Sondage Léger Marketing-Le Devoir-CKAC-The Globe and Mail - La souverainetére gagne le terrain perdu
L'appui au projet péquiste reste toutefois tributaire de son volet associatif avec le reste du Canada
Québec - L'appui à la souveraineté du Québec atteint un niveau inégalé depuis mars 1999 auprès de la maison de sondage Léger Marketing. Ainsi, 47 % des Québécois voteraient OUI si un référendum avait lieu sur la souveraineté assortie d'une offre de partenariat politique et économique avec le reste du Canada, révèle un sondage Léger Marketing-Le Devoir-CKAC-Globe and Mail.
Dans le cadre de la «saison des idées», les péquistes devront y penser à deux fois avant de jeter définitivement aux orties l'idée d'un partenariat avec le reste du Canada advenant l'accession du Québec à la souveraineté. L'appui à la souveraineté chute en effet à 28 % si celle-ci n'implique pas une forme de partenariat.
«C'est le débat interne au PQ, et le débat qu'il va vivre au cours des prochains mois. Les gens ont intégré la notion de partenariat. Présenté la souveraineté sans partenariat, c'est comme s'il manquait quelque chose. Ça fait partie de l'offre de la souveraineté», explique le sondeur Jean-Marc Léger. La souveraineté sans partenariat attire 50 % des péquistes et 30 % des adéquistes.
Lors d'un caucus des députés péquistes qui s'est tenu en août dernier, le chef Bernard Landry a abandonné l'idée de proposer au reste du Canada une union confédérale à l'européenne si le Québec accédait à l'indépendance. La députée de Taillon, Pauline Marois, et le député de Rousseau, François Legault — les deux principaux prétendants à la présidence du PQ —, ont également rejeté la notion de partenariat. Le sondage démontre que les Québécois ne sont pas aussi prompts à mettre aux oubliettes cette notion.
L'association avec le reste du Canada a toujours fait partie intégrante du projet souverainiste. Cette association a été inscrite par René Lévesque dès la fondation du Parti québécois, il y a plus de 30 ans.
Selon le sondage, une majorité des francophones (53 %) auraient voté pour la souveraineté assortie d'un partenariat. Plus précisément, 78 % des péquistes, 12 % des libéraux et 22 % des non-francophones auraient opté pour ce choix. À l'inverse, quelque 49 % des Québécois, 86 % des libéraux et
75 % des non-francophones, sont contre la souveraineté-partenariat. «Les Québécois sont confrontés à deux options: la souveraineté-partenariat ou le statu quo. Pour eux, ce sont deux options radicales, et ils se situent entre les deux. Il n'y a aucun parti politique qui incarne l'entre-deux. Bref, on est rendus au bout de 40 ans de débats», affirme Jean-Marc Léger.
Les adéquistes sont quant à eux déchirés: 54 % voteraient OUI et 44 %, NON. «L'ADQ représente cette majorité entre les deux qui ne veut pas se brancher d'un bord ou de l'autre», estime M. Léger. Cette donnée risque d'alimenter les débats au sein du parti de Mario Dumont, qui tente de se donner une politique constitutionnelle cohérente.
Sans offre de partenariat, la souveraineté est rejetée par 70 % des Québécois. Seulement 31 % des francophones et 5 % des libéraux l'appuieraient. Les non-francophones déclineraient cette proposition dans une proportion de 82 %.
Ce sondage a été effectué auprès de 1000 répondants au Québec, entre le 14 et le 18 janvier. Un échantillon de cette taille présente une marge d'erreur maximale de 3,4 %, 19 fois sur 20.
Dans le cadre de la «saison des idées», les péquistes devront y penser à deux fois avant de jeter définitivement aux orties l'idée d'un partenariat avec le reste du Canada advenant l'accession du Québec à la souveraineté. L'appui à la souveraineté chute en effet à 28 % si celle-ci n'implique pas une forme de partenariat.
«C'est le débat interne au PQ, et le débat qu'il va vivre au cours des prochains mois. Les gens ont intégré la notion de partenariat. Présenté la souveraineté sans partenariat, c'est comme s'il manquait quelque chose. Ça fait partie de l'offre de la souveraineté», explique le sondeur Jean-Marc Léger. La souveraineté sans partenariat attire 50 % des péquistes et 30 % des adéquistes.
Lors d'un caucus des députés péquistes qui s'est tenu en août dernier, le chef Bernard Landry a abandonné l'idée de proposer au reste du Canada une union confédérale à l'européenne si le Québec accédait à l'indépendance. La députée de Taillon, Pauline Marois, et le député de Rousseau, François Legault — les deux principaux prétendants à la présidence du PQ —, ont également rejeté la notion de partenariat. Le sondage démontre que les Québécois ne sont pas aussi prompts à mettre aux oubliettes cette notion.
L'association avec le reste du Canada a toujours fait partie intégrante du projet souverainiste. Cette association a été inscrite par René Lévesque dès la fondation du Parti québécois, il y a plus de 30 ans.
Selon le sondage, une majorité des francophones (53 %) auraient voté pour la souveraineté assortie d'un partenariat. Plus précisément, 78 % des péquistes, 12 % des libéraux et 22 % des non-francophones auraient opté pour ce choix. À l'inverse, quelque 49 % des Québécois, 86 % des libéraux et
75 % des non-francophones, sont contre la souveraineté-partenariat. «Les Québécois sont confrontés à deux options: la souveraineté-partenariat ou le statu quo. Pour eux, ce sont deux options radicales, et ils se situent entre les deux. Il n'y a aucun parti politique qui incarne l'entre-deux. Bref, on est rendus au bout de 40 ans de débats», affirme Jean-Marc Léger.
Les adéquistes sont quant à eux déchirés: 54 % voteraient OUI et 44 %, NON. «L'ADQ représente cette majorité entre les deux qui ne veut pas se brancher d'un bord ou de l'autre», estime M. Léger. Cette donnée risque d'alimenter les débats au sein du parti de Mario Dumont, qui tente de se donner une politique constitutionnelle cohérente.
Sans offre de partenariat, la souveraineté est rejetée par 70 % des Québécois. Seulement 31 % des francophones et 5 % des libéraux l'appuieraient. Les non-francophones déclineraient cette proposition dans une proportion de 82 %.
Ce sondage a été effectué auprès de 1000 répondants au Québec, entre le 14 et le 18 janvier. Un échantillon de cette taille présente une marge d'erreur maximale de 3,4 %, 19 fois sur 20.
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