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    PKP aurait intimidé d’autres candidats, selon Céré

    4 mai 2015 17h32 | Alexandre Robillard - La Presse canadienne - à Québec | Québec

    Le candidat à la direction du Parti québécois Pierre Céré a déclaré lundi qu’il n’est pas le seul à avoir subi des propos intimidants de la part du favori Pierre Karl Péladeau.

     

    Après avoir refusé dimanche de revenir sur un incident impliquant M. Péladeau survenu en février, M. Céré a affirmé que d’autres candidats ont également subi sa colère.

     

    Dans une entrevue à La Presse canadienne, M. Céré a affirmé que M. Péladeau, son entourage et ses partisans font régner la crainte.

     

    M. Céré a raconté que M. Péladeau l’a apostrophé avec colère, lors d’un conseil national du PQ en février, à Laval.

     

    Durant cet événement, M. Céré avait dénoncé les risques de conflits d’intérêts liés au fait que M. Péladeau est actionnaire de contrôle du conglomérat médiatique Québecor.

     

    M. Céré avait fait un parallèle entre l’actionnaire de contrôle de Québecor et le film Citizen Kane, qui raconte la soif de pouvoir d’un magnat de la presse aux États-Unis.

     

    Après l’avoir surnommé «Citizen Péladeau», M. Céré l’avait soupçonné de vouloir acheter sa victoire dans la course.

     

    Lundi, M. Céré a affirmé qu’à la fin du conseil national, alors que les candidats se préparaient à rencontrer les journalistes à tour de rôle, M. Péladeau l’a apostrophé.

     

    «Il est à quelques dizaines de pieds de moi et il m’interpelle très fort, a-t-il dit. Et c’est genre: “C’est quoi ton prix toi câlisse”. Quelque chose du genre. “C’est quoi ton prix et si tu continues comme ça, tu vas faire fuir les sièges sociaux et les capitaux.” Là je vois quelqu’un qui est vraiment très en colère, mais extrêmement en colère. Le feu lui sortait par la tête, par les yeux, les oreilles, de partout. Il était vraiment en colère», a-t-il relaté.

     

    Selon M. Céré, d’autres candidats et des membres de leurs équipes ont également été témoins de cet accrochage.

     

    «Il a parlé très fort, a-t-il dit. Il n’y a pas que ma gang qui l’a entendu. Il y a d’autre monde. Mais les autres préfèrent ne pas parler de ces affaires-là.»

     

    M. Céré ne s’est pas laissé démonter par ce qu’il a qualifié de propos intimidants, mais il croit ne pas être le seul à avoir vécu ce type de situation.

     

    «Quelqu’un qui peut être intimidé facilement aurait pu être très intimidé, a-t-il dit. Je l’ai pris avec un grain de sel, mais c’était intimidant, bien sûr.»

     

    «Les autres candidats aussi ont été l’objet ou ont été témoins de situations similaires, a-t-il ajouté. Maintenant, s’ils ne veulent pas en parler, c’est leur choix.»













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