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    Québec ouvert à l’idée d’élargir la loi sur l’aide médicale à mourir

    23 février 2017 | Jocelyne Richer - La Presse canadienne à Québec | Québec
    Sans prendre d’engagement précis, le ministre Gaétan Barrette a ouvert la porte jeudi à la tenue d’un tel débat.
    Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Sans prendre d’engagement précis, le ministre Gaétan Barrette a ouvert la porte jeudi à la tenue d’un tel débat.

    Un consensus est en train de se dessiner parmi les parlementaires québécois quant à l’idée de lancer un débat public sur la pertinence de légaliser l’aide médicale à mourir pour les personnes incapables de donner un consentement éclairé, comme les gens atteints de la maladie d’Alzheimer.

     

    Sans prendre d’engagement précis, le ministre de la Santé Gaétan Barrette a ouvert la porte jeudi à la tenue d’un tel débat public réclamé par les deux principaux partis d’opposition, le Parti québécois et la Coalition avenir Québec.

     

    La loi québécoise actuelle sur les soins de fin de vie stipule que la personne admissible, considérée comme à l’agonie et atteinte d’une maladie incurable, doit être lucide et donner elle-même son consentement à obtenir une aide médicale visant à abréger ses jours.

     

    Sont donc exclues d’emblée toutes les personnes, de plus en plus nombreuses, souffrant de différentes formes de démence, dont la maladie d’Alzheimer.

     

    L’idée qui circule parmi les élus serait d’examiner la possibilité d’élargir l’application de la loi aux personnes ayant donné un consentement préalable, au moment où elles pouvaient le faire, par voie de mandat en cas d’inaptitude.

     

    Pour éviter toute dérive, il faudra toujours s’assurer que la demande initiale provienne de la personne elle-même et non des proches, a prévenu la députée péquiste Véronique Hivon, en point de presse. C’est elle qui était à l’origine de la Loi concernant les soins de fin de vie, qui n’avait pas été adoptée à l’unanimité, malgré son champ d’action limité et après des années de consultations et de débats.

     

    Mme Hivon réclame la tenue d’une commission parlementaire pour analyser la question, qu’elle a qualifiée d’extrêmement complexe, tant sur le plan médical que sur le plan éthique.

     

    Le député caquiste François Bonnardel, dont la mère souffre de la maladie d’Alzheimer à un stade avancé, a réclamé lui aussi que le débat se fasse entre parlementaires sur cette question délicate. Très ému, il a dit en point de presse que lui-même, dans les circonstances, serait prêt à réclamer l’aide des médecins pour mettre fin à la vie de sa mère, si la loi le lui permettait et si elle avait exprimé ce désir quand elle en était capable.

     

    Il n’existe que deux pays dans le monde à autoriser le soutien médical en pareil cas, les Pays-Bas et la Belgique.

     

    Le débat à ce sujet a été relancé cette semaine, quand on a appris qu’un homme de Montréal, Michel Cadotte, a été accusé du meurtre au second degré de sa conjointe atteinte de la maladie d’Alzheimer depuis des années. Il soutient avoir agi à la demande de celle-ci.













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