Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous

    Lisée estime que l’effet boule de neige de la CAQ «fondra au printemps»

    3 décembre 2017 18h43 |Marco Bélair-Cirino | Québec
    Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée
    Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée

    Des figures importantes du Parti québécois se réunissaient dimanche après-midi au centre-ville de Montréal sur fond de sondage dévastateur.

    À moins de 10 mois des élections générales, le Parti québécois est en mauvaise posture, reconnaît Jean-François Lisée. « Dans l’histoire du Parti québécois, ce n’est pas la première fois où on est au pied de la pente. Mais, l’escalade, ça fait partie de l’ADN du Parti québécois », a-t-il reconnu sans ambages dimanche après-midi.

    Selon un sondage Léger-Le Devoir, le PQ recueille 19 % des intentions de vote, soit 1 point de moins qu’en novembre dernier. Avec un tel score, le PQ peut escompter 9 des 125 sièges de l’Assemblée nationale, a évalué à première vue Bryan Breguet de « Too Close To Call ». Il s’agit d’un creux comparable à celui dans lequel il se trouvait au lendemain du scrutin du printemps 2014. « On est réalistes : on voit ce qui se passe, on comprend ce qui se passe, mais on est combatifs. On est sortis de situations comme celle-là très souvent dans le passé et on va le faire encore une fois », a ajouté M. Lisée.


    Certains militants ne partageaient toutefois pas son enthousiasme dimanche après-midi. « Nous ne sommes plus sur la patinoire », concédait le président de l’association péquiste du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Sabin Gaudreault, à son arrivée au centre Saint-Pierre, à Montréal.

    La cote de popularité de M. Lisée auprès de l’électorat québécois — à peine 10 % des électeurs estiment qu’il ferait le meilleur premier ministre — semblait plomber le moral de M. Gaudreault. M. Lisée est-il un plus ou un moins pour le PQ ? « On va débattre de cela. […] Avec Jean-François, lui-même en personne, on va en discuter », a-t-il répondu, avant d’ajouter : « Les discussions vont se faire avec classe et distinction. »

    M. Lisée n’a pas la côte non plus chez les sympathisants péquistes. La moitié d’entre eux ne croit pas qu’il ferait le « meilleur premier ministre », selon le dernier sondage Léger-Le Devoir.

    « Effet boule de neige »

    Le PLQ et la CAQ rallient respectivement 36 % et 32 %. La CAQ poursuit sur sa lancée (+ 2 points), tandis que le PLQ rebondit (+ 3 points) depuis octobre. Le PQ, lui, a dégringolé de 10 points depuis un an. Il accuse aujourd’hui un retard de 17 points sur la CAQ.

    M. Lisée appréhendait une montée de la formation politique de François Legault au sommet des intentions de vote. « Pourquoi ? Parce qu’on est dans un effet boule de neige. En ce moment, les Québécois qui suivent plus ou moins l’actualité disent : “On veut se débarrasser des libéraux. Est-ce qu’il y a quelqu’un qui peut le faire ?” Cette saison-ci, la CAQ semble être ce véhicule-là. […] Au printemps, ça fond », a lancé l’ex-stratège politique dans une mêlée de presse.

    Voter PQ pour « 3 choses »

    M. Lisée a tourné en ridicule le classement des partis politiques qui « représentent le plus le changement ». L’équipe du PQ figure au dernier rang, derrière la CAQ, QS et… le PLQ, qui tient les commandes de l’État depuis 2003 hormis de septembre 2012 à avril 2014. La CAQ et le PLQ sont vus comme des porteurs de « mauvais changement », a-t-il insinué.

    Le chef péquiste a toutefois convenu que le message du PQ doit être simplifié d’ici au prochain rendez-vous électoral. « Allez à l’essentiel, c’est ce que les gens nous demandent », a-t-il soutenu devant des élus et des militants du PQ.

    D’ailleurs, M. Lisée a centré son discours dimanche après-midi sur les « trois choses » pour lesquelles les Québécois devraient appuyer le PQ le 1er octobre prochain. La première d’entre elles : l’indépendance du Québec. « Si on veut l’indépendance, il faut prendre le train du Parti québécois en 2018. Parce que si on vote pour la CAQ ou pour le Parti libéral, on va dans le sens inverse. […] Nous allons être un gouvernement qui va redonner à la nation la confiance qu’il lui faut pour faire le pas suivant », a-t-il déclaré.

    Entre 2018 et 2022, le PQ formera « un gouvernement national qui rend[ra] sa fierté à la nation québécoise », a promis M. Lisée. « [Il sera] à la fois ambitieux et bienveillant. Ça veut dire la fin de l’austérité. »

    Le chef péquiste presse les électeurs de ne pas croire les promesses du Parti libéral du Québec et de la Coalition avenir Québec « de baisser les impôts et d’augmenter les services ». Il s’agit d'« inanités » et de « bêtises », selon lui.

       












    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.