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    Maîtriser le français

    24 août 2017 | Robert Tremblay Québec, le 22 août 2017 | Québec

    Le 26 août 2017 marquera les 40 ans de la Loi 101. Quatre décennies plus tard, plusieurs proposent de la renforcer en enlevant des droits aux allophones et même aux francophones…

     

    L’obligation pour les immigrants d’éduquer leurs enfants en français au primaire et au secondaire fut la meilleure mesure de la Loi 101 pour les initier à la langue française. Il apparaît donc logique de conclure qu’étendre cette obligation au cégep, pour les allophones et même les francophones, ne pourrait qu’être bénéfique. Or, cette mesure ferait reculer le français au Québec.

     

    Les allophones doivent maîtriser le français pour obtenir leur diplôme secondaire, tout comme évidemment les francophones. Donc, ceux qui désireront faire leurs études supérieures en anglais devront quitter le Québec, faisant ainsi chuter le nombre et la proportion de Québécois ayant le français comme langue première ou seconde.

     

    Et pour compenser cette perte de main-d’oeuvre, nos entreprises devront se tourner davantage vers l’immigration, interprovinciale ou étrangère. Et ce type d’immigration est moins francophone que nos finissants francophones et allophones du secondaire.

     

    La mise en place des traités de libre-échange transpacifique et européen augmentera le besoin de main-d’oeuvre bilingue pour nos entreprises exportatrices. Ce n’est pas le temps d’accroître l’exil de nos cerveaux maîtrisant déjà le français.

     

    Il est primordial de bien mesurer l’effet qu’auraient sur notre démographie linguistique les diverses mesures envisageables, pour éviter les fausses bonnes idées.













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