Hausse de 2,2 milliards du budget de la santé - Une promesse difficile à respecter
Séguin se contente de dire que le budget de la santé est «protégé»
Yves Séguin refuse de s’engager à respecter la promesse libérale d’augmenter de 2,2 milliards le budget de la santé en 2004.
Québec — Le ministre des Finances, Yves Séguin, n'est pas en mesure de garantir que le gouvernement Charest respectera la promesse électorale du Parti libéral de hausser de 2,2 milliards, ou de 11,5 %, le budget de la santé l'an prochain.
«Ce n'est pas une bataille de chiffres», a répondu Yves Séguin au cours d'un point de presse quand on lui a demandé si cette promesse de la dernière campagne électorale allait être respectée.
Plus tôt en matinée, la députée d'Hochelaga-Maisonneuve et porte-parole de l'opposition officielle pour la santé, Louise Harel, et le député de Rousseau et porte-parole en matière de finances, François Legault, avaient accusé le Parti libéral, lors d'une rencontre de presse, de s'être prêté à de «fausses représentations» en proposant un cadre financier à ce point «généreux» lors de la dernière campagne électorale.
L'opposition a rappelé que le gouvernement avait utilisé, en 2003-2004, toute la hausse du transfert fédéral pour la santé consentie par Ottawa dans l'entente de février 2003, soit 1,6 milliard, dont la majeure partie n'était pas récurrente. L'an prochain, ce transfert supplémentaire passera à 352 millions, soit 1,3 milliard de moins. Or, le programme libéral prévoit au contraire une hausse de un milliard des transferts fédéraux pour la santé en 2004-2005 qui fournirait donc un peu moins de la moitié des 2,2 milliards promis pour la santé. L'écart est ainsi de 2,3 milliards.
M. Séguin a confirmé ces données. Il a comparé le ministère des Finances à un équipage qui affronte le mauvais temps et des tempêtes. «On a les pieds mouillés, mais ça ne veut pas dire qu'on a perdu le cap.» Le ministre a donné l'assurance que «la santé demeure le poste budgétaire le plus protégé» sans vouloir s'engager sur un financement supplémentaire de 2,2 milliards. «Il n'y a absolument rien qui va affecter l'investissement en santé.»
Ce sont les autres missions de l'État qui pourraient écoper. «Si on n'a pas les fonds, on va faire des sacrifices», mais pas en santé, a indiqué M. Séguin. La construction de routes et d'infrastructures pourrait être retardée. La «cadence» des dépenses en informatique, où l'État québécois dépense beaucoup d'argent, pourrait être ralentie, du moins temporairement, même si le gouvernement Charest ne jure que par le «e-government», le gouvernement en ligne. L'aide fiscale aux entreprises, dans laquelle l'État dépense encore 4,3 milliards, sera réduite pour une deuxième année consécutive.
Outre la baisse des transferts fédéraux pour la santé, M. Séguin est aux prises avec «des pertes non révélées» par le gouvernement précédent «de l'ordre de 300 à 400 millions et plus» en provenance de la Société générale de financement, de la Société d'assurance automobile du Québec et des sociétés Innovatech, a-t-il fait savoir. Il attend la semaine prochaine un rapport complet sur l'ampleur de ces pertes de la part du Contrôleur financier du ministère des Finances.
S'il persiste à dire que le déficit zéro sera atteint, le terme «baisse d'impôt» a disparu du vocabulaire de M. Séguin. «La vision ici, c'est de dire: pas d'augmentation de taxes», a-t-il déclaré, soulignant que le gouvernement venait tout juste de reconduire l'indexation des tables d'impôt que le gouvernement Landry avait introduite en 2002.
«Ce n'est pas une bataille de chiffres», a répondu Yves Séguin au cours d'un point de presse quand on lui a demandé si cette promesse de la dernière campagne électorale allait être respectée.
Plus tôt en matinée, la députée d'Hochelaga-Maisonneuve et porte-parole de l'opposition officielle pour la santé, Louise Harel, et le député de Rousseau et porte-parole en matière de finances, François Legault, avaient accusé le Parti libéral, lors d'une rencontre de presse, de s'être prêté à de «fausses représentations» en proposant un cadre financier à ce point «généreux» lors de la dernière campagne électorale.
L'opposition a rappelé que le gouvernement avait utilisé, en 2003-2004, toute la hausse du transfert fédéral pour la santé consentie par Ottawa dans l'entente de février 2003, soit 1,6 milliard, dont la majeure partie n'était pas récurrente. L'an prochain, ce transfert supplémentaire passera à 352 millions, soit 1,3 milliard de moins. Or, le programme libéral prévoit au contraire une hausse de un milliard des transferts fédéraux pour la santé en 2004-2005 qui fournirait donc un peu moins de la moitié des 2,2 milliards promis pour la santé. L'écart est ainsi de 2,3 milliards.
M. Séguin a confirmé ces données. Il a comparé le ministère des Finances à un équipage qui affronte le mauvais temps et des tempêtes. «On a les pieds mouillés, mais ça ne veut pas dire qu'on a perdu le cap.» Le ministre a donné l'assurance que «la santé demeure le poste budgétaire le plus protégé» sans vouloir s'engager sur un financement supplémentaire de 2,2 milliards. «Il n'y a absolument rien qui va affecter l'investissement en santé.»
Ce sont les autres missions de l'État qui pourraient écoper. «Si on n'a pas les fonds, on va faire des sacrifices», mais pas en santé, a indiqué M. Séguin. La construction de routes et d'infrastructures pourrait être retardée. La «cadence» des dépenses en informatique, où l'État québécois dépense beaucoup d'argent, pourrait être ralentie, du moins temporairement, même si le gouvernement Charest ne jure que par le «e-government», le gouvernement en ligne. L'aide fiscale aux entreprises, dans laquelle l'État dépense encore 4,3 milliards, sera réduite pour une deuxième année consécutive.
Outre la baisse des transferts fédéraux pour la santé, M. Séguin est aux prises avec «des pertes non révélées» par le gouvernement précédent «de l'ordre de 300 à 400 millions et plus» en provenance de la Société générale de financement, de la Société d'assurance automobile du Québec et des sociétés Innovatech, a-t-il fait savoir. Il attend la semaine prochaine un rapport complet sur l'ampleur de ces pertes de la part du Contrôleur financier du ministère des Finances.
S'il persiste à dire que le déficit zéro sera atteint, le terme «baisse d'impôt» a disparu du vocabulaire de M. Séguin. «La vision ici, c'est de dire: pas d'augmentation de taxes», a-t-il déclaré, soulignant que le gouvernement venait tout juste de reconduire l'indexation des tables d'impôt que le gouvernement Landry avait introduite en 2002.
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