marc Lacroix - Abonné 29 janvier 2018 07 h 19

      À M. Duchesneau,

      Vous posez la bonne question à notre ami Montmarquette qui voltige d'une insulte à l'autre, sans jamais aller au fond des choses.

      Entre vous et moi, QS a théoriquement un beau programme "de gauche", mais serait-il applicable dans la réalité ? Le PQ reste plus réaliste avec son "état fort", il a déjà été au pouvoir, et sait ce que veut dire diriger un état. Je ne dirai pas qu'il n'a jamais fait d'erreurs, mais il ne se contente pas de patauger dans des principes abstraits, englués dans une rectitude politique bien-pensante. Je me contenterai d'ajouter que les gens attachés à la "social-démocratie" devraient éviter de disperser leur force et de se chicaner entre eux, pour mieux faire face à la vague de droite qui, actuellement, frappe le Québec.

    • Sylvain Bolduc - Abonné 29 janvier 2018 07 h 52

      Qui parle de singer ici? Qui va flipper le 30 sous pour savoir qui serait chef ou cheffe chez QS dans votre monde imaginaire???

    • Christian Montmarquette - Inscrit 29 janvier 2018 08 h 02

      Une direction homme-femme n'est pas le seul emprunt à QS :

      Le PQ à adopter plusieurs position du soi-disant irréaliste-extrémiste QS dont:

      Le scrutin proportionnel;le salaire minimum à 15$; la gratuité des CPE pour les 34,000$ et moins; l'Assemblée constituante etc.

      Il a même proposé le revenu minimum garanti lors de son dernier Congrès.

      Mais question d'insultes, j'avoue humblement que le PQ demeure imbattable.

      Puisqu'il semble qu'il y avait des foutues de bonnes idées au Politburo soviétique de Québec solidaire.


      Christian Montmarquette

    • David Cormier - Abonné 29 janvier 2018 08 h 32

      On commence à sentir de la nervosité chez le représentant officiel de QS. À 9 % dans les sondages, je serais nerveux aussi.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 29 janvier 2018 09 h 17

      À Jean Duchesneau,

      " Est-il possible d’avoir un débat de fond avec vous.."- Jean Duchesneau

      Alors voici:

      « Progressisme de façade au PQ »

      Qu'on se le dise,

      Plusse d'État au PQ signifie plus de déficits faits sur le dos des citoyens, et à termes, un retour aux politiques d'austérité pour payer la facture exactement comme le fait actuellement Justin Trudeau.

      Puisque contrairement à Québec solidaire, le PQ refusera de cesser de gaver les banques et les multinationales à coups de milliards avec les deniers publics et de créer des sociétés d'États pour financer nos services publics.

      La bonne approche ne serait donc pas un État plus fort, mais "un meilleur" État capable de se tenir debout face aux riches, aux banques et aux multinationales, en leur faisant payer leur juste part. Parce qu'il est là le problème de fond et nulle par ailleurs.

      Comme on le voit, ce prétendu virage progressiste au PQ n'est qu'un virage de façade qui, une fois de plus, et exactement comme Justin Trudeau, fera payer aux citoyens les cadeaux qu'on prétend lui donner.

      Car il y bien longtemps que le PQ a perdu toute crédibilité à gauche.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Inscrit 29 janvier 2018 10 h 25

      À Danielle Dupuy,

      "C’est en 1995, lors du référendum, que le PQ a confié à un tandem homme-femme le rôle de porte-parole dans chaque circonscription." - Danielle Dupuy

      Ça, on le sait que le PQ est très bon pour se donner des apparences de principes qu'il n'applique pas.

      Non seulement Véronique Hivon n'a-t-elle pas été élue "vice-chef", mais nommée. Et contrairement à QS le PQ n'a jamais eu pas la parité homme-femme dans ses associations locales, alors que QS est structuré de cette manière depuis sa fondation.

      Car il n'existe aucun statut de "vice-chef" au Parti québécois; il s'agit de la création d'un poste factice pour mieux berner le public.

      On parle donc d'une personne "nommée" avec zéro processus démocratique, sans véritable partage du pouvoir et d'un PQ qui se sert d'une femme pour tenter d'améliorer son image.

      À noter que le statut de "porte-parole" n'existe même pas au Parti québécois.

      Référence : Statuts du Parti québécois :

      http://congres.pq.org/PQ_Brochure_Statuts_LR.pdf

      Christian Montmarquette

    • Jean-François Trottier - Abonné 29 janvier 2018 10 h 40

      Je crois qu'on en a fini avec vous, M. Montmarquette.

      Votre arrogance de petit théoricien qui n'a jamais fait autre chose qu'accuser les autres est assez pitoyable. Votre verve toute crispée autour d'un projet sans envergure parce qu'il omet les trois-quarts des aspirations normales des citoyens ne peut qu'irriter mais ne fait avancer aucun débat, jamais, en quoi que ce soit.

      "Crier contre" ne fait quu'écoeurer les gens. Dites tout de suite que vous essayez de leur faire oublier de voter puisque c'est précisément ce que vous tentez, rien de rien de plus. Ridicule.Tout comme QS pratique le nihilisme en préférant garder le PLQ au pouivoir assez longtemps pour devenir LE parti messianique que vous croyez être. Ben, c'est raté.

      Une personne de QS un peu moins obtuse que vous m'a fait remarquer un jour que tous les partis de gauche avaient esquissé une déviance vers la droite au fil des 20 dernières années. Tous, sauf un.
      Ainsi la gauche du monde entier est devenue néolibérale, sauf les purs de QS? Ooooh! Plus dogmatique que ça...
      C'est tout vous.

      Encore une fois je le souligne : quand on est prêt à accuser les autres de racisme pour grapigner quelques votes, on peut difficilement être cru par la suite. D'où en bonne partie votre dégrigolade dans les intentions de vote je suppose.
      Mais comme QS a toujours raisons, QS ne s'excusera pas. QS tient la barre droite vers des lendemains qui chantent, n'est-ce pas ?

      Le PQ n'a pas de porte-parole parce que le PQ n'est pas un syndicat. Il sait que ceux qui le représentent sont responsables de leurs choix et jamais il ne leur permettra de se cacher sous un titre pareil afin de ne même pas assumer leurs paroles.
      Ne vous en faites pas. On sait très bien qui dirige la barque politique de QS, et qu'en effet Massé ou GND ne sont que des porte-paroles, et donc du point de vue de la responsabilité réelle ils ne sont pas fiables pour deux sous.

    • Jean Duchesneau - Abonné 29 janvier 2018 11 h 24

      Monsieur Montmarquette:

      Encore une fois, fous faites des affirmations partisanes sans fondements: Vous dites:

      "Qu'on se le dise,
      Plusse d'État au PQ signifie plus de déficits faits sur le dos des citoyens, et à termes, un retour aux politiques d'austérité pour payer la facture exactement comme le fait actuellement Justin Trudeau.
      Puisque contrairement à Québec solidaire, le PQ refusera de cesser de gaver les banques et les multinationales à coups de milliards avec les deniers publics et de créer des sociétés d'États pour financer nos services publics."

      Vos arguments sont fondés sur quoi et vous vous adressez à moi pourquoi: pour m'invectiver ou pour tenter de me convaincre? Je suis très ouvert: Je vous l'ai demandé à multe reprises, donnez-moi des exmples récents que la socialisation de l'économie fonctionne dans le sens où QS l'entend. Au Vénézuela? à Cuba? J'ai travaillé au Nicaragua et été témoin du sandinisme de Daniel Ortega. Est-ce que ça marche? Autant à Cuba, qu'au Vénézuéla ou au Nicaragua, on a pas réussi à s'en sortir et l,argument du régime en place est toujours: c'est la faute aux capitalistes, c'est la faute aux USA, c'est la faute au néo-libéralisme.

    • andré Frigon - Abonné 29 janvier 2018 12 h 24

      Le model américain est plus pertinent qu une poule a deux tetes

    • André Joyal - Abonné 29 janvier 2018 13 h 49

      Tout le monde a saisi depuis lontemps que cet «illustre» membre de QS est un grand ami du Grand Censeur.Je doute fort, d'ailleurs, que mon message passe.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 29 janvier 2018 13 h 58

      À Jean Duchesneau,

      "Je vous l'ai demandé à multe reprises, donnez-moi des exmples récents que la socialisation de l'économie" -Jean Duchesneau

      Tous ceux qui suivent le moindrement Québec solidaire savent très bien qu'il s'aligne sur les politiques des pays scandinaves comme la Norvège et la Finlande qui ont les meilleurs services publics en plus des économies les plus performantes au monde, et non sur Cuba et le Vénézuela. Ce sont des péquistes qui galvaudent ça pour essayer de faire peur au public.

      D'ailleurs, l'économie diversifiée du Québec ne se compare en rien avec l'économie pétrolière non diversifiée du Venezuela; ce qui l'a d'ailleurs rendu extrêmement vulnérable à la fluctuation du prix du pétrole.

      C'est du n'importe quoi cette histoire, mais surtout de la petite politique de peur.

      Christian Montmarquette

    • Jean-François Trottier - Abonné 29 janvier 2018 14 h 21

      Pour les invectives vous êtes le roi, M. Montmarquette.

      Jamais le moindre mot positif, même pas quand vous défendez l'intégrité de l'unique "vision" de QS. Aux critiques envers QS vous répondez par vos grosses-grosses méchancetés envers le PQ.

      Je répète, vous ne voulez pas convaincre, vous voulez écoeurer de voter, prise de position anti-démocratique par excellence, juste avant celle des gros bras devant les bureaux de vote.

      Vous ne prenez jamais non plus position pour les plus pauvres, ni sous forme de compassion ni en leur laissant un peu la parole, trop pressé que voius ête de faire croire par de la poudre aux yeux que vous avez raison.

      Toujours répondre, toujours avoir le dernier mot, toujours rester dans les mêmes positions idéologiques et la même situation de pourfendeur des "michants".

      Bien sûr votre discours est cohérent. Quand on bredouille toujours les mêmes bêtises. hein... Hé oui, la montre arrêtée.

      Ce que vous faites se nomme de la tentative de noyautage de média. Je crois même que le politburo vous en a confié le mandat, non ?

      Vous pratiquez l'art de la polémique avec rien de moins que de la hargne doublée de haine.Pour ma part j'appelle ça de la lettre-poubelle.

      Quant au déficit, étant entendu que votre programme économique mène directement à la ruine du Québec par son étroitesse tout aussi sûrement que ce qu'a fait Chavez et pour les mêmes raisons, en effet vous allez vider les coffres de l'État.

      Mais c'est pas grave, hein... vous avez raison!


      ioupi

    • Jean Duchesneau - Abonné 29 janvier 2018 19 h 28

      Vous devriez lire le programme de votre parti QS qui n'a rien à voir avec la social-démocratie scandinave. Vous venez de démontrer que vous n'y connaissez rien. Liziane Gagnon dans la Presse du 9 déembre 2017 pose la question: "De gauche ou d'extrême gauche"

      Ce qu'elle exprime dans les lignes qui suivent est vrai et décumenté:

      "Québec solidaire (QS) est-il un parti de gauche ou un parti d’extrême gauche ? En mai 2016, le journaliste et syndicaliste retraité Louis Fournier posait la question dans Le Devoir.
      Rappelant les accointances de QS avec les groupes de la gauche socialo-communiste (Syriza en Grèce, Die Linke en Allemagne, Podemos en Espagne), de même que ses liens organiques avec des collectifs marxistes, Fournier écrivait: « Il faut bien appeler un chat un chat : QS se situe à gauche de la gauche. Dans tous les pays du monde, un tel parti s’appelle un parti d’extrême gauche.»
      Il vaut la peine de revenir sur le sujet, car QS continue à induire le public en erreur en se présentant simplement comme un parti « progressiste ».
      À son dernier congrès, QS avait comme invités d’honneur son vieil ami Jean-Luc Mélenchon, de même qu’Anna Gabriel et Eulalia Reguant, deux députées de la CUP, l’aile radicale, europhobe et anticapitaliste de la coalition séparatiste catalane."

      Vous faites une grave erreur en affirmant que les pays scandinaves sont anti-capitalistes. Les scandinaves sont d'orientation social-démocrate tel le PQ que ça vous plaise ou non.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 30 janvier 2018 09 h 49

      À Jean Duchesneau,

      Se référer à Liziane Gagnon pour comprendre Québec solidaire, c'est comme demander aux radios-poubelles de Jeff Fillion et d'Éric Duhaime ce qu'ils pensent du syndicalisme. - Zéro crédibilité.

      En attendant, c'est le capitalisme sauvage est en train de détruire la planète et concentre 99% de la richesse entre les mains du 1% des plus riches. Vous devriez réfléchir à ça au lieu de vous en prendre constamment à une gauche qui lutte pour essayer d'en sortir.

      Christian Montmarquette

  • Jean Duchesneau - Abonné 28 janvier 2018 19 h 50

    Une excellente idée!

    Véronique Hivon est une personne intègre aux idées très claires en ce qui a trait aux besoins des Québécois et de l’avenir du Québec. Elle est une formidable rassembleuse d’un très fort leadership. Sa popularité dans le compté de Joliette ne lui vient pas d’un discours populiste, mais d’un travail acharné pour son monde, dont les nombreux réfugiés qui sont accueillis dans Lanaudière par les organismes communautaires. Lisée-Hivon, un tandem gagnant!

    • Christian Montmarquette - Inscrit 28 janvier 2018 20 h 41

      Certains disent que Lisée est en train de se faire tasser de l'intérieur. On lui imposerait une 2e tête parce qu'il est trop impopulaire.

    • Jean Duchesneau - Abonné 28 janvier 2018 21 h 49

      À part du mémèrage, ça dit quoi à propos des conséquences politiques? Il faut amener des arguments crédibles. Vous êtes un membre fidèle de QS. Expliquez moi pourquoi je devrais adhérer à vos idées et non tenter de discréditer vos cousins sociaux démocrates. Qu’est-ce qu’on gâgnerait à devenir un pays socialiste révolutionnaire? Expliquez-moi comment QS au pouvoir entend nationaliser le plus gros des secteurs économiques du Québec et ne tolérer que quelques PME? La socialisation de l’économie c’est dans votre programme, donnez-moi cinq exemples de pays où ça marche bien? Allons-y avec une discussion de fond; je suis ouvert!

    • Jean-Charles Morin - Abonné 28 janvier 2018 22 h 06

      Je crois pour ma part que Lisée est assez intelligent pour s'apercevoir qu'il ne pourra pas arriver à bon port en ramant tout seul. Parizeau avait eu le même réflexe salutaire lors du dernier référendum en nommant Bouchard comme négociateur-en-chef: ça a failli marcher. J'ai aussi l'impression, à lire leurs propos, que cette idée est loin de faire l'affaire de certains chez Québec Solidaire. C'est plutôt bon signe...

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 29 janvier 2018 05 h 38

      Le QS devrait vous tasser a l'extérieur de son parti,vous etes le meilleur propagandiste du fédéralisme et l'epouvantail de votre parti.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 29 janvier 2018 07 h 48

      Je ne sais pourquoi, mais quand je lis les commentaires de certaines personnes, je pense à un petit chien, genre canichou, qui, en service commandé par un couple drôlement assorti, se mettait à japper. Ça finissait par tomber sur les nerfs de tout le monde du voisinage. Les gens se disaient : Bon. Le voilà ti pas qu'il en remet.

      Finalement, tout le monde s'est mis à l'ignorer en se disant que ce n'était pas de sa faute. Pauvre petite bête...

    • Patrick Boulanger - Abonné 29 janvier 2018 08 h 21

      @ M. Montmarquette

      M. Montmarquette, qui sont ces « certains » dans la première phrase de votre commentaire?

    • David Cormier - Abonné 29 janvier 2018 09 h 08

      J'étais très content de voir QS à 9 % en buvant mon café samedi matin. Ça appuie ma prédiction : QS fera moins de 10 % aux prochaines élections. Pour les trois autres partis, je crois qu'il y aura un gros brassage des intentions de vote d'ici les élections, donc impossible de se prononcer sur l'issue du vote. Mais une chose est certaine : QS avec son projet irréaliste de nationalisation de l'économie et de gouvernance sans chef avec deux porte-parole va se casser les dents dans les mois à venir.

    • David Cormier - Abonné 29 janvier 2018 09 h 41

      "qui sont ces « certains » dans la première phrase de votre commentaire?"

      Les enragés anti-PQ du politburo.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 29 janvier 2018 10 h 15

      "J'étais très content de voir QS à 9%" - David Cormier

      Ne vous réjouissez pas trop vite..

      Le dernier sondage Too Close To Call affiche non pas 9% mais 12% pour Québec solidaire et le situe Québec solidaire à 3 députés de différence avec le Parti québécois.

      Qui plus est, que Québec solidaire vient d'atteindre un record de UN MILLION$ de financement, sans compter qu'il dispose d'un solide appui chez communautés culturelles..

      De la manière que ça se présente pour les prochaines élections..

      Ça l'air que le PQ va encore se faire battre par l'argent et le vote ethnique..

      Christian Montmarquette

      Référence : Too Close To Call :

      http://www.tooclosetocall.ca/

    • Bernard Chabot - Abonné 29 janvier 2018 11 h 47

      Décidement M. Montmarquette s'enfonce: Too close to call ne fait pas de sondages mais en tire des estimations pour des scénarios de répartition des sièges. C'est vrai qu'on s'accroche à ce qu'on peut.

    • André Joyal - Abonné 29 janvier 2018 13 h 58

      Qui se cache sous cette casquette et ces verres fumés?

    • Christian Montmarquette - Inscrit 29 janvier 2018 15 h 39

      À André Joyal,

      "Qui se cache sous cette casquette et ces verres fumés?"-André Joyal

      - Hahaha!

      Ça théorise du complot à ce que je vois!

      Je me cache pas mal moins que certains péquistes qui n'ont même pas de photo en tous cas.

      J'ai été candidat de la gauche en 2003 et je suis un des membres fondateurs de Québec solidaire et de l'UFP. En plus, j'ai publié des dizaines d'articles chez Vigile.net et chez Presse-toi à gauche.

      - C'est-ti assez public pour vous, ça?

      Après l'interdiction du port de voile..

      C'est rendu que que les péquistes veulent interdire le port de la casquette ? ..lol!..

      - Vive le Québec libre.. quoi !

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Inscrit 29 janvier 2018 19 h 27

      À Jean Duchesneau,

      "Qu’est-ce qu’on gâgnerait à devenir un pays socialiste."-Jean Duchesneau

      Et vous expliquez-moi donc ce qu'on a à gagner avec un système qui concentre la richesse au point où le 1% des plus riche possèdent 99% des richesses, et qui plus est, est clairement en train de détruire l'environnement au niveau planétaire?

      Ça ne vous a pas traversé l'esprit que changer de modèle écnonomique serait peut-être plus avantageux pour le bien être de l'immense majorité?

      Christian Montmarquette

    • Raymond Labelle - Abonné 30 janvier 2018 13 h 06

      À M. Marcoux. J'ai manqué le délai pour répondre à votre interpellation dans la chronique "Le veau d'or" de M. Rioux.

      Sur le fond, je suis d’accord avec vous que la notion de « sanctuaire contre la sauvagerie du monde » ne devrait pas impliquer une coupure du monde (ce qu’elle ne fait pas nécessairement, d’après moi - je ne sais pas - et vous non plus - d’après M. Rioux). Que d’aller dans le monde, de temps à autre, pour l’observer, voire y expérimenter, tout en se gardant la distance de l’observation, est un élément d’éducation favorable. Par exemple, aller en forêt de temps en temps pour faire des observations biologiques ou environnementales.

      Justement, le cellulaire ou les médias sociaux coupent du monde et enferment dans une bulle où on peut perdre le contact avec le réel. L’idée de confronter au réel devrait être inculquée – en effet.

      L’éducation implique aussi de résister à l’immédiateté, et de savoir prendre une distance par rapport à l’observation et au réel.

      Votre mise au point méritait d'être faite - je vous l'accorde.

  • Richard Langelier - Abonné 29 janvier 2018 02 h 10

    Véronique Hivon pourrait si…

    Véronique Hivon pourrait convaincre des électeurs alliés naturels naturels du PQ qui ont quitté le navire lorsque la motion des jeunes péquistes réaffirmant le caractère social-démocrate du parti a été battue, si, si, si…
    - son parti acceptait d’augmenter les recettes du gouvernement de la province de Québec par:
    des économies substantielles provenant d’un régime d’assurance-médicaments universel et un pôle d’achats de médicaments pour l’ensemble du système de santé québécois’
    des économies engendrées par l’utilisation du logiciel libre par les les organismes gouvernementaux et para-gouvernementaux
    l’imposition des gains en capital à 75% ou 100% en conservant les exceptions prévues dans la loi actuelle
    ,,,,un abaissement du plafond des REER et des RPA
    - son parti acceptait d’avoir commis une erreur en refusant de réformer le mode de scrutin chaque fois qu’il a été au pouvoir, d’avoir équilibré les finances publiques en s’en prenant aux plus faibles de la société, puis d’avoir fait des baisses d’impôt qui ont profité surtout aux contribuables ayant les revenus les plus élevés,
    - si son parti acceptait de couvrir les besoins essentiels de toutes les personnes assistées sociales
    - d’inclure le télétravail dans la loi anti-briseurs de grève.

    À mon âge, je ne voterais pas pour son parti, parce qu’il a trop souvent utilisé mon vote pour s’en prendre aux plus faibles de la société et appliquer un régime forestier désastreux, parce que J-F Lisée a osé intituler son livre: «Pour une gauche efficace» alors qu’il proposait des augmentations de tarification. Cependant, je me permets de la science-fiction.

  • Patrick Daganaud - Abonné 29 janvier 2018 05 h 16

    CLAIR ET NET !

    Une république sociale-démocrate :oui, de tout coeur!

  • Rodrigo J. Mendoza T. - Abonné 29 janvier 2018 06 h 02

    Une bouffée d'air frais

    Le point de départ de l'inflexion. Les tendences vont changer rapidement.