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    Rita De Santis s’excuse d’avoir exclu les journalistes francophones

    18 mai 2017 | Marie-Michèle Sioui - Correspondante parlementaire à Québec | Québec
    Rita De Santis
    Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Rita De Santis

    La ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques et de l’Accès à l’information, Rita De Santis, s’est excusée mercredi matin d’avoir écarté les journalistes francophones mardi d’un point de presse sur le redécoupage de la carte électorale.

     

    « Alors je regrette qu’hier [mardi], on ait procédé d’une façon un peu inhabile, d'une façon inadéquate. L’intention, c’était simplement de répéter en anglais ce que le premier ministre avait dit en Chambre, ce n’était pas plus que cela », a déclaré la ministre à tous les journalistes de la tribune de la presse.

     

    La veille, son attachée de presse avait fourni des explications différentes au Devoir : elle avait soutenu que la ministre voulait s’adresser aux journalistes anglophones parce qu’elle souhaitait « poursuivre la discussion avec les électeurs du [journal anglophone] The Suburban et les électeurs anglophones ».

     

    « On s’est dit : ceux qui lisent le Suburban ne lisent pas Le Journal de Québec, alors on s’est dit qu’on ferait un suivi avec eux », avait déclaré son attachée de presse.

     

    Avec ses explications, la ministre De Santis s’est défendue d’entrer en contradiction avec son attachée de presse. « Je ne crois pas que le message est tellement différent, a-t-elle dit. On voulait dire, en anglais, aux lecteurs du Suburban, ce que le premier ministre a dit en français, en Chambre », a-t-elle répété.

     

    Le point de presse de Rita De Santis qui a été réservé aux journalistes anglophones portait sur un article du Suburban au sujet d’une allocution prononcée vendredi dernier par le premier ministre, Philippe Couillard, au Men’s Club de Côte-Saint-Luc. M. Couillard y a déclaré qu’il n’excluait pas la possibilité de modifier la Loi électorale pour répondre aux préoccupations des électeurs, qui trouvent que les changements apportés aux circonscriptions électorales sont injustes.

     

    Les libéraux en ont contre la décision de la Commission de la représentation électorale (CRE), qui a décidé de fusionner les bastions libéraux que sont les circonscriptions de Mont-Royal et d’Outremont, de même que celles de Saint-Maurice et de Laviolette, aussi détenues par le Parti libéral.

     

    « Je sais que des recours légaux ont été entrepris par la communauté, ici, à ce sujet », a déclaré le premier ministre à Côte-Saint-Luc, en réaction à des procédures judiciaires qui ont été entreprises par des citoyens qui veulent faire casser la décision de la CRE. « Les gens devraient exercer leurs droits. C’est quelque chose qui doit être fait », a ajouté M. Couillard.













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