Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Abonnez-vous!
    Connectez-vous

    Autochtones: Québec débloque 195 millions sur cinq ans

    29 mars 2017 |Le Devoir | Québec
    Photo: Caroline Montpetit Le Devoir
    Le gouvernement injecte 60 millions de fonds pour améliorer les services délivrés aux autochtones du Québec, qui sont, de son propre aveu, déficients. Sont visés: les services de santé, les services sociaux, l’éducation et la justice. Le gouvernement renfloue aussi le Fonds d’initiatives autochtones, créé en 2006, pour soutenir des projets lancés par les communautés (développement économique, infrastructures communautaires, etc.) Il injecte par ailleurs 5 millions dans un projet pilote qui doit servir à créer des serres commerciales au Nunavik. Ces dernières seraient chauffées avec des matières résiduelles et permettraient notamment de mieux les approvisionner en légumes frais.
    1,3 milliard sur cinq ans Québec prolonge une taxe aux institutions financières. Elle devait commencer à s’effacer dès cette année pour finalement disparaître complètement en 2019. Mais les institutions financières ont appris dans le budget Leitão que la taxe « compensatoire » qui leur est imposée depuis les années 90 est prolongée jusqu’en 2022. Cela va permettre au gouver- nement, qui a annoncé des réinvestissements additionnels en santé et en éducation après des années de compressions, de garder la main sur 1,3 milliard au cours des cinq prochaines années. Dans ses documents budgétaires, Québec indique que le geste vise à « consolider le financement des services publics ». Dans les faits, la taxe s’applique aux salaires versés et aux primes d’assurance. « Je pense à l'expression selon laquelle la fiscalité c'est celle de prélever le maximum de plumes avec le minimum de cris. Dans les institutions, probablement que c'est ce qui se passe », a dit le président du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval.

    Tourisme: de grands événements et de la... pêche Le gouvernement injecte dès cette année 19,7 millions pour le développement du tourisme, en bonifiant l’aide apportée aux festivals et événements et à la « réalisation de projets touristiques d’envergure ». Des investissements de 100 millions sur cinq ans sont aussi prévus pour la Sépaq afin de mettre en valeur le patrimoine bâti, développer de nouvelles infrastructures touristiques et bonifier les plans de gestion environnementale. Fait à noter, l’industrie de la pêche au saumon — un loisir qu’affectionne particulièrement le premier ministre, Philippe Couillard — bénéficie d’un plan de développement de 15 millions sur cinq ans.

    Nouvelle aide à l’industrie forestière Alors qu’un conflit canado-américain sur la question du bois d’œuvre plane à l’horizon, l’industrie forestière du Québec salue l’aide fournie par Québec portant sur l’innovation dans les produits à valeur ajoutée. Le gouvernement Couillard a engagé 46 millions sur six ans à ce chapitre, dont 19 millions iront dès maintenant à FPInnovation et Cecobois, des organismes spécialisés dans l’innovation. Le premier travaille notamment sur un projet de scierie plus performante. Selon le Conseil de l’industrie forestière du Québec, les mesures « s’inscrivent dans la continuité des efforts réalisés par l’ensemble des intervenants pour s’assurer de maintenir le secteur compétitif sur la scène internationale». Québec a également prévu 10 millions pour combattre la tordeuse des bourgeons de l’épinette sur les forêts privées, qui représentent le cinquième du bois consommé par les usines.

    Pauvreté: des millions et plusieurs besoins Québec accorde 5,2 millions pour l’année à venir pour la lutte contre la pauvreté. Le montant doit couvrir l’intervention en matière de développement social et communautaire, la prévention de la pauvreté, l’aide à l’intégration à l’emploi pour les personnes éloignées du marché du travail, l’insertion sociale, l’implication sociale des jeunes en situation de vulnérabilité, la lutte contre l’itinérance et la construction de logements sociaux, notamment. C’est trop peu, a réagi le Front d’action populaire en réaménagement urbain. Les 3000 unités annoncées « représentent le même nombre que les logements qui n’ont pas été financés depuis deux ans en rai- son des coupes budgétaires », a-t-il déploré.












    Envoyer
    Fermer

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.