Crise de Kanesatake - Landry demande la démission de Chagnon
24 janvier 2004
Québec
Québec - Le ministre de la Sécurité publique Jacques Chagnon doit démissionner ou à tout le moins être sévèrement sanctionné pour sa «conduite aberrante» lors de la crise de Kanesatake, a dit hier le chef du Parti québécois, Bernard Landry.
«J'ai été atterré de voir que le Parti libéral et son gouvernement sont retombés dans les mêmes ornières que la fameuse crise d'Oka, où ils ont négocié avec des gens masqués», a fait valoir M. Landry, lors d'un point de presse à Québec.
«Certains ont demandé la démission de M. Chagnon, je pense que c'est une hypothèse que M. Charest doit envisager», a-t-il poursuivi. Plus tôt cette semaine, le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a demandé que le ministre Chagnon soit démis de ses fonctions.
Mais s'il refuse d'exiger la démission de son ministre, Jean Charest doit imposer à M. Chagnon «une forme de sanction quelconque pour un des gestes de gouvernement les plus absurdes à être posés par un gouvernement du Québec depuis longtemps.»
Le grand précédent, a-t-il rappelé, remonte à la crise de 1990 alors que des ministres libéraux s'étaient rendus parlementer avec des individus masqués à Kanesatake.
Le chef du PQ reproche à M. Chagnon d'avoir fait fi des autorités légitimement élues en acceptant la proposition des dissidents de la communauté qui exigeaient le départ des policiers venus de l'extérieur de Kanesatake.
«Au lieu de soutenir courageusement les autorités légitimes, je parle du chef, mais je parle aussi des chefs membres du Conseil de bande, on a une conduite aberrante qui révulse aussi bien les Blancs que les autochtones», a dit M. Landry.
Le gouvernement libéral ne sort pas grandi de cette crise, loin de là, estime le chef du PQ. Sa gestion désinvolte des événements a plutôt révélé un manque de vision, selon lui.
«Quand on a une vision et un sens de l'État, on s'appuie sur les institutions, on s'appuie sur le plus solide, non pas sur des minoritaires qui ont tenté un coup de force en séquestrant des flics.»
À maintes reprises, le ministre Chagnon a justifié sa décision de traiter avec les dissidents par la nécessité d'éviter «un bain de sang».
Mais son absence de considération pour le chef James Gabriel, laissé complètement en plan, a été dénoncée vigoureusement tant par les Premières Nations que par l'immense majorité des commentateurs.
«J'ai été atterré de voir que le Parti libéral et son gouvernement sont retombés dans les mêmes ornières que la fameuse crise d'Oka, où ils ont négocié avec des gens masqués», a fait valoir M. Landry, lors d'un point de presse à Québec.
«Certains ont demandé la démission de M. Chagnon, je pense que c'est une hypothèse que M. Charest doit envisager», a-t-il poursuivi. Plus tôt cette semaine, le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a demandé que le ministre Chagnon soit démis de ses fonctions.
Mais s'il refuse d'exiger la démission de son ministre, Jean Charest doit imposer à M. Chagnon «une forme de sanction quelconque pour un des gestes de gouvernement les plus absurdes à être posés par un gouvernement du Québec depuis longtemps.»
Le grand précédent, a-t-il rappelé, remonte à la crise de 1990 alors que des ministres libéraux s'étaient rendus parlementer avec des individus masqués à Kanesatake.
Le chef du PQ reproche à M. Chagnon d'avoir fait fi des autorités légitimement élues en acceptant la proposition des dissidents de la communauté qui exigeaient le départ des policiers venus de l'extérieur de Kanesatake.
«Au lieu de soutenir courageusement les autorités légitimes, je parle du chef, mais je parle aussi des chefs membres du Conseil de bande, on a une conduite aberrante qui révulse aussi bien les Blancs que les autochtones», a dit M. Landry.
Le gouvernement libéral ne sort pas grandi de cette crise, loin de là, estime le chef du PQ. Sa gestion désinvolte des événements a plutôt révélé un manque de vision, selon lui.
«Quand on a une vision et un sens de l'État, on s'appuie sur les institutions, on s'appuie sur le plus solide, non pas sur des minoritaires qui ont tenté un coup de force en séquestrant des flics.»
À maintes reprises, le ministre Chagnon a justifié sa décision de traiter avec les dissidents par la nécessité d'éviter «un bain de sang».
Mais son absence de considération pour le chef James Gabriel, laissé complètement en plan, a été dénoncée vigoureusement tant par les Premières Nations que par l'immense majorité des commentateurs.
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