Lise Thériault réfléchit à son avenir politique

La ministre de la Condition féminine et responsable des PME, Lise Thériault
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La ministre de la Condition féminine et responsable des PME, Lise Thériault

Entre le oui et le non, elle hésite encore, et a donc choisi de reporter la grande décision à plus tard.


Lise Thériault a amorcé une période de réflexion visant à déterminer si elle va se porter candidate aux prochaines élections, en octobre 2018. Mais elle affirme catégoriquement sa ferme intention de terminer son mandat actuel.


Pas question, donc, de claquer la porte à court terme. En entrevue à La Presse canadienne, Mme Thériault a accepté de faire le point sur son avenir politique, à la suite de rumeurs et de reportages récents faisant état de son ras-le-bol et de menaces de démission de sa part.


« Je ne sais pas encore ce que je vais faire » lors de la prochaine campagne électorale, a déclaré la ministre de la Condition féminine et responsable des PME.


Mandat à compléter


Ce qu’elle sait, par contre, sans l’ombre d’un doute, c’est qu’elle effectuera son mandat, a-t-elle insisté, cherchant à mettre fin aux rumeurs persistantes sur son départ prochain.


« Je vais terminer mon mandat. J’ai des commandes à livrer au premier ministre. Je vais les livrer », assure la ministre, qui était pratiquement aphone au moment de l’entrevue, effectuée à son retour de New York, où elle participait à la 61e session de la Commission de la condition féminine des Nations unies.


Devenue très zen, la vice-première ministre tient à projeter une image de grande sérénité. Elle se dit « animée par un paquet de bons sentiments ». À 51 ans, elle dit avoir encore beaucoup de plaisir à faire de la politique, après une quinzaine d’années de vie parlementaire trépidante, et n’estime pas avoir fait le tour du jardin.


D’autres rumeurs, laissant croire que des gens autour du premier ministre Philippe Couillard jugent qu’elle a changé depuis son long congé de maladie à l’automne 2015 et que le temps serait venu de quitter le navire, n’égratignent pas sa sérénité.


Au contraire, elle se sent aimée de tous. « Demandez à mes collègues comment ils s’entendent avec moi. Ils vont tous vous dire qu’ils s’entendent bien avec moi et que je fais un bon travail », dit-elle.

10 commentaires
  • Maxime Parisotto - Inscrit 19 mars 2017 16 h 26

    ce serait dommage de perdre un talent pareil...sans parler de Lessard, Couillard, Hamad...

    quelle belle brochette de talents...

    • Hélène Gervais - Abonnée 20 mars 2017 06 h 51

      Vous avez un très bon sens de l'humour et m'avez bien fait rire ce matin. Merci

    • Nicole Ste-Marie - Abonnée 20 mars 2017 07 h 45

      Pour faire de la politique progressive il faut de la réflexion.

    • Francois Cossette - Inscrit 20 mars 2017 11 h 25

      La seule réflexion connue de ces gens c'est celle qu'ils ont quand ils se regardent dans le mirroir le matin.

    • Robert Beauchamp - Abonné 20 mars 2017 17 h 10

      Je ne sais pas pourquoi elle hésite.

  • Donald Bordeleau - Abonné 19 mars 2017 19 h 42

    Il faut la comprendre quel veut son bonis à son départ. Ou est le sens de l'honneur?

    Coupures budgétaires par le PLQ l’immigration ( MIDI ) n’est pas épargnée. Plus de 142 organismes y goûtent envers les femmes et les émigrants. Taux de chômage de 20% des émigrés.

    http://www.pressegauche.org/spip.php?article19897

    Abolition des CRÉ et des CLD et une coupure de 300 M$ pour les municipalités.

    Donc 300 millions de moins pour l'aide aux devoirs, les forums jeunesses, les centres d'actions bénévoles, les Calacs et etc... étaient là pour aider les jeunes en formation et en entreprises pour la réinsertion au travail, diminution de l'aide au devoirs, ces coupures font très mal aux centres d'aide pour les femmes.

    Protectrice du citoyen le dit pourtant crûment : l’austérité se déploie au «détriment» des citoyens.

  • gaston bergeron - Abonné 20 mars 2017 09 h 54

    Tous ces gens irremplaçables...

    Qualis artifex perit!

  • Claude Gélinas - Abonné 20 mars 2017 11 h 35

    Exercice de sagesse !

    Savoir se retirer à temps alors que la santé est encore au rendez-vous et que le service à collectivité est satisfaite ne serait-ce pas un signe de sagesse pour la VP ?

    Mais à toutes choses malheur est bon !

    Dorénavant, Madame Thériault aurait tout son temps pour se dévouer à la promotion des mouvements féministes et pour la défense de la langue française.

  • Pierre Robineault - Abonné 20 mars 2017 12 h 24

    Les commentaires

    Ne se pourrait-il pas que plusieurs commentaires qui viennent de s'inscrire soient involontairement biaisés par une écoute assidue de "À la semaine prochaine!"?