Les suites de l'affaire Saint-Charles-Borromée - Un CHSLD sur dix sera inspecté
Québec - À compter du 26 janvier et jusqu'à la mi-avril, cinq équipes visiteront 40 centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) qui accueillent un total de 4000 personnes, ce qui représente 10 % du réseau public des CHSLD.
Au cours d'une conférence de presse, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a donné les détails de cette «vérification concrète» des CHSLD, qui est davantage qu'«un coup de sonde» et qui doit mener à l'amélioration des soins et de la qualité de vie des personnes hébergées.
La préférant à une enquête publique, le ministre avait annoncé cette série de visites dans les CHSLD au début décembre dans la foulée des événements qui ont secoué le centre Saint-Charles-Borromée. Il estime que ces visites «sur le terrain» ont une efficacité beaucoup plus grande que celle «d'une commission d'enquête où des gens viennent pontifier devant un aréopage de soi-disant experts [dont] on attend les rapports six mois plus tard».
Chacune des cinq équipes est composée de quatre personnes: un fonctionnaire du ministère, un autre de la Régie régionale, un représentant du conseil de la protection des malades et un autre de la Table de concertation des aînés. La direction du CHSLD visité sera avisée 24 heures avant l'arrivée de l'équipe, qui passera une journée dans l'établissement. Les membres de l'équipe s'entretiendront non seulement avec les cadres et le personnel mais aussi avec les résidents, leur famille et les bénévoles. Pour chacun des centres visités, un rapport sera produit sur la qualité des soins, le niveau des services, la qualité du milieu de vie, le respect du code d'éthique, la prévention des chutes, etc. Un rapport national global sera remis au ministre et rendu public fin avril ou début mai, a précisé M. Couillard.
Pour la plupart, les 40 centres visités seront ceux qui connaissent des difficultés que trahit un nombre élevé de plaintes. En revanche, quatre ou cinq centres seront choisis en raison de la qualité de leur milieu de vie.
M. Couillard a reconnu hier qu'un manque de financement affecte le réseau des CHSLD: moins de 60 % des besoins des personnes hébergées sont satisfaits alors que l'objectif est de 80 %. Le ministre a aussi noté «une déconnexion entre le traitement des plaintes puis l'amélioration des soins».
Le taux d'hébergement des personnes âgées dans des CHSLD est de 4 % au Québec. Cette approche «institutionnelle» n'est pas viable, estime M. Couillard. Le Québec aurait avantage à imiter des pays comme le Danemark, où davantage de personnes âgées sont hébergées dans des résidences. Lancé à l'automne, l'appel d'offres, doté d'un budget de quatre millions et visant à établir des projets-pilotes pour de l'hébergement privé en collaboration avec des municipalités et des groupes communautaires, a donné lieu à plus de 80 projets actuellement à l'étude, a mentionné le ministre.
L'an prochain, la cible prioritaire de M. Couillard portera sur les soins à domicile, qui sont «certainement insuffisants au Québec», a-t-il dit. Il a aussi souligné que le gouvernement pourrait intervenir sous forme de crédits d'impôt aux aidants naturels, une promesse du Parti libéral. M. Couillard a toutefois qualifié ce programme de crédits d'impôt, promis par son parti, de «très modeste», et il doute de sa véritable utilité.
De façon générale, l'Association des CLSC et des CHSLD du Québec a salué hier l'initiative du ministre mais a dit souhaiter que la démarche ne se limite pas «à une opération coercitive médiatisée». Il est important, selon l'association, que les équipes dépêchées par le ministre puissent constater «de visu les effets de dix ans de sous-financement dans le réseau des CHSLD publics».
Au cours d'une conférence de presse, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a donné les détails de cette «vérification concrète» des CHSLD, qui est davantage qu'«un coup de sonde» et qui doit mener à l'amélioration des soins et de la qualité de vie des personnes hébergées.
La préférant à une enquête publique, le ministre avait annoncé cette série de visites dans les CHSLD au début décembre dans la foulée des événements qui ont secoué le centre Saint-Charles-Borromée. Il estime que ces visites «sur le terrain» ont une efficacité beaucoup plus grande que celle «d'une commission d'enquête où des gens viennent pontifier devant un aréopage de soi-disant experts [dont] on attend les rapports six mois plus tard».
Chacune des cinq équipes est composée de quatre personnes: un fonctionnaire du ministère, un autre de la Régie régionale, un représentant du conseil de la protection des malades et un autre de la Table de concertation des aînés. La direction du CHSLD visité sera avisée 24 heures avant l'arrivée de l'équipe, qui passera une journée dans l'établissement. Les membres de l'équipe s'entretiendront non seulement avec les cadres et le personnel mais aussi avec les résidents, leur famille et les bénévoles. Pour chacun des centres visités, un rapport sera produit sur la qualité des soins, le niveau des services, la qualité du milieu de vie, le respect du code d'éthique, la prévention des chutes, etc. Un rapport national global sera remis au ministre et rendu public fin avril ou début mai, a précisé M. Couillard.
Pour la plupart, les 40 centres visités seront ceux qui connaissent des difficultés que trahit un nombre élevé de plaintes. En revanche, quatre ou cinq centres seront choisis en raison de la qualité de leur milieu de vie.
M. Couillard a reconnu hier qu'un manque de financement affecte le réseau des CHSLD: moins de 60 % des besoins des personnes hébergées sont satisfaits alors que l'objectif est de 80 %. Le ministre a aussi noté «une déconnexion entre le traitement des plaintes puis l'amélioration des soins».
Le taux d'hébergement des personnes âgées dans des CHSLD est de 4 % au Québec. Cette approche «institutionnelle» n'est pas viable, estime M. Couillard. Le Québec aurait avantage à imiter des pays comme le Danemark, où davantage de personnes âgées sont hébergées dans des résidences. Lancé à l'automne, l'appel d'offres, doté d'un budget de quatre millions et visant à établir des projets-pilotes pour de l'hébergement privé en collaboration avec des municipalités et des groupes communautaires, a donné lieu à plus de 80 projets actuellement à l'étude, a mentionné le ministre.
L'an prochain, la cible prioritaire de M. Couillard portera sur les soins à domicile, qui sont «certainement insuffisants au Québec», a-t-il dit. Il a aussi souligné que le gouvernement pourrait intervenir sous forme de crédits d'impôt aux aidants naturels, une promesse du Parti libéral. M. Couillard a toutefois qualifié ce programme de crédits d'impôt, promis par son parti, de «très modeste», et il doute de sa véritable utilité.
De façon générale, l'Association des CLSC et des CHSLD du Québec a salué hier l'initiative du ministre mais a dit souhaiter que la démarche ne se limite pas «à une opération coercitive médiatisée». Il est important, selon l'association, que les équipes dépêchées par le ministre puissent constater «de visu les effets de dix ans de sous-financement dans le réseau des CHSLD publics».
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