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    Lettre

    Lettre à Gabriel Nadeau-Dubois

    25 mai 2017 | Nicole Poirier, adepte de la solidarité, des alliances pour un Québec meilleur Le 24 mai 2017 | Québec

    Bonjour Gabriel,

     

    Hélas, je ne pourrai compter sur Québec solidaire, ni sur toi. Donc, ne compte pas sur moi. Voici pourquoi.

     

    Dans un courriel antérieur, j’avais écrit que je ne pouvais devenir membre de Québec solidaire parce que j’avais pris ma carte du Parti québécois afin de voter pour Jean-François Lisée. Je misais sur son verbe et sur son potentiel politique pour contrer le pouvoir libéral et son chef Philippe Couillard. Mes attentes n’ont pas été comblées. Je t’avais aussi notifié que mes valeurs correspondaient plus à celles de Québec solidaire, sauf sur le refus de la convergence prôné par Françoise David. Cette dernière ayant quitté la politique, j’ai perçu une ouverture de la part de QS vers cette avenue. Je m’en réjouissais. Comme nous n’avons pas le système de la proportionnelle lors des élections, la seule issue possible, ce sont des alliances. Faut qu’on s’parle, qu’on s’entende et qu’on conçoive des compromis. Sans cela, impossible de déloger le Parti libéral, impossible d’envisager un gouvernement qui gouvernera pour l’ensemble des citoyens. Ce matin, Philippe Couillard devait léviter. On en connaît la cause : VOUS, Québec solidaire. Mais NON. Le parti Québec solidaire est un parti de purs. Les autres, ce sont des impurs. À écouter une jeune femme portant le foulard, affirmant que Jean-François Lisée « porte deux bêtes : le néolibéralisme et le racisme », donc qu’il serait l’ennemi « double » à abattre par les communautés racisées, il faut en être étonné. J’en suis. Vraiment ! Des images télévisées montrant des intégristes idéologues professant ce genre de propos ont surgi dans ma tête. À tort ou à raison ? Peu me chaut. Elles ont resurgi spontanément. J’ai assisté aux rencontres « Faut qu’on s’parle ». Là, j’ai eu de l’espoir. Hélas, aujourd’hui, après ce qui a été voté en fin de semaine au congrès de QS, je n’ai plus d’espoir puisqu’on se parlera entre nous : le parti Québec solidaire devra s’appeler dorénavant Québec solitaire. J’ai très bien compris, Gabriel. Je n’ai pas confiance dans le fait que Québec solitaire puisse prendre le pouvoir. Vivant à Québec, je souhaitais que QS essaime en région grâce à cette alliance possible des trois partis : QS, PQ, ON. Hélas, QS restera un parti montréalais. Cela confirme davantage le changement nécessaire de la consonne « d » pour la consonne « t » (de solidaire à… solitaire).

     

    À un de ces jours, Gabriel.













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