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    Caucus présessionnel du PQ: tour d’horizon du jour 1

    31 août 2017 | Marie-Michèle Sioui à Saint-Eustache | Québec
    Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a réuni son caucus à Saint-Eustache en prévision de la rentrée parlementaire.
    Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a réuni son caucus à Saint-Eustache en prévision de la rentrée parlementaire.

    Le Parti québécois, réuni en caucus présessionnel pour deux jours, a fait de la santé le thème central de ses échanges mercredi. Mais plusieurs autres sujets ont fait irruption dans les échanges avec la presse. Tour d’horizon.


    Lisée prêt à réintégrer Lelièvre

     

    Le chef du PQ, Jean-François Lisée, s’est montré ouvert à réintégrer le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, au sein de son caucus. Il a déclaré s’être entretenu avec l’élu, qui siège comme indépendant depuis le mois de mai, en raison de révélations concernant des gestes qu’il a posés pendant qu’il était directeur général de la Ville de Gaspé, en 2008-2009. « Gaétan a été suspendu, il s’est excusé auprès de ses électeurs, auprès du Parti québécois, et ça, c’est quelque chose qu’on a rarement vu de la part d’un député qui est en difficulté, qui a mis sa formation politique en difficulté », a souligné le chef péquiste.

     

    Gaétan Lelièvre a reconnu avoir accepté des cadeaux de la firme d’ingénierie Roche, notamment des billets pour un concert au Centre Bell ou de l’aide pour vendre son bateau. « J’ai dit à ce moment-là [en mai] que sa suspension allait durer un certain temps, qu’on serait très attentifs à deux choses : d’abord, est-ce qu’il y a de nouvelles informations de caractère politique ou éthique qui viendraient alimenter la discussion ? Il n’y en a pas eu. Est-ce que les enquêteurs, l’UPAC et le commissaire à l’éthique, avec les informations qui avaient été divulguées, ont décidé d’ouvrir une enquête ? Ils ne l’ont pas fait », a déclaré Jean-François Lisée.

     

    Il a refusé de s’avancer davantage, laissant le soin au caucus du parti de prendre une décision définitive. « Les gens jugeront de l’idée qu’on se fait de la justice. Lorsque quelqu’un a reconnu ses torts, qu’il y a eu sanction, il y a un moment où ça se termine », a-t-il tout de même déclaré, après avoir souligné la « très grande complicité » que Gaétan Lelièvre a réussi à « rétablir dans son comté à travers cette épreuve ».

     

    Le PQ prêt à déchirer l’entente avec la FMOQ

     

    S’il est élu, le PQ reniera l’entente que vient tout juste de signer le gouvernement Couillard avec les médecins omnipraticiens. Jean-François Lisée a demandé un mandat électoral fort « pour avoir un moment de vérité sur la rémunération » des médecins qu’il entend geler. « Nous allons leur dire : la population a parlé, rasseyons-nous, ouvrons ces contrats et faisons du travail pour le bien des Québécois », a déclaré le chef du PQ.

     

    Il a reproché à l’actuel chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, d’être à l’origine de la « pire décision des finances publiques du siècle », puisqu’il a introduit le principe de rémunération des médecins en tenant compte de la moyenne canadienne quand il était ministre de la Santé, en 2002-2003. « Oui, [M. Legault était au PQ], a-t-il reconnu. Ça n’empêche pas qu’il a pris une très mauvaise décision. »

     

    Son parti propose une nouvelle norme pour la rémunération ; une « norme québécoise tenant compte de la part de la richesse que la société consent à verser à ses médecins ». Jean-François Lisée a par ailleurs rappelé que le gouvernement Couillard a lui-même rouvert une entente conclue avec les médecins et dit estimer que le rattrapage salarial de ces praticiens était terminé. Le salaire annuel moyen des omnipraticiens est de 290 000 $. Les spécialistes gagnent quant à eux 475 000 $ par année, en moyenne.

     

    Lisée prêt pour le vote de confiance

     

    En vertu d’une décision qu’il a prise en janvier, Jean-François Lisée se soumettra le 9 septembre à un vote de confiance des militants du PQ, qui seront alors réunis en congrès. Le chef, qui a été élu l’an dernier avec 50,63 % des voix, a dit ne pas regretter son choix. « Je suis très confiant », a-t-il déclaré.

     

    Son élection à la tête du PQ a d’abord fait bouger les sondages en sa faveur, mais la vapeur s’est renversée depuis. Un sondage dévoilé il y a quelques jours lui accordait la faveur de 13 % des électeurs quant au choix du chef politique qui ferait le meilleur premier ministre du Québec. Le portrait n’était guère plus reluisant chez les sympathisants péquistes, qui étaient 59 % à croire qu’il ferait le meilleur premier ministre.

     

    Le PQ a vécu la démission du chef Bernard Landry en 2005, après qu’il eut obtenu un vote de confiance de 76 %. Quel pourcentage vise Jean-François Lisée ? « J’ai décidé de ne pas verser dans la numérologie », a-t-il répondu quand on lui a posé la question.













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