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    Cible des critiques souverainistes, Jean-François Lisée persiste et signe

    30 août 2017 | Marie-Michèle Sioui à Saint-Eustache | Québec
    Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée

    Le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, essuie mercredi des tirs amis en provenance de la famille souverainiste, mais aussi de son propre parti, en raison de ses propos au sujet des demandeurs d’asile haïtiens.

     

    À un peu plus d’une semaine du vote de confiance auquel il devra se soumettre, il maintient néanmoins que ces personnes, qui traversent la frontière illégalement, sont « les invités de Justin Trudeau », tel qu’il les qualifie depuis le début de la semaine.

     

    Après l’ex-ministre péquiste Louise Harel, les solidaires Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois et le chef d’Option nationale Sol Zanetti, voilà que le vétéran du PQ François Gendron a déclaré que son chef a fait un mauvais choix de mots. « J’aurais préféré qu’on n’ait pas l’usage de ces mots-là », a-t-il admis à son arrivée au caucus de son parti, organisé à Saint-Eustache. « Mais là, on commente, et je n’ai pas de commentaire à faire là-dessus. C’est un dossier qui a été mal géré de A à Z », a-t-il ajouté.

     

    La veille, Louise Harel a écrit sur Twitter qu’elle ressentait une « profonde déception » face aux propos de Jean-François Lisée. « [Il] se trompe de cible. [Il faut] plutôt dénoncer [la] fausse information [de] Justin Trudeau [à l’]origine [des] demandes d’asile », a-t-elle écrit.

     

     

     

    Des « victimes de l’invitation » de Trudeau

     

    « Je ne corrige absolument pas mes propos », a néanmoins martelé Jean-François Lisée. « Les réfugiés, les demandeurs d’asile, sont des victimes, des victimes de l’invitation de Justin Trudeau », a-t-il cependant ajouté, en ajoutant le mot « victime » à son vocabulaire.

     

    « Justin Trudeau, quand il a dit “Welcome to Canada”, il a créé de faux espoirs. Il y a des gens qui viennent ici en pensant qu’ils vont être accueillis à bras ouverts. […] C’est lui qui les a invités et donc, c’est à lui de payer. »

     

    Mardi, Louise Harel a déclaré au Journal de Québec qu’elle considérait la déclaration du chef péquiste comme « indigne ». « Il ne faut pas s’en prendre à ces personnes, qui sont plutôt les victimes de déclarations que M. Trudeau a faites », a-t-elle plaidé.

     

    Dans leur lettre ouverte, Manon Massé, Gabriel Nadeau-Dubois et Sol Zanetti ont écrit que Jean-François Lisée a pour tactique de « stigmatiser les demandeurs d’asile pour gagner des votes ». « Au lieu de faire de la compétition avec [le chef de la Coaliton avenir Québec] François Legault pour la déclaration la plus incendiaire au sujet des demandeurs d’asile, Jean-François Lisée devrait se rappeler que, sans l’appui des nouveaux arrivants, le projet d’indépendance est condamné à battre de l’aile », ajoutent-ils.













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