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    Libre opinion

    Jean Charest et Philippe Couillard tiennent le même discours sur les enjeux autochtones

    29 novembre 2017 | Chef Ghislain Picard - Assemblée des Premières Nations du Québec et Labrador | Québec
    Les ministres québécois diront systématiquement, lorsque le forum et l’auditoire s’y prêtent, que la question autochtone a une place de choix dans les discussions au Conseil des ministres, souligne Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et Labrador.
    Photo: Trevor Hagan La Presse canadienne Les ministres québécois diront systématiquement, lorsque le forum et l’auditoire s’y prêtent, que la question autochtone a une place de choix dans les discussions au Conseil des ministres, souligne Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et Labrador.

    Il aura fallu que l’ancien premier ministre du Québec Jean Charest se présente en messie au congrès du Parti libéral, sous le prétexte d’un 150e anniversaire, pour constater à quel point la défense des idéologies communes aura toujours raison et l’emportera généralement même auprès de premiers ministres qui ont peu en commun. Ni l’un ni l’autre de l’ancien et du présent premier ministre n’a réservé de références sur la qualité ou l’absence de celle-ci dans les relations entre les peuples autochtones et le gouvernement provincial du Québec.

     

    Il faut croire que, dans la perspective d’un vote crucial pour l’avenir du Parti libéral dans moins d’un an, il était sans doute plus prudent de ne pas s’aventurer sur ce terrain pour le moins glissant. Au Québec, les peuples autochtones et leurs continuelles revendications démesurées n’ont jamais constitué une valeur ajoutée et n’ont jamais déterminé l’issue d’une élection. Alors, pourquoi en parler ? Pourtant, les enjeux des peuples autochtones n’ont jamais autant mobilisé le gouvernement canadien et, à peu de chose près, l’opinion publique. Le Québec préfère s’isoler dans une autre constellation.

     

    Si la conclusion de ce grand moment a permis à certains de retrouver leur sentiment d’invincibilité le temps d’une fin de semaine, il nous ramène à notre devoir de faire le bilan des trois dernières années avec le présent gouvernement du Québec et de mesurer la nécessité de poursuivre les tentatives trop souvent infructueuses de consacrer l’énergie pour rétablir une relation politique constructive ou, tout simplement, de laisser le temps faire son travail et de réserver à ce gouvernement le sort qu’il aura lui-même dessiné.

     

    Le silence actuel de Philippe Couillard sur les enjeux autochtones contraste avec ses engagements promettant mer et monde, en avril 2014. Le partage des revenus avait été clairement mis en tête de liste dans les actions à poser. Pour ceux qui sont épatés par les prouesses de son prédécesseur, vous prendrez la peine de retourner dans le passé alors que la campagne de 2007 a été, elle aussi, silencieuse sur nos enjeux. Celle-là coïncidait avec la déroute politique du gouvernement de Jean Charest sur le dossier des territoires et des ressources, définis comme un enjeu collectif par les Premières Nations.

     

    Les ministres québécois, tous ministères confondus, diront systématiquement, lorsque le forum et l’auditoire s’y prêtent, que la question autochtone a une place de choix dans les discussions au Conseil des ministres. Vous savez quoi ? Je n’en crois pas un mot.













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