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    Caucus spécial

    Couillard se lance dans un processus préélectoral

    31 mai 2016 | Robert Dutrisac - Correspondant parlementaire à Québec | Québec
    Le premier ministre Philippe Couillard a répondu aux questions des journalistes avant de prendre part au caucus spécial.
    Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le premier ministre Philippe Couillard a répondu aux questions des journalistes avant de prendre part au caucus spécial.

    Le premier ministre Philippe Couillard a profité du caucus exceptionnel de ses députés pour engager ses troupes dans un processus préélectoral.

     

    « À partir du moment où la date [des élections] est connue, tout le monde se met en préparation électorale », a affirmé Philippe Couillard au terme de la réunion du caucus qui s’est terminée vers 21 heures lundi.

     

    Le chef libéral a qualifié ce caucus de « réunion très, très positive d’un groupe soudé. » Il en sort avec une résolution, celle de rendre « plus fluides » les liens entre les cabinets ministériels et les bureaux de comtés.

     

    C’est dans un décor idyllique, au Manoir Montmorency, que les députés libéraux ont amorcé leur caucus « secret » censé se dérouler sans la présence de journalistes. À son arrivée, le premier ministre Philippe Couillard a nié que cette réunion du caucus devait rester secrète. Elle ne figurait toutefois pas à son agenda.

     

    À l’entrée du caucus lundi en fin de journée, les députés libéraux, tout comme le premier ministre, ont insisté sur le caractère normal du caucus exceptionnel, une rencontre « amicale », selon les mots repris par plusieurs élus. C’est le naturel qui est revenu au galop chez les députés libéraux qui se sont évertués à afficher leur esprit de corps, comme s’il n’existait entre eux que d’anodines différences de point de vue et qu’aucune insatisfaction, à deux semaines de la fin d’une session difficile, n’avait affleuré.

     

    Selon le chef libéral, Philippe Couillard, les députés libéraux n’ont pas le temps de parler de politique lors des caucus habituels. « On n’a pas beaucoup de temps pour parler en détail de certains enjeux », a-t-il dit.

     

    « On a dix minutes à chaque fois qu’on se voit le matin », a résumé le député de Dubuc, Serge Simard.

     

    Améliorer la communication

     

    Quelques députés, comme Serge Simard, ont toutefois évoqué timidement certains problèmes de communication. Mais le premier ministre avait déjà ouvert la voie en affirmant à l’Assemblée nationale que le « flot d’informations » entre lui et son cabinet devait être amélioré.

     

    « Une affaire qui est sûre, c’est qu’il va falloir avoir des communications claires », a fait valoir le député de Dubuc.

     

    Le député de Laurier-Dorion et leader parlementaire adjoint, Gerry Sklavounos a nié qu’il existe des tensions au sein du caucus. « Quelle tension ? Je pense qu’on a les défis de n’importe quel gouvernement », a-t-il dit. « Si c’était un désastre au niveau des sondages ou ailleurs, je comprendrais que les gens voient en quelque part une crise. Moi, je ne vois pas de crise, ça va bien. »

     

    « Tout va bien au caucus libéral », a renchéri le député de La Pinière et ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette.

     

    La présidente du caucus et députée de Laporte, Nicole Ménard, a indiqué qu’il avait parlé « il y a deux ou trois mois » de l’idée de tenir ce caucus spécial en dehors des murs de l’Assemblée nationale. « On aime ça être avec notre premier ministre. […] On va parler de politique. »

     

    « C’est une rencontre amicale. On n’a pas de sujets à l’ordre du jour », a dit la députée de Gatineau et ministre de la Justice, Stéphanie Vallée.

     

    Ces derniers temps, certains élus, sous le couvert de l’anonymat, avaient critiqué le travail du personnel du premier ministre, notamment son directeur de cabinet, Jean-Louis Dufresne. Lundi, aucun député n’a voulu lui jeter la pierre, ni exprimer quelque récrimination que ce soit à l’endroit de l’entourage du chef.













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