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    Québec resserre le contrôle de l’ensemble des garderies

    16 juin 2017 |Caroline Plante - La Presse canadienne | Québec
    Le ministre de l'Éducation et de la Famille, Sébastien Proulx
    Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le ministre de l'Éducation et de la Famille, Sébastien Proulx

    Québec veut améliorer la qualité des services de garde partout à travers la province en vue d’aider les tout-petits à mieux réussir leur rentrée scolaire.

     

    Le ministre de l’Éducation et de la Famille, Sébastien Proulx, a présenté le projet de loi 143 vendredi, au dernier jour de la session parlementaire.

     

    Il vise à « améliorer la qualité éducative et à favoriser le développement harmonieux des services de garde éducatifs à l’enfance ». En d’autres termes, le ministre souhaite assujettir aux règles de l’État les petites garderies en milieu familial (de quatre enfants et plus) et délivrer des permis en fonction des besoins réels dans chaque région.

     

    À l’heure actuelle, toute personne voulant ouvrir une garderie peut le faire à condition de remplir un formulaire et débourser une somme modeste, a dit le ministre.

     

    « On se donne la capacité d’intervenir en qualité et sur la sécurité des enfants, ça c’est certain, a affirmé M. Proulx en mêlée de presse à l’Assemblée nationale. Surtout, on se donne la capacité de mieux développer à l’avenir nos services de garde pour qu’à la fin, il y ait une place à la bonne place. »

     

    Processus d’évaluation

     

    En vertu du projet de loi, les garderies devront se soumettre à un processus d’évaluation et d’amélioration de la qualité de leurs services.

     

    Les prestataires de services de garde auront aussi l’obligation d’assurer la santé, la sécurité et le bien-être des enfants à qui ils fournissent leurs services, une obligation qui, étonnamment, n’est pas dans la loi actuelle.

     

    Une garderie ne peut « appliquer des mesures dégradantes ou abusives, faire usage de punitions exagérées, de dénigrement ou de menaces ou utiliser un langage abusif ou désobligeant susceptible d’humilier un enfant, de lui faire peur ou de porter atteinte à sa dignité ou à son estime de soi », sous peine d’amendes, peut-on lire dans le projet de loi.

     

    « Il y a bien des choses qui vont de soi dans notre société, mais parfois il faut être en mesure de les encadrer pour être capable de faire les suivis », d’ajouter le ministre.

     

    Le document oblige également toute garderie à utiliser le guichet unique d’accès aux services de garde. M. Proulx a insisté sur l’importance du guichet, « notre façon après 20 ans d’être capable d’établir où sont nos services de garde et comment donner un service direct aux parents ».

     

    Accueil tiède

     

    L’initiative a été accueillie avec « tiédeur » par la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), l’organisation syndicale la plus représentative dans le secteur de la petite enfance au Québec.

     

    « On ne voit pas, dans ce projet de loi, ce qui va améliorer la qualité éducative et favoriser le développement harmonieux des services de garde éducatifs à l’enfance. Ce ne sont pas des articles de loi qui viendront pallier les compressions indécentes imposées au réseau public dans les dernières années. Ce dont les responsables d’un service de garde […] ont besoin, c’est d’un réel réinvestissement. Le gouvernement doit garder en tête que la petite enfance est le premier maillon fort de l’éducation », a dénoncé Louise Chabot, présidente de la CSQ.

     

    Cette dernière a déploré que le gouvernement s’entête à maintenir des mesures comme la modulation des tarifs de garde et les crédits d’impôt « qui poussent les parents vers des services de garde privés de moindre qualité ».

     

    M. Proulx avait annoncé plus tôt cette semaine un réinvestissement de 40 M$ dans les services de garde subventionnés. L’argent servira notamment à mieux former les éducatrices et à améliorer les menus.













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