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    PME anglophones

    Franciser sans coercition, dit la CAQ

    11 novembre 2016 | Robert Dutrisac - Correspondant parlementaire à Québec | Québec
    La Coalition avenir Québec rendrait la francisation obligatoire pour tous les immigrants, y compris les femmes immigrantes, qui, souvent, ne suivent pas de cours de français.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La Coalition avenir Québec rendrait la francisation obligatoire pour tous les immigrants, y compris les femmes immigrantes, qui, souvent, ne suivent pas de cours de français.

    La Coalition avenir Québec souhaite que les entreprises de 25 à 49 employés, qui ne sont pas assujetties aux exigences de la Charte de la langue française comme les entreprises de plus grande taille, adoptent le français comme langue de travail, si ce n’est déjà fait. Mais, fidèle à ses prises de position passées, elle rejette toute mesure coercitive.

     

    C’est une des propositions du rapport intitulé Une langue commune à tous et pour tous. Mieux réussir la francisation des Néo-Québécois et rendu public, jeudi, par son auteur, la députée d’Iberville, Claire Samson.

     

    L’Office québécois de la langue française (OQLF) serait chargé de mettre en oeuvre des programmes de francisation au sein des PME de la grande région métropolitaine. L’organisme procéderait par secteur d’activité. Claire Samson croit que les entreprises qui fonctionnent en anglais à l’heure actuelle vont accepter de se franciser avec l’aide de l’OQLF. « Je n’ai pas senti de réticence de la part de personne », a dit l’élue, qui a consulté, depuis le printemps, quelques experts et plusieurs groupes d’aide destinée aux immigrants. « Ça se veut un modèle flexible et attirant. »

     

    Changement de cap

     

    La CAQ avait refusé d’appuyer le projet de loi 14 que le gouvernement Marois avait présenté afin de renforcer la loi 101 et qui prévoyait, entre autres, l’obligation, pour les entreprises de 25 à 49 employés, de se soumettre à une procédure de francisation.

     

    « La CAQ se donne l’objectif de franciser 100 % des immigrants », a indiqué Claire Samson. La francisation serait obligatoire pour tous les immigrants, y compris les femmes immigrantes, qui, souvent, ne suivent pas de cours de français. « Pour ces femmes-là, c’est une marginalisation d’emblée », a-t-elle souligné.

     

    L’allocation consentie pour suivre les cours passerait de 120 $ à 200 $ par semaine et des places en garderie seraient garanties. Une « attestation de francisation » serait exigée du travailleur qualifié immigrant avant qu’il n’obtienne son certificat de sélection.

     

    Le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion changerait de nom pour celui de ministère de l’Immigration et de la Francisation, dont relèverait l’OQLF. Un commissaire à la langue française, désigné par l’Assemblée nationale, recevrait les plaintes et ferait des recommandations au gouvernement.

     

    En outre, la CAQ veut mettre fin « à l’usage généralisé de l’anglais dans les interactions de l’État avec les allophones » ; l’administration publique devra s’adresser en français à tous les immigrants allophones sans exception.













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