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    Québec ne compte pas accorder de privilège à l’Université du Québec

    7 novembre 2014 | Robert Dutrisac - Correspondant parlementaire à Québec | Québec
    L’UQAM a indiqué souhaiter se retirer du réseau de l’Université du Québec pour devenir une université à charte.
    Photo: Michaël Monnier Le Devoir L’UQAM a indiqué souhaiter se retirer du réseau de l’Université du Québec pour devenir une université à charte.

    C’est une fin de non-recevoir qu’a réservée le gouvernement Couillard à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) qui veut devenir une université à charte comme l’Université de Montréal ou l’Université Laval. Et c’est la même réponse négative qu’il a servie à l’ensemble du réseau de l’Université du Québec (UQ) qui souhaite se soustraire aux exigences du projet de loi 15.

     

    Dans une allocution prononcée mercredi, le recteur de l’UQAM, Robert Proulx, a revendiqué « une complète autonomie » pour l’université qu’il dirige, c’est-à-dire un statut d’université à charte dirigée par un conseil indépendant.

     

    Dans un mémoire qu’elle a présenté mardi dans le cadre des consultations publiques sur le projet de loi 15, l’UQ, pour l’ensemble de ses constituantes, a réclamé d’être exclue du périmètre comptable du gouvernement et aussi soustraite de l’application de ce projet de loi présenté par le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux.

     

    Le projet de loi 15 « sur la gestion et le contrôle des effectifs des ministères, des organismes et des réseaux du secteur public ainsi que des sociétés d’État » impose un gel des effectifs aux 10 établissements du réseau de l’UQ, soit ses cinq universités, l’École nationale d’administration publique (ENAP), l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), l’École de technologie supérieure (ETS) et la Télé-université (TELUQ).

     

    Tout comme l’UQAM, l’UQ estime que ce projet de loi « renforce l’idée d’un système universitaire à deux vitesses » car les universités à charte ne se voient pas imposer un tel gel. L’UQ souligne que le personnel des universités a crû moins rapidement en nombre que l’augmentation des effectifs étudiants.

     

    « L’application d’une telle loi aurait pour effet de pénaliser indûment nos établissements, par comparaison aux universités à charte, en plus de compromettre la liberté académique et l’autonomie universitaire », a prévenu Robert Proulx.

     

    Au cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science, Yves Bolduc, on indique qu’aucun retrait d’un établissement du réseau de l’UQ, comme l’UQAM, n’est envisagé à court, moyen ou long terme. De toute façon, le ministre n’a reçu aucune demande formelle à cet effet, a indiqué son attachée de presse, Yasmine Abdelfadel.

     

    Au cabinet du président du Conseil du trésor, on a indiqué que le réseau de l’UQ ne sera pas exclu du projet de loi 15 et restera compris dans le périmètre comptable du gouvernement.













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