Les patrons demandent à Charest de résister à la pression de la rue
12 décembre 2003
Québec
Au terme de la démonstration de force des centrales syndicales hier, les organisations patronales ont dit souhaiter que le premier ministre Jean Charest maintienne le cap en ce qui a trait au menu législatif à l'étude et que les autorités policières soient davantage vigilantes devant les menaces proférées.
Le vice-président pour le Québec de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), Richard Fahey, a invité M. Charest à poursuivre sur sa lancée tout en déplorant le blocage des routes et des ports, des gestes qui, a-t-il dit, ont sans aucun doute été néfastes pour l'économie des régions et de l'ensemble du Québec.
«La stratégie de nuire aux activités économiques est inacceptable et ne saurait être tolérée», a fait valoir M. Fahey, qui estime qu'«aucune revendication patronale ou syndicale ne justifie de prendre en otage l'économie du Québec».
Du côté des Manufacturiers et exportateurs du Québec, le président Paul-Arthur Huot estime que la paralysie des installations portuaires à Montréal, Québec, Trois-Rivières et Bécancour est «un geste qui relève de l'inconscience».
«Le monde syndical se trompe d'ennemis et de cibles. Il s'attaque aux milliers d'entreprises manufacturières et exportatrices qui donnent de l'emploi à quelque
650 000 travailleurs au Québec. Les retards de livraison feront des mécontents et les clients étrangers pourraient bien songer à changer de fournisseur pour la prochaine commande», a-t-il expliqué.
M. Huot tient à ce que le premier ministre «garde le cap» en ce qui concerne ses projets de loi et lui suggère «de faire appliquer les lois pour que soient dégagées les installations portuaires et les routes publiques».
Il convient toutefois qu'il n'est «pas facile de faire respecter la loi par un corps policier lui-même fortement syndiqué».
Selon M. Huot, «il y a des lois qui empêchent des obstructions systématiques. Quand on bloque la seule voie d'accès à des régions entières, ça n'a pas d'allure. Qu'on dégage les installations portuaires».
Le porte-parole du Conseil du patronat du Québec, Gilles Taillon, tient également à ce que M. Charest demeure ferme. «Il faut absolument qu'il maintienne le cap, sinon on va maintenir notre retard avec les autres provinces en matière de création d'emplois», a-t-il dit.
M. Taillon a par ailleurs dit ne pas avoir apprécié d'entendre le président de la FTQ, Henri Massé, dire qu'il allait frapper le CPQ là où ça fait mal.
«Des menaces et de l'intimidation voilées comme ça, ça nous déplaît souverainement. Ce n'est pas très sain. La police devrait être très attentive dans ces cas-là. On fait un débat serein et on espère que ça va être la même chose du côté de nos vis-à-vis», a-t-il déclaré.
«Les autorités policières devraient s'assurer que tous les citoyens sont traités de la même façon et que ce n'est pas parce que les organisations syndicales sont puissantes et ont beaucoup de membres qu'elles doivent bafouer la loi et l'ordre», a-t-il poursuivi.
Le vice-président pour le Québec de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), Richard Fahey, a invité M. Charest à poursuivre sur sa lancée tout en déplorant le blocage des routes et des ports, des gestes qui, a-t-il dit, ont sans aucun doute été néfastes pour l'économie des régions et de l'ensemble du Québec.
«La stratégie de nuire aux activités économiques est inacceptable et ne saurait être tolérée», a fait valoir M. Fahey, qui estime qu'«aucune revendication patronale ou syndicale ne justifie de prendre en otage l'économie du Québec».
Du côté des Manufacturiers et exportateurs du Québec, le président Paul-Arthur Huot estime que la paralysie des installations portuaires à Montréal, Québec, Trois-Rivières et Bécancour est «un geste qui relève de l'inconscience».
«Le monde syndical se trompe d'ennemis et de cibles. Il s'attaque aux milliers d'entreprises manufacturières et exportatrices qui donnent de l'emploi à quelque
650 000 travailleurs au Québec. Les retards de livraison feront des mécontents et les clients étrangers pourraient bien songer à changer de fournisseur pour la prochaine commande», a-t-il expliqué.
M. Huot tient à ce que le premier ministre «garde le cap» en ce qui concerne ses projets de loi et lui suggère «de faire appliquer les lois pour que soient dégagées les installations portuaires et les routes publiques».
Il convient toutefois qu'il n'est «pas facile de faire respecter la loi par un corps policier lui-même fortement syndiqué».
Selon M. Huot, «il y a des lois qui empêchent des obstructions systématiques. Quand on bloque la seule voie d'accès à des régions entières, ça n'a pas d'allure. Qu'on dégage les installations portuaires».
Le porte-parole du Conseil du patronat du Québec, Gilles Taillon, tient également à ce que M. Charest demeure ferme. «Il faut absolument qu'il maintienne le cap, sinon on va maintenir notre retard avec les autres provinces en matière de création d'emplois», a-t-il dit.
M. Taillon a par ailleurs dit ne pas avoir apprécié d'entendre le président de la FTQ, Henri Massé, dire qu'il allait frapper le CPQ là où ça fait mal.
«Des menaces et de l'intimidation voilées comme ça, ça nous déplaît souverainement. Ce n'est pas très sain. La police devrait être très attentive dans ces cas-là. On fait un débat serein et on espère que ça va être la même chose du côté de nos vis-à-vis», a-t-il déclaré.
«Les autorités policières devraient s'assurer que tous les citoyens sont traités de la même façon et que ce n'est pas parce que les organisations syndicales sont puissantes et ont beaucoup de membres qu'elles doivent bafouer la loi et l'ordre», a-t-il poursuivi.
- » patronat
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