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    Le PLQ et le PQ en perte de vitesse

    Le leader parlementaire Jean-Marc Fournier déplore à son tour le traitement médiatique dont il s’estime victime

    18 mai 2017 | Marie-Michèle Sioui - Correspondante parlementaire à Québec | Québec
    Le leader parlementaire Jean-Marc Fournier
    Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le leader parlementaire Jean-Marc Fournier

    Le leader parlementaire Jean-Marc Fournier a été le seul membre du gouvernement Couillard à commenter mercredi un sondage qui laisse entrevoir une perte de vitesse du Parti libéral du Québec (PLQ). Il a profité de l’occasion pour dénoncer le traitement médiatique dont il s’estime victime.

     

    « Sur les enjeux fondamentaux, la manière dont nous gouvernons est bonne, nous créons plus d’emplois que les gens pensaient que nous pourrions en créer », a-t-il déclaré. Il faut regarder les « fourchettes » de sondages pour en tirer une meilleure analyse, a-t-il ajouté.

     

    Un sondage du quotidien The Gazette a révélé mercredi matin que le PLQ et le Parti québécois (PQ) sont en perte de vitesse au profit de Québec solidaire (QS), mais surtout de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui prend le premier rang des intentions de vote.

     

    Les libéraux, plombés par des révélations médiatiques concernant l’éthique au sein de leur parti, dégringolent : ils perdent neuf points de pourcentage dans les intentions de vote, par rapport à la fin du mois de mars.

     

    La tourmente dans laquelle le PLQ est plongé a amené le président du Conseil du Trésor, Pierre Moreau, à déclarer au début du mois que son parti était victime d’acharnement de la part de certains journalistes.

     

    Mercredi, c’était donc au tour d’un deuxième ministre senior du gouvernement Couillard de s’en prendre aux médias.

     

    « La semaine passée, j’ai été critiqué pour avoir donné une information qui a évolué, parce que j’ai appris des informations par la suite, parce que je suis généreux dans mes réponses », a dénoncé Jean-Marc Fournier.

     

    Une première dans sa carrière

     

    Le ministre n’a pas aimé qu’un journaliste souligne qu’il a dû revenir sur une déclaration trompeuse au sujet des 41 mots-clés que le PLQ a défini afin de trier la preuve accumulée par l’Unité permanente anticorruption lors de la perquisition de ses bureaux montréalais.

     

    Le leader parlementaire, qui siège à l’Assemblée nationale depuis 1994, a déclaré que c’était « la première fois » dans sa carrière d’élu qu’il constatait que « ce n’était pas l’information qui était recherchée ». « [Le but recherché], c’était d’attaquer la personne qui répondait de manière généreuse », a-t-il affirmé.

     

    Dans un souci de « jouer fair-play », Jean-Marc Fournier ne répondra plus nécessairement aux questions des médias « sur-le-champ » : il prendra désormais le temps nécessaire pour revenir avec des réponses qui s’en trouveront « meilleures ».

     

    Dans son programme et ses orientations, a-t-il cependant assuré, le PLQ garde le cap, malgré un sondage défavorable.

     

    « Il ne faudrait pas qu’on commence à perdre de l’emploi, il ne faudrait pas que l’économie recule. Si c’est comme ça qu’on gagne des élections, c’est faire reculer le Québec, ce n’est pas la bonne façon », a-t-il déclaré.

     

    Le sondage, mené au téléphone les 11 et 12 mai, accorde 32 % des intentions de vote à la CAQ ; 31 % au PLQ, 24 % au PQ et 14 % à QS.

     

    « J’ai assez d’expérience en politique pour savoir que si on s’attache à un seul sondage, on va être comme une girouette », a commenté le chef péquiste, Jean-François Lisée. Au sujet de la CAQ, il a déclaré qu’elle portait un message « extrémiste » et « démagogique ».

     

    « Ce n’est absolument pas vrai, s’est défendu le député caquiste Simon Jolin-Barrette. J’invite M. Lisée à lire notre programme électoral et à lire les idées de la CAQ », a-t-il ajouté, en se gardant de réagir au sondage.


    Le PQ et QS discutent de convergence À moins d’un an et demi du prochain rendez-vous électoral, Amir Khadir évoque un scénario d’« échange possible » de 30 circonscriptions entre le PQ et QS. En gros, QS s’abstiendrait de présenter un candidat dans 21 circonscriptions, en échange de quoi le PQ lui laisserait le champ libre dans 9 circonscriptions, dont Verdun, Laurier-Dorion et Saint-Henri–Sainte-Anne. « La solution réside dans la capacité de conclure une entente de non-agression sur un certain nombre limité de comtés tout en maintenant une distance politique visible, tout à fait lisible, avec le Parti québécois », souligne-t-il. L’élue péquiste Véronique Hivon invite les partis politiques progressistes et indépendantistes à mettre de côté leur « ego », puis à « donne[r] la chance d’explorer [cette] nouvelle voie » : la négociation de pactes électoraux. Les électeurs progressistes et indépendantistes « s’attendent à ce qu’on soit capables d’aller au-delà des lignes partisanes pour répondre à leurs besoins ».












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