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    Philippe Couillard se fait poète dans un au revoir à Gaudreault

    Le premier ministre a lu en Chambre un poème écrit pour le chef de l’opposition officielle, dont l'intérim se termine ce vendredi

    5 octobre 2016 | Alexandre Robillard - La Presse canadienne à Québec | Québec
    Philippe Couillard a lu en Chambre un poème écrit pour Sylvain Gaudreault, qui lui posait mercredi sa dernière question à titre de chef de l’opposition officielle.
    Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Philippe Couillard a lu en Chambre un poème écrit pour Sylvain Gaudreault, qui lui posait mercredi sa dernière question à titre de chef de l’opposition officielle.

    Pastichant à la fois Molière et Beckett, le premier ministre Philippe Couillard a révélé, mercredi, son goût pour l’art poétique, dans un message d’au revoir au chef intérimaire péquiste Sylvain Gaudreault.

     

    M. Couillard a lu en Chambre un poème écrit pour M. Gaudreault, qui lui posait mercredi sa dernière question à titre de chef de l’opposition officielle.

     

    À partir de la semaine prochaine, M. Couillard répondra au nouveau chef péquiste, qui doit être élu vendredi. M. Gaudreault exercera toujours son intérim en Chambre jeudi, mais le premier ministre sera absent, en raison d’un déplacement à l’étranger.

     

    Inspiré du Tartuffe

     

    En préambule, M. Couillard a expliqué qu’il avait été inspiré par la pièce Tartuffe, de Molière, dont le texte est écrit en alexandrins.

     

    Lundi, le premier ministre a assisté à la première de la pièce montée par le Théâtre du Nouveau Monde, à Montréal.

     

    M. Couillard a déclaré que son texte était intitulé En attendant Gaudreault, une référence à la pièce En attendant Godot, du dramaturge Samuel Beckett.

     

    Le premier ministre a expliqué qu’il souhaitait saluer de façon poétique le départ de M. Gaudreault, qui demeurera dans ses fonctions de député de Jonquière.

     

    « Oui, la poésie, c’est important, a-t-il dit. L’art, c’est important dans la vie. »

     

    À son adversaire qui venait de le questionner à propos du renouvellement des ententes sur le bois d’oeuvre, M. Couillard a lu son au revoir :

     

    De nos courtes vies, les parques filent la toile

    Bien osé pour nous d’en deviner le cours

    Le PQ bientôt montrera un troubadour

    capable selon eux de redresser les voiles
     

    D’un bien fragile esquif voguant vers les hauts fonds

    D’un récif acéré qui n’offre rien de bon

    De notre collègue la voix s’éteindra-t-elle ?

    Un autre fauteuil déjà attend son appel

     

    On y entendra parler de séparation

    Pourtant, quelle douceur dans le beau mot union

    Redoutable adversaire aujourd’hui il demeure
     

    De son ralliement futur nous attendons l’heure
    Car de notre grand parti est issu le sien
    Travaillons ensemble pour refaire ce lien

     

    M. Gaudreault s’est ensuite levé de son siège pour aller remercier M. Couillard, sous les applaudissements de ses collègues.
     













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