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    Immigration

    Ouellet ferait renaître un outil de francisation aboli

    La candidate à la chefferie du PQ refuse de quantifier la capacité d’accueil idéale du Québec

    Martine Ouellet a fait son annonce à Montréal.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Martine Ouellet a fait son annonce à Montréal.

    Le Parti québécois a « fait une erreur » en abolissant en 2000 les Centres d’orientation et de formation des immigrants (COFI), estime la candidate à la chefferie Martine Ouellet. Elle promet ainsi de remettre en place ce réseau qui assurait la francisation des nouveaux arrivants.

     

    Mme Ouellet a présenté vendredi ses engagements en matière d’accueil des immigrants. Elle plaide à cet égard pour un « changement d’attitude » du gouvernement, de manière à ce que « notre société puisse être en mesure d’améliorer sa capacité d’accueil ».

     

    Elle a refusé de quantifier ce qui serait cette capacité d’accueil idéale. « Ce n’est pas une question de chiffres, a fait valoir Mme Ouellet. C’est une question de moyens financiers et de moyens d’accès à l’emploi. On pourra accueillir le nombre d’immigrants qu’on aura les moyens d’accueillir pour qu’ils apprennent le français et qu’ils trouvent un emploi », a-t-elle indiqué lors d’une conférence de presse tenue à Montréal.

     

    Contrairement à son collègue, Jean-François Lisée — qui plaide pour une baisse substantielle du nombre d’immigrants admis au Québec et qui aimerait que le vérificateur général soit chargé de déterminer les seuils d’immigration optimaux —, Mme Ouellet pense plutôt que c’est au politique de déterminer ces seuils.

     

    « Il restera toujours [là-dedans] une partie de choix politique, qui est le choix des moyens financiers qu’on mettra à la disposition des différentes organisations, organismes d’accueil, que ce soit les COFI, les organismes en région, les organismes de développement économique qui devront faire le démarchage pour l’accès à l’emploi. »

     

    Le plan de Mme Ouellet concernant les nouveaux arrivants se résume pour le moment à des intentions : meilleure reconnaissance des diplômes, prise en charge des nouveaux Québécois avant leur arrivée au Québec (par le biais des délégations du Québec à l’étranger), instauration de programmes d’accompagnement à l’accès à l’emploi…

     

    Des limites

     

    Mme Ouellet a dénoncé l’abolition des COFI au nom de l’atteinte du déficit zéro à l’époque du gouvernement Bouchard. « Ils donnaient des cours qui ouvraient sur l’ensemble de la société », a-t-elle dit.

     

    Au moment de leur disparition, les COFI ne rejoignaient toutefois qu’environ un tiers des immigrants québécois. Dans une note rappelant l’historique des COFI et préparée par la Commission de la culture et de l’éducation en 2013, on rappelait que « la francisation concentrée dans les COFI avait des limites, car les personnes immigrantes s’y retrouvaient entre elles. La formation en COFI favorisait peu les contacts avec les milieux francophones, notamment les milieux éducatifs ».

     

    Devant ce constat, le gouvernement avait voulu décentraliser les cours vers des partenaires (universités, cégeps, commissions scolaires ou organismes communautaires).


     













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