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    Drainville veut bonifier l’aide sociale de 130 millions de dollars

    28 janvier 2015 | Robert Dutrisac - Correspondant parlementaire à Québec | Québec

    Le candidat à la chefferie du Parti québécois Bernard Drainville propose que les conjoints habitant ensemble qui sont bénéficiaires de l’aide sociale ne voient plus leurs prestations amputées.

     

    « L’État n’a pas à pénaliser deux personnes qui sont en amour », a déclaré Bernard Drainville en présentant quatre propositions pour bonifier la solidarité sociale alors qu’il était accompagné d’un cinquième élu péquiste à l’appuyer, la députée d’Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier.

     

    À l’heure actuelle, un adulte sans contrainte à l’emploi touche 616 $ par mois. Deux conjoints habitant ensemble ne reçoivent que 955 $, soit 277 $ de moins que les 1232 $ qu’ils encaisseraient s’ils habitaient séparément. Des colocataires qui partagent leur logement depuis un an ou moins conservent la totalité de leurs prestations.

     

    Le candidat propose aussi que les pensions alimentaires ne soient plus déduites, en majeure partie, du calcul de l’aide sociale. Il s’agit d’engagements du gouvernement Marois qu’il n’a pu remplir en raison de la brièveté de son mandat, a soutenu Carole Poirier. Alors qu’il était dans l’opposition, le Parti québécois avait présenté un projet de loi en ce sens, tout comme Québec solidaire, et la mesure avait fait l’objet d’une motion unanime à l’Assemblée nationale.

     

    Ces deux mesures coûteraient 130 millions, soit 90 millions pour la première et quelque 40 millions pour la deuxième, a indiqué Bernard Drainville. Mais elles seraient amplement financées par la réduction du nombre de prestataires d’aide sociale, qui a diminué de 9000 par an en moyenne au cours des dix dernières années, ce qui correspond à une économie de 234 millions, a-t-il mentionné.

     

    Bernard Drainville et Carole Poirier se sont félicités du fait que le nombre d’assistés sociaux ait grandement diminué au Québec, passant de 787 000 à 442 000 en 20 ans. Mais il faut faire davantage pour lutter contre la pauvreté. « Ce que nous souhaitons, c’est que le Québec devienne la société la plus juste, le pays le plus équitable des Amériques », a plaidé le candidat qui prône « une social-démocratie modernisée, renouvelée ». Ce souhait est sans doute déjà exaucé puisque, comme il l’a rappelé, c’est au Québec que l’écart de richesse est le moins grand en Amérique du Nord.

     

    Autre proposition : augmenter de 200 $ à 300 $ le revenu de travail que peut gagner un prestataire sans qu’il soit retranché de l’aide reçue. Cela correspond à l’évolution du salaire minimum, ont souligné les députés. Enfin, Bernard Drainville estime que le prestataire, qui fait l’objet d’une procédure pour qu’il rembourse des sommes trop perçues, devrait conserver, pendant la durée des procédures, son carnet de réclamation pour des médicaments ou des soins dentaires.

     

    À Montréal, des groupes communautaires qui représentent les assistés sociaux ont tenu une conférence de presse pour dénoncer lesréformes que veut implanter le ministre de l’Emploi et de la Sécurité sociale, François Blais.













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