Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Cannabis médical: Barrette écorche le fédéral et redoute des dérapages

    12 novembre 2014 |Martin Ouellet - La Presse canadienne | Québec

    Québec — Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, s'élève à son tour contre l'ouverture d'une première clinique de cannabis médical à Montréal.

     

    À l'instar du Collège des médecins, le ministre juge «prématurée» l'ouverture de cette clinique et redoute des «dérapages» liés à la prescription de «pot thérapeutique».

     

    Entré en vigueur en avril, le règlement fédéral sur le cannabis thérapeutique renvoie aux médecins la responsabilité de prescrire la marijuana médicale, vendue par la suite aux patients par des entreprises privées.

     

    Mis devant le fait accompli par le gouvernement fédéral, les médecins québécois manoeuvrent en plein brouillard, a soulevé M. Barrette, en point de presse.

     

    Selon le ministre, les médecins sont «littéralement obligés d'expérimenter» le produit sur le terrain, faute de données scientifiques éprouvées sur l'administration et les effets du cannabis thérapeutique.

     

    En allant de l'avant sans les procédures préliminaires requises, Ottawa a mis «la proverbiale charrue devant les boeufs», a soutenu M. Barrette.

     

    «Un médicament simple comme l'aspirine est un médicament qui est homologué, on connaît la dose létale, la dose à partir de laquelle il va y avoir des complications, on sait quels sont les effets primaires et secondaires, on sait combien en administrer dans telle et telle circonstance», a illustré le ministre, faisant remarquer que le cannabis «n'a pas suivi» ce «cheminement normal».

     

    «Si vous allez voir le Collègue des médecins, ils vont vous dire la même chose, ils auraient voulu et personnellement j'aurais voulu qu'on suive le cheminement normal: évaluation, c'est-à-dire de la science, les posologies, la manière de l'administrer et ainsi de suite. Actuellement, c'est n'importe quoi», a-t-il dénoncé.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.