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    Sondage Léger Le Devoir-Le JdeM

    Les ennuis de Péladeau pénalisent le PQ

    8 février 2016 |Guillaume Bourgault-Côté | Québec
    Sondage Léger Le Devoir-Le Journal de Montréal (pdf)

    Ce sont des chiffres qui illustrent un certain malaise : le dernier coup de sonde Léger montre un nouveau recul des appuis du Parti québécois, et plus particulièrement de ceux de son chef, Pierre Karl Péladeau, qui connaît un début d’année difficile.

     

    Le sondage réalisé pour Le Devoir, Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec accorde 36 % des intentions de vote au Parti libéral du Québec (PLQ), 7 points devant le PQ, et 15 devant la Coalition avenir Québec (CAQ). Québec solidaire complète le portrait avec 10 % d’appuis.

     

    Par rapport au dernier sondage mené par Léger, le 21 novembre 2015, le PQ recule de trois points, alors que les libéraux et la CAQ en gagnent chacun un (ce qui se situe dans la marge d’erreur).

     

    Mais un autre indicateur montre que, s’il existe un « effet PKP », il est plus négatif qu’autre chose actuellement pour le Parti québécois : ils sont désormais 17 % à estimer qu’il « ferait le meilleur premier ministre du Québec », en baisse de 5 points depuis novembre… et de 13 points depuis son élection comme chef du PQ en mai 2015. Philippe Couillard continue à dominer le classement du meilleur premier ministre, avec 23 % d’appuis (baisse de 1 point), devant François Legault (15 %) et Françoise David (11 %).

     

    Interrogé la semaine dernière sur les ennuis du PQ, le député Jean-François Lisée faisait valoir que le parti était mieux positionné dans les sondages aujourd’hui qu’avant l’arrivée de M. Péladeau. C’est en partie vrai, notamment parce que la CAQ a perdu des plumes. Mais le sondage de ce lundi révèle que les appuis du PQ sont essentiellement les mêmes que ceux mesurés en avril 2015, quand le parti était dirigé de façon intérimaire par Stéphane Bédard.

     

    Pas de débandade

     

    Les sympathisants péquistes doivent-ils s’inquiéter de la situation ? Selon le vice-président de Léger, Christian Bourque, les résultats du sondage montrent « une petite baisse qui s’explique par tous les éléments très médiatisés autour du chef [Pierre Karl Péladeau]. Mais l’impact n’est pas si grand que ça, si on considère que certains s’attendaient à une débandade. »

     

    D’autant, ajoute-t-il, que le PQ conserve ses appuis auprès de l’électorat francophone (37 %), devant les libéraux (25 %) et la CAQ (24 %).

     

    Depuis quelques semaines, les controverses sont nombreuses autour de M. Péladeau : propos confus sur la partition du Québec (un épisode qui lui a fait dire qu’il avait encore des « croûtes à manger » comme politicien), remise en question des pratiques fiscales de l’entreprise dont il est l’actionnaire de contrôle (Québecor), débat autour du financement du futur Institut québécois de recherche appliquée sur l’indépendance — et menaces de mises en demeure contre des adversaires dans ce même dossier. Sur un plan personnel, M. Péladeau s’est séparé d’avec son épouse, l’animatrice et productrice Julie Snyder. Tout cela a contribué à créer une « hypermédiatisation » autour du chef, dit Christian Bourque.

     

    Chose certaine, la situation fait en sorte que les libéraux de Philippe Couillard continuent à caracoler en tête des sondages bien que les Québécois jugent sévèrement leur bilan. Le taux de satisfaction à l’égard du gouvernement est ainsi passé de 33 % à 29 % depuis le mois de novembre. À l’inverse, l’insatisfaction est maintenant de 62 %. « C’est un sondage qui démontre la force de l’électorat libéral », pense M. Bourque.

     

    Dans les autres volets du sondage, on note que l’appui à la souveraineté se situe à 35 % ; que le remaniement ministériel effectué il y a dix jours n’a pas eu d’impact sur l’opinion à l’égard du gouvernement (pour 68 % des répondants) ; et que 54 % des répondants ne croient pas que Québec réussira à déposer un budget équilibré en 2016-2017.

     

    Le sondage, non probabiliste, a été réalisé en ligne entre le 1er et le 4 février auprès de 1006 répondants. Un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de 3,1 % dans 19 cas sur 20.















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