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    Allégations de nature sexuelle

    Aucune accusation criminelle ne sera déposée contre Pierre Paradis

    20 juin 2017 | Marie-Michèle Sioui - Correspondante parlementaire à Québec | Québec
    Pierre Paradis, député de Brome-Missisquoi, a été démis de ses fonctions de ministre de l’Agriculture en janvier dernier.
    Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Pierre Paradis, député de Brome-Missisquoi, a été démis de ses fonctions de ministre de l’Agriculture en janvier dernier.

    Les troupes de Philippe Couillard ont refusé de dire lundi si l’ex-ministre Pierre Paradis, qui ne fera finalement face à aucune accusation criminelle liée à des allégations de gestes à caractère sexuel, pourra réintégrer les rangs libéraux.

     

    Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a annoncé ne pas être « raisonnablement convaincu de pouvoir établir la culpabilité » de l’élu de Brome-Missisquoi, démis de ses fonctions de ministre de l’Agriculture et exclu des rangs libéraux en janvier, en raison de l’enquête criminelle le concernant.

     

    En voyage officiel à Washington, le premier ministre a refusé de se prononcer sur la possibilité de réintégrer Pierre Paradis dans son conseil des ministres. « Il est clair que les prochains gestes à poser viendront de conversations avec notre caucus, qui est au coeur de ça. Je ne veux faire aucune annonce, aucune déclaration qui va plus loin, sans avoir parlé aux membres de mon caucus », a-t-il déclaré.

     

    La présidente du caucus du gouvernement, Nicole Ménard, a elle aussi joué de prudence. « Je vais d’abord parler à Pierre Paradis et une fois que je l’aurai rejoint, je vais le mettre en lien avec le caucus et il y aura une décision de prise », a-t-elle affirmé, dans un entretien avec Le Devoir.

     

    Un cas différent

     

    D’emblée, la députée de Laporte a souligné la différence entre le cas de Pierre Paradis et celui de Gerry Sklavounos, exclu des rangs libéraux en octobre après qu’une jeune femme eut allégué qu’il l’avait agressée sexuellement.

     

    Dans la tempête causée par les allégations visant Gerry Sklavounos, Nicole Ménard avait reçu des appels « de gens qui avaient des choses à dire » à son sujet, a-t-elle rappelé. Elle avait donné la possibilité aux membres du caucus, mais aussi aux élus et aux employés de l’Assemblée nationale, de la contacter pour témoigner de leurs sentiments par rapport à la possible réintégration de l’élu de Laurier-Dorion.

     

    Un processus semblable sera mis en place pour alimenter la réflexion concernant Pierre Paradis, au cas où il y aurait « des choses à dire ou à dévoiler », a déclaré Nicole Ménard. « Sauf que dans le cas de M. Paradis, je n’ai jamais eu de téléphones », a-t-elle souligné, avant d’ajouter que le caucus n’en était pas « arrivé à une décision encore ».

    Avec La Presse canadienne













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