Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Un sondage confirme la CAQ comme solution en gestation

    26 août 2017 |Stéphane Baillargeon | Québec
    La CAQ est à égalité avec le PQ dans les intentions de vote à Montréal (20 % par rapport à 19 %). Elle domine le PQ (25 %) et le PLQ (24 %) dans les régions avec 36 % des faveurs avouées.
    Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne La CAQ est à égalité avec le PQ dans les intentions de vote à Montréal (20 % par rapport à 19 %). Elle domine le PQ (25 %) et le PLQ (24 %) dans les régions avec 36 % des faveurs avouées.

    Les intentions de vote restent à des seuils historiquement bas pour le Parti libéral du Québec (32 %) et le Parti québécois (22 %), selon un nouveau sondage. La sclérose des deux formations qui se sont échangé le pouvoir au Québec depuis les années 1970 tranche avec la faveur confirmée pour la Coalition avenir Québec (CAQ), forte de 28 % des intentions de vote, comme en juin.

     

    Plusieurs indices recueillis par le coup de sonde réalisé cette semaine pour le compte du Devoir, du Journal de Montréal et du Globe Mail ont de quoi réjouir la formation de centre droit.
     

    La CAQ est à égalité avec le PQ dans les intentions de vote à Montréal (20 % par rapport à 19 %). Elle domine le PQ (25 %) et le PLQ (24 %) dans les régions avec 36 % des faveurs avouées. La Coalition garde la tête dans la capitale nationale en attirant le tiers (33 %) des voix possibles.

     

    « Il y a très peu de mouvement dans les intentions de vote, mais derrière ces résultats, plusieurs phénomènes sont intéressants », commente Christian Bourque, vice-président directeur de la firme de recherche et de sondages Léger. « À 32 %, historiquement, les libéraux sont pas mal à un plancher historique. Ils sont techniquement en avance, mais ce n’est pas un bon résultat pour eux, bien en deçà de ce qu’ils sont habitués à livrer. La course à la deuxième place devient plus intéressante. Avec 28 % pour la CAQ et 22 % pour le PQ, on voit se confirmer la tendance du printemps. La CAQ, depuis avril, devient 2e, et non le Parti québécois. »

     

    Québec solidaire, l’autre plus jeune formation québécoise, de gauche celle-là, ne reçoit pas non plus de bonnes nouvelles. Ses intentions de vote reculent de 15 % en juin à 12 % maintenant. Le sondeur se demande si l’effet Gabriel Nadeau-Dubois est en train de s’estomper. La jeune recrue a remplacé cet hiver la fondatrice de la formation Françoise David comme députée et co-porte-parole.

     

    Meilleur premier ministre

     

    François Legault l’écrase comme tous ses concurrents quand on demande quel chef de parti provincial ferait un meilleur premier ministre. Il récolte 24 % des faveurs par rapport à 6 % pour M. Nadeau-Dubois, 13 % au péquiste Jean-François Lisée et 18 % pour le libéral Philippe Couillard, actuel titulaire du poste.

     

    Ces deux-là ne reçoivent que de tristes données. Le taux de satisfaction à l’égard du gouvernement libéral baisse encore, et ce, malgré les bonnes nouvelles économiques. Il se situe maintenant à 28 %, en recul de trois points par rapport à juin.

     

    Plus étonnant encore, seuls 62 % des libéraux déclarés considèrent Philippe Couillard comme celui qui « ferait le meilleur premier ministre ». M. Couillard est aussi le membre du cabinet dont la population a une des plus mauvaises opinions (avec un score de -28 %), juste derrière le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, le plus honni avec un score négatif de 36 %.

     

    Jean-François Lisée, dont le parti sera en congrès national dans deux semaines à Jonquière, se retrouve dans une situation peu enviable, lui aussi, avec seulement 59 % des péquistes qui le choisissent pour la fonction de premier ministre. Ce qui veut dire que quatre péquistes sur dix le boudent. Par contraste, encore une fois, M. Legault retient la faveur de 80 % de ses partisans.

     

    Ce résultat contraste avec celui du cabinet libéral. Au total, 17 des 26 ministres évalués reçoivent une note négative. Outre les deux docteurs, MM. Couillard et Barrette, plusieurs grosses pointures se retrouvent dans le rouge : Laurent Lessard (-14 %), Jean-Marc Fournier (-5 %), Martin Coiteux (-3 %) et Stéphanie Vallée (-1 %). D’autres passent tout juste dans la zone positive de la « bonne opinion » suscitée, comme Dominique Anglade (+4 %), Carlos Leitão (+6 %) et Pierre Moreau (+9 %).

     

    Étonnamment, c’est Hélène David, nouvelle venue en politique, ministre de l’Emploi et de l’Enseignement supérieur, qui ressort comme la titulaire la plus appréciée du cabinet avec 48 % de notoriété (le fait d’être connu), 30 % de bonne opinion et 17 % de mauvaise. Osons une hypothèse : Mme David a peut-être été confondue par certains répondants avec sa soeur Françoise, fondatrice de QS et figure réputée adulée du Québec.

     

    Méthodologie

     

    Le sondage Léger a été réalisé par Internet auprès de 1002 Québécois du 21 au 24 août ; un échantillon probabiliste semblable aurait une marge d’erreur de +/- 3 %, dans 19 cas sur 20.

    Trudeau en tête Contrairement à leurs homologues du Québec, les libéraux fédéraux n’ont pas à se plaindre des intentions de vote des Québécois. Une autre portion du sondage réalisé par Léger cette semaine accorde 43 % des intentions de vote (après répartition) au Parti libéral du Canada de Justin Trudeau, contre 49 % en mai. Le NPD attire 19 % des faveurs des électeurs, le Bloc, 16 %, et le Parti conservateur, 15 %.

    Voilà de quoi alimenter les échanges de dimanche, en français, à Montréal, entre les quatre candidats à la chefferie du NPD : près de six Québécois sur dix (58 %) ne savent carrément pas qui favoriser dans cette course. Le candidat en tête des intentions, Guy Caron, obtient 10 % des faveurs contre 4 % au second, Jagmeet Singh. Une question portait sur l’impact du port du turban sikh par M. Singh. Au total, 28 % des Québécois répondent que ce signe religieux les de voter pour lui et 55 % n’y voient pas d’influence sur leur vote. Les francophones sont un peu plus nombreux à être rebutés (32 %) par le turban et un peu moins nombreux à se déclarer indifférents (50 %).












    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.