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    Le PQ lance une initiative de consultation

    Le projet piloté par Paul St-Pierre Plamondon vise à une plus grande inclusivité

    14 novembre 2016 |Pauline Gravel | Québec
    Paul St-Pierre Plamondon a présenté le projet entouré de ses « ambassadeurs» dimanche.
    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Paul St-Pierre Plamondon a présenté le projet entouré de ses « ambassadeurs» dimanche.

    Le Parti québécois (PQ) lançait hier une consultation populaire intitulée « Osez repenser le PQ », qui vise à sonder plus particulièrement les communautés culturelles, les jeunes et les entrepreneurs. Le conseiller spécial du chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, qui mène le projet, n’a pas caché que cette consultation a pour objectif de rallier les anciens sympathisants du PQ qui ont déserté et de conquérir les caquistes, les partisans de Québec solidaire et d’Option nationale, voire les insatisfaits du Parti libéral en vue des élections de 2018.

     

    Pour ce lancement officiel, M. St-Pierre Plamondon était entouré d’une vingtaine d’« ambassadeurs » qui iront à la rencontre des Québécois et qui organiseront avec eux des séances de discussion. Parmi ces ambassadeurs, plusieurs n’ont pas voté pour le PQ aux dernières élections et ne sont pas membres du parti, mais ils désirent participer à la refonte d’un parti qui pourrait à l’avenir mieux défendre leurs aspirations.

     

    Clientèle cible

     

    La consultation tentera de rejoindre trois groupes particuliers de la société : les entrepreneurs et gens d’affaires, les communautés culturelles du Québec, ainsi que la relève, soit les jeunes de moins de 40 ans, auxquels on demandera comment le PQ pourrait mieux répondre à leurs préoccupations. « L’instruction qui a été donnée aux ambassadeurs est d’aller parler à ceux qui ont des réserves, ou qui ont déserté le PQ, ou qui ne lui ont jamais accordé leur vote. Le but de l’exercice est de sortir du cercle des membres du parti et de tendre la main », a déclaré M. St-Pierre Plamondon. « On veut entendre ce que les citoyens pensent de nous. On a besoin de reconnecter une partie de la population avec le PQ. Nous voulons savoir comment faire du PQ le point de ralliement de tous ceux qui ont à coeur le Québec aux élections de 2018. On ne peut demeurer divisés si l’on veut vaincre le Parti libéral. »

     

    Tous les citoyens qui veulent participer au renouvellement du PQ sont invités à visiter le site osezrepenserlepq.quebec où sont affichées une vidéo explicative et la marche à suivre pour s’inscrire. « Allez sur ce site et convoquez-nous à une séance de réflexion. Nous serons à l’écoute de votre perception de ce que devrait être le Parti québécois », a lancé M. St-Pierre Plamondon.

     

    Des ambassadeurs

     

    Parmi les ambassadeurs qui iront à la rencontre de l’un ou l’autre des trois groupes visés figure Marie Imalta Pierre-Lys, d’origine haïtienne, qui est membre du PQ depuis plusieurs années. « Jamais le PQ n’a tenté d’établir un dialogue avec les communautés culturelles, peut-être parce qu’il sait qu’elles sont acquises au Parti libéral. Il est pourtant important de les intégrer dans la démocratie québécoise. Il faut écouter ce qu’elles ont à dire afin qu’elles sentent qu’elles ont aussi leur place », a confié cette chimiste qui travaille dans le milieu pharmaceutique.

     

    Louis Lyonnais, qui est juriste, avoue avoir beaucoup hésité avant de voter pour le PQ en 2014. La volonté de Jean-François Lisée et de Paul St-Pierre Plamondon de réformer le PQ lui a redonné espoir. Né au Bénin, M. Lyonnais veut lui aussi aller rencontrer les communautés culturelles qui sont abandonnées « par le Parti libéral qui tient leur vote pour acquis. On accueille toujours plus d’immigrants, mais on n’augmente pas en conséquence les capacités d’accueil et les programmes de francisation », a-t-il dit.

     

    La collaboration qu’accorde au projet Alexis Lauzier, étudiant en économie à l’Université de Sherbrooke, « n’est absolument pas partisane », puisqu’il a voté Québec solidaire aux dernières élections et n’est pas membre du PQ. « Ce n’est pas pour aider le PQ à gagner les élections, mais pour mener une réflexion sur le fonctionnement du parti afin que les intérêts économiques y soient centrés sur l’avenir plutôt que sur des plans électoralistes, et qu’on porte davantage attention à la voix de la jeunesse », a-t-il précisé.

     

    Cette consultation devrait se conclure par le dépôt d’un rapport à la mi-avril 2017 et par des recommandations de réformes et de changements qui seront soumises « à la démocratie interne du parti » lors du congrès du PQ en 2017.













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