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    L’alliance indépendantiste québécoise refait surface

    Des militants et des politiciens souverainistes souhaitent une large alliance regroupant la société civile et la classe politique

    28 septembre 2015 |Laura Pelletier | Québec

    Les délégués des partis et groupes indépendantistes québécois envoyés en Catalogne pour assister à l’élection « plébiscitaire », dont la majorité des sièges a été remportée par le camp du Oui, souhaitent créer à leur tour une large alliance regroupant la société civile et la classe politique. Cette idée souvent mise en avant au Québec peine à se concrétiser, mais cette fois est la bonne, selon eux.

     

    « Je souhaite qu’en revenant au Québec, on continue à penser au pays et moins aux partis. Au jour du référendum, on devra avoir une alliance […] qui fasse en sorte que les gens n’aient pas à choisir entre [plusieurs partis indépendantistes]. L’alliance donne confiance aux gens. Il faut aussi qu’il y ait plus de groupes de la société civile qui s’affichent comme indépendantistes », a indiqué au Devoir Carole Poirier, députée du Parti québécois (PQ), alors qu’elle attendait les résultats du vote à Barcelone.

     

    Elle a rappelé que son parti a mandaté la députée Véronique Hivon pour rallier les forces souverainistes.

     

    Alexandre Leduc, représentant de Québec solidaire (QS) sur place, reconnaît l’effet positif de l’alliance indépendantiste catalane, mais ne voit pas de problème à ce que certains partis aient choisi de ne pas s’y joindre. « Le parti indépendantiste le plus à gauche, le CUP, a décidé de faire sa propre campagne. Ça a permis au camp indépendantiste d’avoir plusieurs façons de rejoindre les électeurs. » La même chose pourrait se faire au Québec, selon lui.

     

    Québec solidaire débattra au début de 2016 des « fameuses alliances » possibles entre les partis indépendantistes dans certaines circonscriptions, a indiqué au Devoir M. Leduc.

     

    Le chef d’Option nationale (ON), Sol Zanetti, présentement en tournée québécoise de promotion du Livre qui fait dire Oui, estime que « les [Québécois] ne veulent pas voir certains partis indépendantistes disparaître et fusionner en un seul ». « Ils veulent voir des partis travailler ensemble. »

     

    Inspirée par ses rencontres et observations en Catalogne, Claudette Carbonneau, présidente des Organisations unies pour l’indépendance du Québec (OUI Québec), compte mettre les bouchées doubles dès son retour au pays. « Nos nouveaux statuts et règlements prévoient directement la construction d’une organisation proprement de la société civile. […] Nous voulons attirer des groupes déjà organisés et les intéresser à la question nationale. Plus de syndicats pourraient adhérer au OUI Québec, des groupes de femmes, d’artistes, etc. C’est tout ça qu’il faut arriver à recréer au Québec. »

     

    Les trois partis politiques souverainistes se sont empressés dimanche soir de féliciter le peuple catalan pour sa victoire. Le PQ avait dépêché à ses frais une délégation de six personnes en Catalogne, alors que Québec solidaire avait deux candidats et Option nationale un militant sur place. Parmi la société civile, le OUI Québec avait une représentante et le Réseau Québec-Monde avait réuni un groupe d’une vingtaine de jeunes impliqués de près ou de loin en politique.













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