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    Jean Charest ne devrait pas plaisanter sur les enquêtes policières, dit la CAQ

    26 novembre 2017 15h26 | Marco Bélair-Cirino à Sherbrooke | Québec
    L’ex-premier ministre Jean Charest
    Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne L’ex-premier ministre Jean Charest

    L’équipe de François Legault n’était pas d’humeur à rire dimanche matin. La Coalition avenir Québec reproche à l’ex-premier ministre Jean Charest d’avoir plaisanté au sujet de l’enquête Mâchurer de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) sur le financement du Parti libéral du Québec.

     

    « J’apprends ce que je fais dans les journaux, en les lisant », a badiné M. Charest devant des centaines de militants du PLQ plein d’entrain. Ce faisant, il a semblé jeter le doute sur les informations entre les mains des enquêteurs de l’UPAC avant d’être divulguées à des journalistes.

     
    J’apprends ce que je fais dans les journaux, en les lisant. 
    Jean Charest

    Samedi soir, « [en] riant de l’UPAC », M. Charest a attaqué les institutions québécoises, a déploré le député de Borduas, Simon Jolin-Barrette. « Moi, ça ne me fait pas du tout rire et ça ne fait pas du tout rire les Québécois », a-t-il lancé en marge du conseil général de la CAQ, qui bat son plein ce week-end à Sherbrooke. « M. Charest est sous enquête. Il devrait prendre cela très au sérieux. […] On devrait respecter le travail des policiers. […] Ce n’était vraiment pas approprié. »

     

    Contrairement à M. Charest, la CAQ n’est pas d’avis que les médias accroissent indûment la pression sur l’équipe de l’UPAC chargée de l’enquête Mâchurer. « Je comprends que ça incommode M. Charest, ces enquêtes-là. Mais, vous savez, si les médias n’avaient pas été là, il n’y aurait pas eu le déclenchement de la Commission [d’enquête] sur l’industrie de la construction, il n’y aurait pas eu les scandales mis au jour, notamment à la SIQ, la SQI maintenant. […] Il ne faut pas rire de ça », a affirmé M. Jolin-Barrette dans une mêlée de presse.

     

    L’élu caquiste se réjouit cependant que le PLQ ait dévoilé à toute la population son « premier trio » en vue de la prochaine bataille électorale, c’est-à-dire Jean Charest, Jean-Marc Fournier et Philippe Couillard.

     

    « Le premier trio du Parti libéral en 2017, c’est le même trio qu’en 2003 : M. Charest, M. Fournier, M. Couillard. Donc, le passé se conjugue avec le présent, c’est un “flash-back” du passé, c’est “Retour vers le futur ”, c’est la même vieille équipe libérale. Alors, ils n’ont rien de nouveau à offrir aux Québécois. C’est la même rengaine depuis 15 ans avec le Parti libéral du Québec », a déclaré M. Jolin-Barrette, tout en se défendant de ne pas chercher à remporter les prochaines élections générales en « stressant » les Québécois.

    Clin d'oeil
     

    Jean Charest a rempli d’allégresse les militants libéraux en leur adressant la parole à l’occasion du 150e anniversaire de leur formation politique samedi.

     

    Le chef caquiste, François Legault, a fait un clin d’œil dimanche au retour (éphémère) de l’ex-premier ministre libéral sur la scène politique québécoise. « Je ne pense pas qu’on va avoir besoin de Jean Charest pour réchauffer la salle », a-t-il déclaré, après avoir été accueilli par les applaudissements nourris des quelque 600 militants caquistes rassemblés en conseil général à Sherbrooke — l’ex-fief de M. Charest — dimanche matin.

     

    L’allocution de M. Charest, « personnellement » ne l’a « pas fait particulièrement rire », a-t-il précisé à la presse.

     

    Cela dit, M. Legault n’a pas manqué, lui non plus, de souligner la présence de M. Couillard bras dessus bras dessous avec son prédécesseur Jean Charest, dont il essaie pourtant de se distancier chaque fois qu’une affaire concernant l'« époque Charest » fait les manchettes. « Ça fait 15 ans que les libéraux sont là. On a eu la preuve en fin de semaine que le gouvernement Charest et le gouvernement Couillard, c’est la même chose », a conclu le chef de la CAQ.













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