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    Réforme de l’aide sociale: les sanctions sont sans risque, selon le ministre Blais

    20 septembre 2017 18h49 | Isabelle Porter à Québec | Québec
    Le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais
    Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais

    Le ministre de l’Emploi, François Blais, juge infondées les inquiétudes des directeurs de santé publique de Montréal et de Montérégie concernant les conséquences du programme Objectif emploi.

     

    « Ce qui est le plus inquiétant, c’est de ne pas accompagner des jeunes qui arrivent à l’aide sociale dans une situation de plein emploi. Il faut comprendre pourquoi, comprendre c’est quoi leur parcours, et essayer de les aider », a réagi le ministre.

     

    Dans un mémoire soumis au ministre, les directeurs de santé publique tirent la sonnette d’alarme concernant l’impact des sanctions prévues au règlement encadrant Objectif emploi.

     

    Selon eux, Québec met en danger la santé des populations les plus vulnérables et risque d’amplifier les problèmes de santé publique en voulant imposer des pénalités financières aux bénéficiaires d’aide sociale qui ne répondront pas aux exigences du nouveau programme.

     

    Quelque 17 000 personnes — principalement des jeunes de moins de 30 ans, des personnes vivant seules et des immigrants — sont visées annuellement par ce programme.

     

    Ceux qui refusent d’y participer pourraient voir leur prestation passer de 628 $ à 404 $ par mois. Les DSP craignent que les plus fragiles — environ 10 % — se retrouvent alors à la rue.

     

    Interrogé sur ce risque, le ministre rétorque que « le programme dure quelques mois seulement ». « Nous, on n’évalue pas que des gens vont abandonner complètement l’aide sociale, pas du tout. Donc, on ne comprend pas d’où viennent les 10 % de gens qu’ils évaluent qui pourraient décider de ne pas participer. »

      
    Lutte contre la pauvreté

    Vérification faite, il appert que le 10 % en question provient d’un document du Comité consultatif de la lutte contre la pauvreté qui a été créé en 2006 pour conseiller le ministère en ces matières.

    Invité à clarifier les choses mercredi après-midi, le ministre Blais préféré s’abstenir. « On ne fera pas d’autres commentaires là-dessus », a répondu son attaché de presse.

    L’intervention des directeurs de la Santé publique a aussi rebondi à la période de question à l’Assemblée nationale. « Est-ce que c’est ça, la transformation du gouvernement, pousser les gens vers la misère humaine et l’extrême pauvreté ? », a lancé le député péquiste Harold Lebel.

    Après avoir lancé que « le PQ des années 90 » avait sanctionné « de façon très, très lourde l’ensemble des assistés sociaux au Québec », il a réitéré qu’Objectif emploi visait à soutenir les « jeunes qui arrivent à l’aide sociale, qui ont besoin d’être aidés, qui ont besoin d’être encouragés, d’être appuyés ».












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