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    Le député François Gendron s’excuse d’avoir utilisé le mot «nègre» devant des élèves

    29 novembre 2017 13h02 | Marie-Michèle Sioui - Correspondante parlementaire à Québec | Québec
    François Gendron a utilisé l’expression « travailler comme un nègre » devant une classe d’élèves de l’école La Camaradière.
    Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir François Gendron a utilisé l’expression « travailler comme un nègre » devant une classe d’élèves de l’école La Camaradière.

    Le député péquiste et vice-président de l’Assemblée nationale François Gendron s’est excusé, mercredi matin, d’avoir utilisé le mot « nègre » devant des élèves d’une école secondaire de Québec.

     

    « En 2017, par rapport à la présence légitime de la diversité, c’est une expression qu’on n’a pas d’affaire à utiliser », a-t-il convenu. « On n’a pas le droit d’utiliser cette expression-là dans le contexte d’aujourd’hui », a-t-il ajouté.

     

    Le réseau CTV a révélé mardi que François Gendron a utilisé l’expression « travailler comme un nègre » devant une classe d’élèves de l’école La Camaradière, à qui il présentait le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Il faisait référence à la grande charge de travail qui lui incombait quand il était ministre des Ressources naturelles.

     
    Il l’a dit sans vouloir offenser qui que ce soit, il s’en est excusé, ne l’utilisera plus et pour moi, ça suffit.
    Le chef péquiste Jean-François Lisée
     

    Dans une lettre de plainte, la direction de l’école a écrit que « certains élèves haïtiens et africains ont été choqués par l’emploi de cette expression », selon CTV.

     

    Le choix des mots du vice-président de l’Assemblée nationale était « déplacé, parce que le mot “nègre” est péjoratif », a fait valoir l’école secondaire.

     

    « Elle voulait avoir une lettre d’excuses, je lui en ai fait une, et c’est réglé », a tranché François Gendron.

     

    « Il l’a dit sans vouloir offenser qui que ce soit, il s’en est excusé, ne l’utilisera plus et pour moi, ça suffit », a aussi réagi son chef, Jean-François Lisée. « À mesure que la société évolue, qu’on a plus conscience de l’importance de l’égalité et de l’impact de certains mots face à certaines communautés, surtout lorsqu’on est des personnalités publiques, on doit faire attention. Et ça, c’est une expression à bannir », a-t-il conclu.

     

    Le ministre de l’Immigration, David Heurtel, a dit souhaiter que cet épisode devienne une occasion de « sensibiliser et d’éduquer » la population sur les raisons pour lesquelles « ce mot-là est complètement inacceptable ».

     

    « On a eu un épisode semblable autour de l’émission Occupation double. Qu’est-ce qu’on a fait ? On a réagi, a-t-il rappelé. Le fait est que nous sommes en 2017. Peu importe la génération à laquelle on appartient, on doit tous évoluer. »

     

    — Avec Marco Bélair-Cirino













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