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    Les minorités peu visibles dans la fonction publique québécoise

    24 mars 2017 | Marie-Michèle Sioui - Correspondante parlementaire à Québec | Québec
    Depuis son élection en avril 2014, le gouvernement libéral a procédé à 1496 nominations, dont 46 seulement concernent des personnes issues des minorités visibles, selon les calculs de Québec solidaire.
    Photo: Mathieu Nivelles / CC Depuis son élection en avril 2014, le gouvernement libéral a procédé à 1496 nominations, dont 46 seulement concernent des personnes issues des minorités visibles, selon les calculs de Québec solidaire.

    Le gouvernement de Philippe Couillard confirme, et il fournit ses propres chiffres : moins de 3 % des personnes qu’il a nommées à la fonction publique depuis son arrivée au pouvoir sont issues des minorités visibles.
     

    En matinée vendredi, Québec solidaire (QS) a révélé son décompte des nominations faites par les libéraux depuis leur arrivée au pouvoir, en avril 2014. QS a calculé que 46 des 1496 personnes nommées à des postes au sein de la fonction publique sont considérées comme faisant partie de minorités visibles. C’est l’équivalent de 3,07 % des nominations.

     

    Appelé à réagir, le conseil exécutif a envoyé ses propres chiffres au Devoir. Selon ses calculs, ce sont plutôt 45 nominations sur un total de 1819 qui ont concerné des personnes issues des minorités visibles. En pourcentage, cela correspond à 2,47 % des nominations. C’est moins que ce qu’avait calculé QS. 

    Sur 1496 nominations en avril 2014 jusqu’au 31 janvier 2017,
    46
    concernent des minorités visibles, 7 des autochtones.
     


    En date du 31 janvier 2017, il y avait 2,73 % des titulaires en poste qui étaient issus des minorités visibles. Par rapport à avril 2014, cela constitue une hausse d’environ 1 %.

    Ce n’est pas suffisant, estiment les partis d’opposition. « Le gouvernement libéral a donc nommé 3,07 % de personnes issues des minorités visibles, alors que cette population représente 11 % de la société québécoise », a déploré QS.

    Entre le 14 avril 2014 et le 31 janvier 2017, 18 autochtones ont obtenu des nominations dans la fonction publique, la plupart (16) étant pour des emplois à temps partiel. De quoi faire passer la proportion de nominations de personnes racisées et autochtones à 4,05 %.

    « Ces données sont disproportionnées et démontrent clairement que le processus de nomination au conseil exécutif traduit un racisme systémique à même l’État. Le premier ministre doit cesser de se draper de vertu et doit montrer l’exemple concrètement », a déclaré l’élu solidaire Amir Khadir.

     

    « Les libéraux, c’est le double échec, a réagi le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée. C’est l’échec de l’établissement de balises claires sur les accommodements religieux, d’une part, et c’est l’échec de l’intégration des Québécois d’origines diverses, d’autre part. Ce double échec est la pire chose à faire pour stabiliser une situation. » Selon M. Lisée, Québec n’a pas besoin d’imposer de quotas, mais doit plutôt développer la « volonté politique » de nommer davantage de personnes issues des minorités visibles.













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