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    Gaétan Barrette annule des compressions de l’agence de la santé de Montréal

    30 septembre 2014 18h17 |Alexandre Robillard - La Presse canadienne | Québec

    Québec — Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a déclaré mardi que des compressions décidées par l’agence de la santé de Montréal seront annulées.

     

    M. Barrette a affirmé que cette décision a été prise pour empêcher une diminution des services aux plus démunis qui aurait résulté de ces réductions budgétaires.

     

    Selon des reportages, l’agence comptait notamment effectuer des compressions de 9,1 millions dans les soins de santé mentale et 8,8 millions dans le soutien à l’autonomie des aînés.

     

    Lors d’un point de presse, M. Barrette a affirmé que ces diminutions ne correspondent pas aux objectifs « d’optimisation » qu’il a fixés au réseau de la santé.

     

    L’agence de la santé de Montréal n’a pas fait de commentaire à la suite des déclarations de M. Barrette, qui s’est adressé à la presse avant une réunion des députés libéraux à l’Assemblée nationale.

     

    Selon le ministre, ses directives, même si elles mènent à des diminutions de personnel, ne doivent pas porter atteinte aux services.

     

    « Une coupure de services, ce n’est pas acceptable et ça vaut autant pour Montréal que pour le reste de la province », a-t-il dit.

    Par les médias

    M. Barrette a affirmé qu'il avait appris par les médias le détail des compressions décidées par l'agence montréalaise.

    «J'étais très déçu d'apprendre ça aux nouvelles, comme tout le monde, a-t-il dit. C'est une chose que je ne savais pas. Je tiens à insister et réitérer le fait que les directives qui sont envoyées à toutes les agences du Québec sont des directives d'optimisation en excluant toute atteinte aux services.»

    M. Barrette a déclaré qu'il a réagi en demandant à l'agence de Montréal d'annuler certaines des compressions qui touchent les services à la population.

    «Des mesures ont été prises pour que ce soit annulé, il n'est pas question qu'il y ait de coupure, par exemple dans les allocations de fréquentation», a-t-il dit.

    L'agence de la santé de Montréal souhaitait faire des réductions budgétaires totalisant 87,2 millions, ont rapporté Le Devoir et Radio-Canada mardi.

    Le cabinet de M. Barrette n'a pas donné le détail des sommes qui pourraient demeurer dans les services à la population.

    Outre les programmes de santé mentale et pour l'autonomie des personnes âgées, les compressions visaient aussi les services de la santé publique, avec une somme de 983 566 $, ainsi que l'aide à la déficience intellectuelle et les troubles envahissants du développement, avec 2,3 millions.

    L'agence souhaitait également réduire l'administration de 17,1 millions et l'assurance salaire 3,1 millions.

    En Chambre, le premier ministre Philippe Couillard a affirmé que cette situation démontre la nécessité de réformer l'administration du réseau de la santé, tel qu'entrepris par M. Barrette.

    «S'il y a quelque chose que ce triste épisode montre, c'est l'urgence de se débarrasser d'une partie des structures de gestion du système de santé pour prendre les ressources, les donner aux patients, a-t-il dit. Et je dirais que, si j'avais le moindre doute à cet effet, ces doutes sont dissipés suite à ce que j'ai lu ce matin.»

    Services

    Tout comme M. Barrette, M. Couillard a affirmé que les efforts demandés au réseau de la santé, pour rétablir l'équilibre budgétaire, doivent se faire sans diminution de services.

    «Ça ne peut se faire aux dépens des personnes vulnérables, notamment des personnes aînées et des personnes handicapées, a-t-il dit. Il n'est pas question, pour nous, d'accepter ce genre de scénario de quelque organisme public que ce soit.»

    Le chef intérimaire péquiste Stéphane Bédard a estimé que M. Barrette a négligé ses tâches de gestion parce qu'il se concentre trop sur sa réforme administrative du réseau de santé, présentée la semaine dernière dans un projet de loi.

    «Ce que je comprends de la réponse du premier ministre, c'est encore la faute des fonctionnaires, a-t-il dit. Finalement, des décisions aussi importantes, qui relèvent du ministre normalement, le ministre n'est pas au courant, il est trop pris dans ses débats de structures.»













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