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    Convergence souverainiste: Lisée voit un «point tournant»

    Le chef du PQ salue l’ouverture de Québec solidaire à une convergence «progressiste»

    22 novembre 2016 |Guillaume Bourgault-Côté | Québec
    Jean-François Lisée s’est réjoui d’apprendre l’ouverture de Québec solidaire, lundi.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Jean-François Lisée s’est réjoui d’apprendre l’ouverture de Québec solidaire, lundi.

    Un « point tournant » très positif : c’est en applaudissant que Jean-François Lisée a accueilli lundi l’ouverture de Québec solidaire à envisager des alliances progressistes pour battre les libéraux en 2018. « On est sur les rails pour arriver » à un partenariat concret, estime le chef du Parti québécois.

     

    « Le message envoyé par Québec solidaire [QS], c’est que la priorité absolue est de se débarrasser du gouvernement libéral le plus toxique de l’histoire, a lancé M. Lisée en point de presse à Montréal. Je pense que ça reflète bien la volonté de tous ceux qui veulent un changement. »

     

    Ainsi, en lieu et place d’une convergence souverainiste, c’est peut-être plutôt une « convergence progressiste » qui émergera au bout du compte.


    « Pour moi, c’est vraiment un point tournant, dit M. Lisée. Nous sommes deux partis différents, il n’y aura jamais de fusion entre le PQ et QS, on va continuer à avoir des choses très différentes à dire. Mais on a un point de convergence important : c’est qu’il faut additionner nos forces pour avoir un vrai changement en 2018. »

     

    Lors d’un conseil national tenu samedi, les membres de QS ont adopté une résolution pour ouvrir un chantier sur « les convergences et les alliances possibles » entre le parti et des « mouvements sociaux et politiques » qui partagent la même vision. Notamment : fin de l’austérité, égalité hommes-femmes, fin du développement des hydrocarbures et réforme du mode de scrutin.

     

    « Je regarde la liste des propositions et je dis : ça nous ressemble, soutient Jean-François Lisée. Il n’y a pas de raison d’être en désaccord [là-dessus]. »

     

    Sur d’autres sujets — notamment l’identité —, M. Lisée a fait valoir à plusieurs reprises que les divergences étaient « normales » et que des assouplissements sont possibles. « On a senti dans la population, chez les progressistes, qu’on peut se chicaner sur plein de choses, mais pas sur le fait que les libéraux doivent partir. Et donc, ça nous conduit à mettre un peu plus d’eau dans notre vin pour arriver à cet objectif. »

     

    Souveraineté

     

    Reste à voir ce que cela veut dire sur un enjeu précis : la souveraineté. En entretien avec Le Devoir lundi, le président de QS, Andrés Fontecilla, a indiqué que les divergences de vues de QS et du PQ sur l’enjeu référendaire demeurent un « blocage important, autant qu’il y a six mois ». En mai, QS exigeait une « démarche claire [en faveur de la souveraineté] dès le premier mandat » avant de conclure une alliance formelle avec le PQ : une position qui tient, dit M. Fontecilla.

     

    La résolution adoptée samedi parle d’une alliance avec des groupes ou des partis qui « s’engagent à porter lors de la prochaine campagne électorale un projet politique inclusif pour la réalisation de la souveraineté ». QS a d’ailleurs décidé de maintenir sa participation aux travaux des Organisations unies pour l’Indépendance du Québec (OUI Québec), un geste que la présidente Claudette Carbonneau a jugé « très encourageant pour la convergence des forces [souverainistes] ».

     

    Sauf que dans le même temps, M. Fontecilla répète que « l’important est de battre Philippe Couillard sous l’aval d’une alliance progressiste. On ne parle pas [dans la résolution de samedi] d’une démarche qui mène à une décision sur le statut constitutionnel du Québec. »

     

    C’est peut-être pourquoi Jean-François Lisée dit qu’il n’est « pas inquiet » pour la question référendaire. « Le pas qui a été franchi samedi est important. » Et là-dessus, M. Fontecilla est d’accord : « c’est un pas fondamental. »













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