Déception à l'hôtel de ville de Montréal
Le maire de Montréal Gérald Tremblay a confié au Devoir qu'il était «extrêmement déçu» du budget Séguin présenté hier. Le tempérament «positif» de l'homme l'a toutefois porté à en souligner d'abord quelques aspects intéressants, notamment les crédits additionnels pour la construction de 2500 nouveaux logements à loyer modique au cours des trois prochaines années.
Parce que Montréal a des problèmes criants de «pauvreté et d'exclusion», le maire se dit aussi heureux de voir le gouvernement reconduire des suppléments de revenu au loyer, ce qui aidera quelque 3000 ménages. Par ailleurs, il applaudit le fait que «les crédits d'impôt pour la recherche et le développement ainsi que pour l'industrie cinématographique soient maintenus et protégés», mesures cruciales pour une «ville du savoir».
Mais pour l'essentiel, le maire dit «rester sur sa faim», surtout en ce qui a trait aux infrastructures. Le gouvernement Charest a choisi de créer une Corporation de financement des infrastructures locales du Québec (CFILQ). Pour ce faire, il taxera les «véhicules énergivores» (de plus de 4 litres), ce qui rapportera 50 millions pour l'ensemble du Québec. M. Tremblay avoue qu'il s'attendait «à lire autre chose dans ce budget». Il rappelle — tout comme Francine Ruest-Jutras, présidente de l'Union des municipalités du Québec — que les villes du Québec ont évalué leurs besoins pour les infrastructures à un milliard de dollars par année jusqu'en 2019. «Plus on tarde à investir dans les infrastructures, plus ça coûtera cher de les réparer», a averti le maire Tremblay.
Parmi les autres déceptions du maire: Québec a choisi de ne pas imiter le fédéral quant au remboursement de la TVQ, ce qui aurait fourni une nouvelle source de revenu stable pour les villes. Il souligne aussi que Montréal «attend toujours un nouveau cadre financier pour le transport en commun, sans mentionner le fait qu'une somme de 20 millions de dollars est nécessaire pour équilibrer le budget de 2004 de la Société de transport de Montréal», a-t-il laissé tomber.
Est-il abattu par tant de mauvaises nouvelles? Il promet de faire des représentations auprès du premier ministre pour le convaincre de «l'importance pour le Québec d'aider davantage Montréal». En cela, il aura assurément la collaboration de Benoît Labonté, de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, qui a réagi très tôt et de façon virulente au budget d'hier en clamant que «la métropole a été ignorée».
Parce que Montréal a des problèmes criants de «pauvreté et d'exclusion», le maire se dit aussi heureux de voir le gouvernement reconduire des suppléments de revenu au loyer, ce qui aidera quelque 3000 ménages. Par ailleurs, il applaudit le fait que «les crédits d'impôt pour la recherche et le développement ainsi que pour l'industrie cinématographique soient maintenus et protégés», mesures cruciales pour une «ville du savoir».
Mais pour l'essentiel, le maire dit «rester sur sa faim», surtout en ce qui a trait aux infrastructures. Le gouvernement Charest a choisi de créer une Corporation de financement des infrastructures locales du Québec (CFILQ). Pour ce faire, il taxera les «véhicules énergivores» (de plus de 4 litres), ce qui rapportera 50 millions pour l'ensemble du Québec. M. Tremblay avoue qu'il s'attendait «à lire autre chose dans ce budget». Il rappelle — tout comme Francine Ruest-Jutras, présidente de l'Union des municipalités du Québec — que les villes du Québec ont évalué leurs besoins pour les infrastructures à un milliard de dollars par année jusqu'en 2019. «Plus on tarde à investir dans les infrastructures, plus ça coûtera cher de les réparer», a averti le maire Tremblay.
Parmi les autres déceptions du maire: Québec a choisi de ne pas imiter le fédéral quant au remboursement de la TVQ, ce qui aurait fourni une nouvelle source de revenu stable pour les villes. Il souligne aussi que Montréal «attend toujours un nouveau cadre financier pour le transport en commun, sans mentionner le fait qu'une somme de 20 millions de dollars est nécessaire pour équilibrer le budget de 2004 de la Société de transport de Montréal», a-t-il laissé tomber.
Est-il abattu par tant de mauvaises nouvelles? Il promet de faire des représentations auprès du premier ministre pour le convaincre de «l'importance pour le Québec d'aider davantage Montréal». En cela, il aura assurément la collaboration de Benoît Labonté, de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, qui a réagi très tôt et de façon virulente au budget d'hier en clamant que «la métropole a été ignorée».
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