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    Québec annonce 44 millions pour moderniser le taxi, mais dédommagera les chauffeurs plus tard

    16 décembre 2017 |Lia Lévesque - La Presse canadienne | Québec
    Le programme de modernisation sera alimenté par les redevances payées par Uber.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le programme de modernisation sera alimenté par les redevances payées par Uber.

    Québec ne dédommagera pas tout de suite les chauffeurs de taxi pour la perte de valeur de leur permis, mais il crée un groupe de travail pour établir le montant de cette future compensation.

     

    Le ministre des Transports, André Fortin, en a fait l’annonce vendredi à Montréal, devant plusieurs chauffeurs de taxi réunis.

     

    Les chauffeurs de taxi ont souvent payé leur permis 200 000 $, il y a quelques années, et se retrouvent aujourd’hui avec un permis qui peut valoir 75 000 $, parfois moins. Ils attribuent cela à une concurrence accrue, particulièrement celle d’Uber.

     

    Il a annoncé, du même souffle, un programme de modernisation de l’industrie du taxi de 44 millions sur cinq ans.

     

    Le programme de modernisation sera d’ailleurs alimenté par les redevances payées par Uber. Sa mise en oeuvre doit commencer dès le début de 2018.

     

    Le programme doit permettre aux taxis d’utiliser les applications technologiques récentes, d’avoir accès à des véhicules électriques et aux infrastructures de recharge, par exemple, d’accroître l’accessibilité pour les personnes handicapées et de présenter une image de marque.

     

    Réactions

     

    Sur place, Me Marc-Antoine Cloutier, négociateur en chef pour l’industrie du taxi, s’est réjoui des fonds octroyés pour moderniser l’industrie, qu’il voit comme « une bonne première étape ».

     

    Mais il compte bien veiller à ce que ces fonds soient adéquatement distribués.

     

    « Ce qui nous inquiète, c’est à quels joueurs ça va aller, à qui ça va profiter, à quel nombre de compagnies cet argent-là va pouvoir être distribué et est-ce que ça va aider les chauffeurs, les propriétaires, et comment on va le faire », a-t-il résumé.

     

    Sur la question de la compensation financière à venir pour la perte de valeur des permis, il admet que la question est plus complexe qu’il n’y paraît de prime abord.

     

    « Ils le savent depuis longtemps que les permis ont perdu de la valeur. Mais là, la question qu’on se pose, c’est qu’on ne veut pas se cantonner simplement dans la question de la valeur des permis. Le principal élément qui a un impact sur la valeur des permis, c’est ce qu’on fait pour le futur. Est-ce qu’Uber reste ou pas ? Qu’est-ce qu’on fait avec les permis ? » a résumé Me Cloutier.













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