Services d'urgence - Legault pourrait recourir à une loi spéciale
Les médecins doivent garder les urgences ouvertes, de gré ou de force
Québec pourrait rappeler les députés en plein été afin de voter une loi spéciale qui forcerait les hôpitaux de tout le Québec à ouvrir leurs urgences 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Prêt à aller jusqu'au bout pour régler le problème de 11 urgences en situation précaire, le ministre de la Santé, François Legault, a fixé au 15 juillet la date butoir à laquelle des «solutions durables» devront être apportées. Sinon, l'Assemblée nationale sera convoquée dans les jours suivant cette échéance.
Dans une lettre envoyée jeudi à la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et à huit régies régionales de la santé et des services sociaux, M. Legault a été on ne peut plus clair. Il qualifie les ruptures de service dans les urgences de «situation intolérable» et n'exclut pas le recours à une législation spéciale.
«Si nous ne pouvons parvenir à régler les situations potentielles de rupture des services d'urgence, souligne-t-il, je me verrai dans l'obligation de présenter une législation spéciale pour assurer le maintien des services prioritaires et essentiels que sont les urgences.»
La lettre vise principalement 11 hôpitaux (dont Baie-Comeau, Wakefield, Maniwaki, Dolbeau, Beauce-Etchemin, La Pocatière, Sept-Îles et Chandler) aux prises avec une situation précaire en ce moment. Par ailleurs, trois autres sont carrément en rupture de service, soit Shawinigan, Val-d'Or et Jonquière. La missive du ministre Legault précise que des solutions locales devront émerger d'ici deux semaines, à défaut de quoi le gouvernement songe à rappeler les élus à Québec afin de légiférer.
D'ici là, le ministre Legault a mandaté des équipes, formées de fonctionnaires et de médecins, qui se rendront dans les hôpitaux afin de vérifier l'état des choses et tenter de trouver avec les directions des situations durables à l'offre de services d'urgence. Québec souhaite obtenir la certitude que les urgences fonctionnent partout au Québec avec un minimum de médecins 24 heures sur 24, sept jours sur sept.
Le ministre Legault a indiqué aux hôpitaux qu'il veut voir émerger rapidement des «solutions durables» aux problèmes des 11 urgences en cause. Dans sa lettre, il dit ne pas accepter qu'un établissement de santé soit aux prises avec une «situation susceptible de compromettre la santé ou le bien-être des personnes qu'il accueille ou pourrait accueillir».
En conférence de presse hier, le député péquiste de Saint-Maurice, Claude Pinard, a tenté de rassurer la population locale en disant que le premier ministre Landry lui avait donné l'assurance que les députés seraient si nécessaire rappelés en plein été pour rétablir la situation.
Un homme de 51 ans de cette région est décédé la semaine dernière en raison d'une rupture de services à l'hôpital de Shawinigan. Devant l'urgence fermée, l'homme a dû être transféré vers l'hôpital de Trois-Rivières. Il a succombé durant le trajet. Au moment de la tragédie, Québec négociait avec l'hôpital et les médecins depuis six semaines pour assurer le maintien des services d'urgence de façon permanente.
À l'origine du problème, plusieurs médecins refuseraient d'assurer une présence durant les quarts de travail de nuit dans certaines urgences de certaines régions. Dans plusieurs cas, des négociations sont en cours et les omnipraticiens font pression sur le gouvernement pour obtenir de meilleures conditions de travail.
Hier, la FMOQ s'est dite prête à collaborer avec le ministère de la Santé et les directions d'hôpitaux afin de trouver des solutions aux problèmes des 11 urgences qui demeurent dans une situation périlleuse.
Avec la Presse canadienne
Dans une lettre envoyée jeudi à la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et à huit régies régionales de la santé et des services sociaux, M. Legault a été on ne peut plus clair. Il qualifie les ruptures de service dans les urgences de «situation intolérable» et n'exclut pas le recours à une législation spéciale.
«Si nous ne pouvons parvenir à régler les situations potentielles de rupture des services d'urgence, souligne-t-il, je me verrai dans l'obligation de présenter une législation spéciale pour assurer le maintien des services prioritaires et essentiels que sont les urgences.»
La lettre vise principalement 11 hôpitaux (dont Baie-Comeau, Wakefield, Maniwaki, Dolbeau, Beauce-Etchemin, La Pocatière, Sept-Îles et Chandler) aux prises avec une situation précaire en ce moment. Par ailleurs, trois autres sont carrément en rupture de service, soit Shawinigan, Val-d'Or et Jonquière. La missive du ministre Legault précise que des solutions locales devront émerger d'ici deux semaines, à défaut de quoi le gouvernement songe à rappeler les élus à Québec afin de légiférer.
D'ici là, le ministre Legault a mandaté des équipes, formées de fonctionnaires et de médecins, qui se rendront dans les hôpitaux afin de vérifier l'état des choses et tenter de trouver avec les directions des situations durables à l'offre de services d'urgence. Québec souhaite obtenir la certitude que les urgences fonctionnent partout au Québec avec un minimum de médecins 24 heures sur 24, sept jours sur sept.
Le ministre Legault a indiqué aux hôpitaux qu'il veut voir émerger rapidement des «solutions durables» aux problèmes des 11 urgences en cause. Dans sa lettre, il dit ne pas accepter qu'un établissement de santé soit aux prises avec une «situation susceptible de compromettre la santé ou le bien-être des personnes qu'il accueille ou pourrait accueillir».
En conférence de presse hier, le député péquiste de Saint-Maurice, Claude Pinard, a tenté de rassurer la population locale en disant que le premier ministre Landry lui avait donné l'assurance que les députés seraient si nécessaire rappelés en plein été pour rétablir la situation.
Un homme de 51 ans de cette région est décédé la semaine dernière en raison d'une rupture de services à l'hôpital de Shawinigan. Devant l'urgence fermée, l'homme a dû être transféré vers l'hôpital de Trois-Rivières. Il a succombé durant le trajet. Au moment de la tragédie, Québec négociait avec l'hôpital et les médecins depuis six semaines pour assurer le maintien des services d'urgence de façon permanente.
À l'origine du problème, plusieurs médecins refuseraient d'assurer une présence durant les quarts de travail de nuit dans certaines urgences de certaines régions. Dans plusieurs cas, des négociations sont en cours et les omnipraticiens font pression sur le gouvernement pour obtenir de meilleures conditions de travail.
Hier, la FMOQ s'est dite prête à collaborer avec le ministère de la Santé et les directions d'hôpitaux afin de trouver des solutions aux problèmes des 11 urgences qui demeurent dans une situation périlleuse.
Avec la Presse canadienne
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