La CAQ constate une «explosion de coûts» dans les infrastructures routières

Le ministère des Transports s’est résigné à l’idée de 265 millions de dollars de plus pour 15 projets.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le ministère des Transports s’est résigné à l’idée de 265 millions de dollars de plus pour 15 projets.

La Coalition avenir Québec dénonce une « explosion » des coûts de projets routiers. Le ministère des Transports s’est résigné à l’idée de 265 millions de dollars de plus pour 15 projets, ont déploré les élus Éric Caire et Claude Surprenant après avoir comparé les deux dernières versions du Plan québécois des infrastructures (PQI).

 

« Comment peut-on avoir des dépassements de coûts aussi faramineux dans un laps de temps aussi court ? On pose cette question-là au gouvernement : comment peut-on s’être trompés autant en si peu de temps ? » ont-ils demandé lors d’une conférence de presse mardi.

 

À la lecture des PQI 2015-2025 et 2016-2026, ils ont notamment constaté que le coût anticipé du maintien de l’échangeur Saint-Pierre est passé de 96,3 à 131,8 millions (+36,86 % ou 35,5 millions) et celui des tunnels Ville-Marie et Viger a bondi de 93,5 à 117,8 millions (+26 % ou 24,3 millions). « C’est la pointe de l’iceberg », a fait valoir M. Caire, déplorant du même souffle l’absence dans le PQI de la liste des projets de 50 millions de dollars et moins. Ces derniers, qui ne sont pas détaillés, totalisent 9 milliards de dollars. « C’est 9 milliards de projets qui sont perdus dans le Triangle des Bermudes libéral, et donc sur lesquels on est incapables d’avoir quelque contrôle que ce soit. »

 

La CAQ ne remet toutefois pas en question l’attribution des contrats eux-mêmes puisqu’elle ne dispose pas de preuve qu’il y aurait eu des irrégularités.

5 commentaires
  • Jean-Pierre Martel - Abonné 30 mars 2016 08 h 15

    Chassez le naturel...

    En décembre 2014, le service de recherche de la Coalition avenir Québec a révélé que les ‘extras’ au ministère des Transports ont augmenté de 75% depuis le retour au pouvoir du Parti libéral.

    Faisons un retour en arrière.

    Après la création de la Commission Charbonneau et les unités policières anticorruption, le montant des contrats d’infrastructures a baissé de 30%. Seulement pour 2013, le ministère des Transports aurait économisé 240 millions$.

    Au cours des derniers mois du gouvernement Charest et sous celui de Mme Marois, les contribuables ont économisé des centaines de millions (après le grand pillage du Trésor public de la décennie Charest).

    Mais le retour au pouvoir des Libéraux a annoncé le retour du "business as usual". Comme l'irondelle au printemps, la nomination de Mme Julie Boulet au Conseil des ministres de M. Couillard (pestiférée aux lendemains de son témoignage désastreux devant la Commission Charbonneau) faisait figure de symbole.

    Mon seul regret, c'est que toutes ces révélations soient faites par la CAQ et non par le PQ. Qui est donc l'opposion officielle au Québec ?

    • Bernard Plante - Abonné 30 mars 2016 13 h 18

      Effectivement, c'est le retour au "business as liberal". À moins que l'UPAC ne nous réserve encore quelques surprises!

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 30 mars 2016 17 h 49

      Bernard Plante écrit : "À moins que l'UPAC ne nous réserve encore quelques surprises!"

      En effet; à quand l'arrestation de Jean Charest ?

  • Donald Bordeleau - Abonné 30 mars 2016 13 h 03

    Il revient au galop.


    Tous les ministres qui ont participé aux processus agressifs des affaires avec les célèbres quotas de 100,000$ que certaines ministres ne connaissaient pas les objectifs de financement. Dix des ministres présents de l’ancien gouvernement Charest ne seront plus en politique en 2018.

    Comme les ministres avec les Madame Boulet, Norman MacMillan, Sam Hamad, Jean-Marc Fournier, Philippe Couillard, Line Beauchamp, Michelle Courchesne, Jacques Dupuis, Lise Thériault, Tony Tomassi, Pierre Moreau, Kathleen Weil et le grand patron qui autorisait les décisions au Conseil des Ministres soit le premier Ministre Jean Charest.

    Cela est symptomatique de ce gouvernement libéral comme Madame Boulet qui appelait Monsieur Marchand (Maskimos) qui refusait de participer au financement illégal en 2007. Avec l'aide des fonctionnaires du MTQ, la firme Maskimos a été rayée pour l'obtention de contrats. La ministre Boulet aurait obtenu du MTQ, afin de donner à la firme Maskimos un petit bout d'asphalte pour le comté en fin de saison 2007 pour calmer Monsieur Marchand. Suite à l'arrêt du financement en 2008 au PLQ, la firme Maskimos a été rayée pour obtenir des contrats au MTQ. Cela démontre les liens allégués de collusion entre le politique et les fonctionnaires du MTQ.
    La vérité par la bouche de Julie Boulet qui a déjà dit qu’il n’y a pas plus de fraudeurs à l’aide sociale que dans le reste de la société.

    Pourtant en 2015, en Mauricie l'on peut dire que la firme Maskimos dépasse tous les standards de qualité pour ses travaux routiers.

    Julie Boulet a amassé 518 000 $ en dix ans dans «la circonscription de Laviolette la plus pauvre du Québec. Selon une moyenne de 24 ministres du gouvernement Charest sur cette période, le PLQ aurait amassé plus de 15 millions en dons auprès des firmes et entrepreneurs avec ce concept agressif des affaires.

    http://meteopolitique.com/fiches/corruption/gens-d

  • Lucien Cimon - Abonné 30 mars 2016 15 h 07

    Mêmes causes, mêmes effets.
    Il faudrait bien apprendre un jour.