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    Le PLQ entend hausser le salaire des députés sans l’accord du PQ et de la CAQ

    25 septembre 2015 | Robert Dutrisac - Correspondant parlementaire à Québec | Québec

    Le gouvernement Couillard fera adopter un projet de loi visant l’ensemble des conditions de rémunération des députés en se passant de l’appui du Parti québécois et de la Coalition avenir Québec s’il le faut.

     

    C’est ce qu’a indiqué le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, dans un point de presse. « Nous n’avons pas le choix », a-t-il soutenu.

     

    Dès cet automne, les députés seront saisis d’un projet de loi qui met en oeuvre intégralement le rapport L’Heureux-Dubé sur les conditions de travail de députés, ce qui comprend une hausse de salaire de 88 000 $ à 136 000 $, l’élimination de l’indemnité non imposable de 16 000 $, le rehaussement de 21 % à 43 % de la part assumée par les députés des cotisations à leur régime de retraite et l’abolition de l’indemnité de transition pour un élu qui démissionne en cours de mandat. Dans ce dernier cas, la mesure s’appliquerait dès la sanction de la loi, tandis que le reste prendrait effet à la prochaine législature en 2019. Les libéraux bénéficient de l’appui des élus de Québec solidaire et de la députée indépendante et ex-caquiste Sylvie Roy.

     

    Tant le PQ que la CAQ trouvent indécent d’envisager une hausse de salaire substantielle pour les députés en cette période d’austérité. Les deux partis réclament un projet de loi qui se bornerait à éliminer l’indemnité de départ en cours de mandat, projet de loi qui doit être adopté dans les plus brefs délais.

     

    Mais le gouvernement Couillard insiste pour appliquer dans son intégralité le rapport signé par l’ex-juge Claire L’Heureux-Dubé. Jean-Marc Fournier a répété qu’un dans l’autre, les changements apportés aux conditions de rémunération des élus généreraient des économies annuelles de 400 000 $.

     

    La réaction des citoyens

     

    « Sur quelle planète ils vivent, les libéraux ? C’est eux qui coupent partout présentement dans les écoles, coupent dans l’aide aux devoirs, l’aide aux enfants qui ont un handicap, puis ils proposent une hausse de 55 % des salaires pour les députés, s’est insurgé le leader parlementaire de l’opposition officielle, Bernard Drainville. Imaginez la réaction des citoyens. »

     

    Le leader parlementaire, François Bonnardel, juge que cette hausse salariale est « inappropriée et inacceptable ». Il ne voit pas comment, dans le contexte économique actuel, les élus pourraient « dire aux Québécois, et même aux gens de la fonction publique à qui le gouvernement offre 0 %, que nous, on va se mettre à augmenter nos salaires ». Le leader caquiste demandera sans doute que le projet de loi soit scindé.

     

    Pour Jean-Marc Fournier, le rapport L’Heureux-Dubé, « c’est un tout. Vous ne pouvez pas commencer à faire un choix », puisqu’ainsi, les élus se trouveraient à fixer leurs propres conditions de rémunération. Le PQ et la CAQ, qui s’étaient montrés favorables au rapport L’Heureux-Dubé lors de sa publication en 2013, « ont menti à la population, ils veulent continuer de mettre les deux mains sur l’édiction de leurs conditions de travail », a avancé le leader libéral.













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