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    Construction

    Les lobbyistes rabrouent le commissaire

    4 octobre 2014 |Brian Myles | Québec
    François Casgrain a présenté le changement de culture à opérer dans le milieu de la construction comme un chantier inachevé.
    Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne François Casgrain a présenté le changement de culture à opérer dans le milieu de la construction comme un chantier inachevé.

    L’Association québécoise des lobbyistes (AQL) s’insurge contre les propos pessimistes tenus par François Casgrain à la commission Charbonneau.

     

    Le changement de culture tant souhaité dans l’industrie de la construction est un chantier inachevé, a dit le commissaire au lobbyisme jeudi lors de son témoignage. Selon les données fournies par Me Casgrain, 39 des principaux entrepreneurs en construction et dix des plus grosses firmes de génie-conseil boudent le registre des lobbyistes.

     

    Le président de l’AQL, Mathieu Santerre, juge que le commissaire au lobbyisme a donné « une impression trompeuse » de la réalité.

     

    Pas pour les appels d’offres

     

    L’AQL souscrit pleinement à l’objectif de transparence qui est le socle fondateur de la loi sur le lobbyisme. M. Santerre estime cependant que le commissaire Casgrain exagère en demandant que les entreprises s’inscrivent au registre pour prendre part aux appels d’offres ou encore faire la promotion de leurs activités.

     

    « Une entreprise n’a pas à s’inscrire pour faire connaître ses produits ou services ou participer à des appels d’offres qui sont par définition publics », estime-t-il.

     

    De telles activités, qui se font « au vu et au su de tout le monde », ne devraient pas tomber sous l’obligation de s’inscrire au registre, enchaîne M. Santerre, qui est aussi président de l’Orange bleue affaires publiques. « On devrait s’inscrire quand on fait une communication d’influence qui vise à amener un changement dans les politiques publiques », dit-il.

     

    M. Santerre reproche par ailleurs au commissaire Casgrain d’avoir noirci le portrait des entreprises en construction. Selon lui, il y aurait 500 entreprises inscrites au registre, et non 240 comme l’a affirmé Me Casgrain lors de son témoignage.

     

    « Pour nous, il y a eu un manque de rigueur. Il a donné une impression trompeuse de la réalité », a-t-il dit.

     

    L’Association québécoise des lobbyistes a l’intention de demander une rencontre avec Me Casgrain pour faire le point.

     

    « On est d’accord qu’il y a des défis. On ne voit pas la vie en rose. Mais on s’attend à une certaine neutralité du commissaire au lobbyisme dans ses communications publiques », conclut-il.













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