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    L’usage du français au travail se maintient, selon l’OQLF

    25 novembre 2017 |Améli Pineda | Québec
    Adidas s’est finalement excusé pour les propos controversés de son gérant vendredi soir, trois jours après l’incident.
    Photo: iStock Adidas s’est finalement excusé pour les propos controversés de son gérant vendredi soir, trois jours après l’incident.

    Tandis que plusieurs s’inquiètent de l’état du français au Québec depuis la « controverse Adidas », une étude de l’Office québécois de la langue française (OQLF) révèle qu’il y a eu peu de déclin dans l’usage du français au travail depuis 2010.

     

    « Le constat est assez positif malgré tout, parce que ça se maintient », souligne Jean-Pierre Le Blanc, porte-parole de l’OQLF.

     

    Entre 2010 et 2016, la population travaillant généralement ou exclusivement en français — c’est-à-dire les Québécois dont la proportion du temps de travail en français était de plus de 90 % — ne diffère pratiquement pas, passant de 65,5 % à 67,3 %.

     

    Selon l’OQLF, ce résultat montre que l’usage du français au travail dans la province « est à peu près stable ».

     

    Cette étude a été rendue publique au même moment où Le Journal de Montréal rapportait que le gérant du magasin phare Adidas, au centre-ville de Montréal, a dit en conférence de presse quelques mots en français pour « accommoder » la Ville de Montréal et les médias francophones. L’événement s’est par la suite poursuivi en anglais.

     

    Des résultats

     

    Si la classe politique s’est empressée de condamner l’attitude des gestionnaires de la boutique, l’étude de l’OQLF suggère que la politique linguistique du Québec en matière de langue du travail « n’est pas sans effet ».

     

    « Elle a contribué à maintenir ou à stabiliser la place du français dans le monde du travail au cours des deux dernières décennies, et ce, malgré l’existence de facteurs extérieurs pouvant favoriser l’usage de l’anglais », peut-on lire dans l’étude.

     

    Par ailleurs, l’étude observe que la proportion du temps de travail en français chez les personnes travaillant sur l’île de Montréal ou dans sa couronne est moins élevée que chez celles travaillant à l’extérieur de la grande région de Montréal.

     

    Encore une fois, l’OQLF souligne que ce taux est demeuré stable. L’organisme rapporte même que la proportion de personnes résidant à Montréal et travaillant uniquement en français a augmenté de 15,9 % à 21,2 %, depuis 2010.

     

    D’ailleurs, d’autres études seront rendues publiques prochainement par l’OQLF, dont une faisant état de la langue d’affichage des commerces qui consacrera une section spéciale à la ville de Montréal.

     

    Adidas s’excuse

     

    Adidas s’est finalement excusé pour les propos controversés de son gérant vendredi soir, trois jours après l’incident.

     

    « Chez Adidas, nous sommes fiers de notre présence internationale et sommes engagés à respecter la culture, les coutumes et les langues de chaque ville et pays dans lesquels nous résidons », indique la compagnie dans une déclaration écrite.

     

    L’entreprise se dit « profondément désolée » que les récents commentaires faits par un de ses employés aient été offensants.

     

    « Ceci n’était pas notre intention. Notre marque croit en la tolérance, le respect et la diversité et nous continuerons de travailler à préserver ces valeurs », soutient la multinationale.

     

    Vendredi, la ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, Marie Montpetit, avait fait parvenir une lettre au président d’Adidas Canada, Michael Rossi.

     

    Elle y déplorait un échec dans l’entreprise sur le plan des « communications publiques ».

     

    « Je tenais à vous écrire afin de vous exprimer ma profonde déception relativement à la manière avec laquelle la controverse linguistique qui a entouré la réouverture de votre boutique de Montréal a été gérée », peut-on lire dans la lettre qu’elle a partagée sur son compte Twitter.

     

    La ministre rappelait aussi à l’entreprise qu’elle est inscrite à l’Office québécois de la langue française, comme le prescrit la Charte de la langue française.

     

    « Je me serais attendue […] à ce que vous apaisiez l’opinion publique en rappelant votre engagement vis-à-vis de la langue française », indiquait-elle, avant d’ajouter qu’« en agissant de la sorte, vous auriez contribué à faire de cette controverse un cas isolé et du même coup à accroître votre capital de sympathie auprès des francophones montréalais et québécois ».













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