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    Services funéraires

    Barrette veut revoir l’encadrement

    20 novembre 2014 | Marco Bélair-Cirino - Correspondant parlementaire à Québec | Québec
    Gaétan Barrette compte répondre à l’appel de la Corporation des thanatologues du Québec.
    Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Gaétan Barrette compte répondre à l’appel de la Corporation des thanatologues du Québec.

    Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, entend mettre au pas l’industrie funéraire québécoise en révisant « toute la réglementation » entourant le « fonctionnement » des salons funéraires. « Je ne sais pas si “ ressusciter [le projet de loi 83] est un terme approprié pour le sujet, mais, certainement, on pourrait s’y “ réadresser ” de façon spécifique, et on le fera », a-t-il promis.

     

    Le gouvernement libéral pourrait « en temps et lieu » redonner vie au projet de loi 83 déposé par le ministre Yves Bolduc en 2012, mais mort au feuilleton lors du coup d’envoi de la campagne électorale. Au pouvoir durant 18 mois, « [les élus du] Parti québécois, manifestement, ne se sont pas intéressés au sujet », a lancé M. Barrette.

     

    L’élu n’entend pas légiférer « spécifiquement » et « uniquement » sur les rites funéraires, chamboulés par de nouvelles moeurs. « Il y a l’ensemble de l’oeuvre qui manifestement peut poser problème. Il y a eu des épisodes évidemment dans les dernières années qui l’ont démontré. […] On doit surtout s’adresser à toute la réglementation qui entoure cette activité-là », a-t-il affirmé à la sortie du caucus des élus libéraux mercredi.

     

    Le projet de loi 83 prévoyait un nouveau régime juridique applicable aux activités funéraires afin d’assurer la protection de la santé publique, mais également le respect de la dignité des personnes décédées. Il encadrait notamment la disposition des corps réduits en cendres, dont ceux abandonnés dans les salons funéraires, et le transport de cadavres.

     

    Appel à l’aide

     

    La présidente de la Corporation des thanatologues du Québec, Valérie Garneau, a sollicité l’« aide » du ministre Gaétan Barrette afin d’empêcher que « des funérailles ne deviennent [au Québec] un banc d’essai pour tester les limites de la décence humaine ». Elle presse le gouvernement libéral de dépoussiérer la Loi sur les inhumations et les exhumations, adoptée il y a 40 ans, à un moment où les rites de l’Église faisaient foi de tout dans les entreprises de pompes funèbres.

     

    Elles craignent de voir certains acteurs de l’industrie québécoise satisfaire toutes les demandes des familles endeuillées, y compris les plus incongrues, comme celle rapportée par les médias louisianais d’asseoir un défunt dans une chaise, une paire de lunettes soleil sur le bout du nez, en train de simuler une partie de cartes. « [Les acteurs de l’industrie] ont besoin de nouveaux repères que seul [le ministère de la Santé] peut donner », a fait valoir Mme Garneau.













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