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    La présidente de la FIQ juge «vraiment intéressant» le plan du PQ en santé

    31 août 2017 | Marie-Michèle Sioui à Saint-Eustache | Québec
    La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, Régine Laurent
    Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, Régine Laurent

    La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Régine Laurent, a louangé jeudi le plan du Parti québécois (PQ) en santé — qui reprend plusieurs de ses revendications de longue date.

     

    « Je ne veux pas faire de comparaison, mais ça, c’est comme plus détaillé », a-t-elle dit au sujet du plan péquiste, qu’elle comparait à celui de la Coalition avenir Québec (CAQ), dévoilé plus tôt cette semaine.

     

    « J’ai hâte d’avoir une discussion avec eux, parce que ce que j’ai vu [mercredi], c’est vraiment intéressant, ce sont des choses qu’on prône depuis plusieurs années : l’élargissement des professionnels en soins, plus d’autonomie, [une approche] plus axée sur une meilleure prise en charge des patients », a-t-elle ajouté.

     

    Régine Laurent a été invitée aux caucus de la rentrée de la CAQ et du PQ. Elle rencontrera aussi Québec solidaire et soutient qu’elle discute « régulièrement » avec le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

     

    « Pas de propositions » à la CAQ

     

    Réunies à Shawinigan lundi et mardi, les troupes de François Legault ont surtout insisté sur l’importance d’assurer l’accès à un médecin de famille pour chacun des Québécois. Ils ont aussi suggéré de revoir le mode de rémunération — à l’acte — afin qu’il prenne la forme d’un système de paiement mixte ou par capitation, ce qui implique de fournir une somme forfaitaire basée sur le temps de travail ou le nombre de patients.

     

    Or, « on ne m’a pas fait part de propositions comme telles, a admis Régine Laurent. C’était plus une discussion avec des questions ».

     

    Le PQ propose quant à lui de décloisonner les professions du domaine de la santé et d’augmenter le pouvoir des infirmières et d’autres professionnels de la santé, notamment les psychologues, les physiothérapeutes, les pharmaciens et les travailleurs sociaux. Le parti propose aussi une nouvelle norme pour la rémunération ; une « norme québécoise tenant compte de la part de la richesse que la société consent à verser à ses médecins ».

     

    « Jusqu’ici, oui [les propositions du PQ sont les plus intéressantes], a analysé Régine Laurent. On a eu des discussions avec la CAQ. Ce que le PQ présente, c’est intéressant pour nous comme professionnelles en soins et pour les patients et pour le réseau de la santé. […] Ça va dans le sens de nos orientations, de nos valeurs. »

     

    Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a quant à lui fustigé les plans caquiste et péquiste en santé. « Bon, alors le PQ a présenté son plan : comme pour la CAQ, aucune nouveauté ! » a-t-il écrit sur Twitter. « PQ, santé : confusion, manipulation ! Du pur Jean-François Lisée », a-t-il ajouté.

     

     

     

    « Ils veulent partir en guerre contre les médecins, créer du désordre dans le réseau », a-t-il aussi déclaré dans les couloirs du Parlement. « La CAQ “veut”. Pas de plan, pas de propositions, pas de budget. CAQ = gérant d’estrade », a-t-il aussi lancé.

     

    Les médecins peu emballés

     

    Du côté de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le porte-parole Jean-Pierre Dion a dénoncé le discours « réducteur et à la limite un peu infantilisant » de la CAQ, qui souhaite que 100 % des Québécois aient accès à un médecin de famille. « C’est le souhait de tout le monde. Mais c’est impossible. Il y a des gens en CHSLD qu’on ne peut pas inscrire [...] il y en a qui n’en veulent pas [par exemple] un homme de 21 ans en pleine santé », a-t-il illustré. « Et dans les régions où on est à 85 %, les médecins continuent d’inscrire des patients », a-t-il précisé.

     

    Quant au PQ, sa solution concernant l’octroi de pouvoirs supplémentaires aux infirmières est intéressante, mais difficilement applicable, selon lui, en raison de la pénurie d’infirmières. 

     

    « Il n’y a pas une infirmière sur cinq qui travaille en première ligne au Québec, a-t-il souligné. On en veut, des infirmières. [...] Mais le problème réel, c’est la pénurie d’infirmières dans les cliniques. » 

     

    La Fédération des médecins spécialistes n’a pas souhaité commenter les propositions des oppositions. « Pendant que les politiciens font de la politique, les médecins soignent les patients », a lancé la porte-parole Nicole Pelletier. 













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