Charest entend garder le cap
À l'ouverture du Conseil général du Parti libéral du Québec, Jean Charest a exhorté ses militants à «garder le cap», en assurant que son gouvernement arrivera à destination bien que le périple vers «le vrai changement» ne sera pas facile.
«Garder le cap, ça veut dire accepter le fait que le changement n'est pas facile», a lancé Jean Charest à la fin de son allocution d'une demi-heure hier soir à ce Conseil général dont le thème est : «Engagés vers la réussite». Ce vrai changement commande de l'effort, de la persévérance et de la détermination. «Le vrai changement commande que nous puissions ensemble garder le cap sur cette destination ultime de faire grandir le Québec et de lui permettre d'occuper toute la place qui lui revient», a livré le premier ministre.
À l'extérieur de l'hôtel où se déroule le Conseil général, la mer était quelque peu agitée : quelques manifestants parmi la centaine qui se sont présentés ont eu maille à partir avec les forces de l'ordre. Des policiers furent légèrement blessés et quelques manifestants ont été écroués.
Jean Charest a commencé son discours en dressant un sombre portrait du Québec qu'il a vu quand il est arrivé au pouvoir. Le Québec avait cessé d'avancer et les programmes sociaux étaient en péril. Ces programmes issus de la Révolution tranquille connaissaient «une dégradation constante». Les Québécois étaient les plus taxés en Amérique du Nord et l'économie québécoise ne tournait pas à la mesure de ses possibilités. «Les Québécois ont fait le choix» de faire «un pont entre la Révolution tranquille et le nouveau siècle», une Révolution tranquille dont les libéraux sont les signataires et les héritiers, a dit le chef libéral.
Jean Charest a fait l'énumération des réalisations de son gouvernement dont l'investissement de 1,3 milliards en santé et les changements dans l'organisation du travail dans le réseau. Les résultats ne sont toutefois pas immédiats. «Ça demande un effort constant. On ne peut pas faire ça du jour au lendemain», a-t-il reconnu. Il cité les 400 millions de plus qui ont consacrés à l'éducation et il a répété son engagement de geler les frais de scolarité pour la durée du mandat.
Sur le plan des relations avec le reste du Canada, M. Charest a souligné la création du Conseil de la fédération qui devrait permettre au Québec de tirer le maximum du système fédéral et de «sa flexibilité». Il a évoqué la place du Québec sur la scène internationale, la doctrine Gérin-Lajoie et la diversité culturelle.
En matière économique, Jean Charest a dit que son gouvernement a tourné le dos à cette «façon de développer le Québec à coup de subventions et de crédits d'impôt» chère aux péquistes. «De toute évidence, il fallait faire le ménage là-dedans», a-t-il dit. Revoir le rôle de l'État est aussi une nécessité puisque le Québec est parvenu à la limite de la taxation et de l'endettement, a soutenu Jean Charest.
Par ailleurs, le pouvoir semble réussir aux finances du Parti libéral. La présidente de la campagne de financement de 2003 du parti, la ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration, Michelle Courchesne, a dévoilé, hier, les résultats de sa récolte : un peu plus de 8,8 millions.
«Garder le cap, ça veut dire accepter le fait que le changement n'est pas facile», a lancé Jean Charest à la fin de son allocution d'une demi-heure hier soir à ce Conseil général dont le thème est : «Engagés vers la réussite». Ce vrai changement commande de l'effort, de la persévérance et de la détermination. «Le vrai changement commande que nous puissions ensemble garder le cap sur cette destination ultime de faire grandir le Québec et de lui permettre d'occuper toute la place qui lui revient», a livré le premier ministre.
À l'extérieur de l'hôtel où se déroule le Conseil général, la mer était quelque peu agitée : quelques manifestants parmi la centaine qui se sont présentés ont eu maille à partir avec les forces de l'ordre. Des policiers furent légèrement blessés et quelques manifestants ont été écroués.
Jean Charest a commencé son discours en dressant un sombre portrait du Québec qu'il a vu quand il est arrivé au pouvoir. Le Québec avait cessé d'avancer et les programmes sociaux étaient en péril. Ces programmes issus de la Révolution tranquille connaissaient «une dégradation constante». Les Québécois étaient les plus taxés en Amérique du Nord et l'économie québécoise ne tournait pas à la mesure de ses possibilités. «Les Québécois ont fait le choix» de faire «un pont entre la Révolution tranquille et le nouveau siècle», une Révolution tranquille dont les libéraux sont les signataires et les héritiers, a dit le chef libéral.
Jean Charest a fait l'énumération des réalisations de son gouvernement dont l'investissement de 1,3 milliards en santé et les changements dans l'organisation du travail dans le réseau. Les résultats ne sont toutefois pas immédiats. «Ça demande un effort constant. On ne peut pas faire ça du jour au lendemain», a-t-il reconnu. Il cité les 400 millions de plus qui ont consacrés à l'éducation et il a répété son engagement de geler les frais de scolarité pour la durée du mandat.
Sur le plan des relations avec le reste du Canada, M. Charest a souligné la création du Conseil de la fédération qui devrait permettre au Québec de tirer le maximum du système fédéral et de «sa flexibilité». Il a évoqué la place du Québec sur la scène internationale, la doctrine Gérin-Lajoie et la diversité culturelle.
En matière économique, Jean Charest a dit que son gouvernement a tourné le dos à cette «façon de développer le Québec à coup de subventions et de crédits d'impôt» chère aux péquistes. «De toute évidence, il fallait faire le ménage là-dedans», a-t-il dit. Revoir le rôle de l'État est aussi une nécessité puisque le Québec est parvenu à la limite de la taxation et de l'endettement, a soutenu Jean Charest.
Par ailleurs, le pouvoir semble réussir aux finances du Parti libéral. La présidente de la campagne de financement de 2003 du parti, la ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration, Michelle Courchesne, a dévoilé, hier, les résultats de sa récolte : un peu plus de 8,8 millions.
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