Devant l'Assemblée nationale - 20 000 syndiqués de la CSN ont manifesté samedi contre les politiques libérales
1 décembre 2003
Québec
Québec - Bravant le vent, le froid et la neige, une vingtaine de milliers de syndiqués de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) se sont massés samedi devant l'Assemblée nationale pour protester contre les politiques «conservatrices, antisyndicales, antisociales, antidémocratiques et anticompassion» du gouvernement libéral.
«Jean Charest a promis de défendre la classe moyenne, eh bien, la classe moyenne elle est ici, dans la rue, pour se défendre elle-même», a lancé la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, à une foule que la centrale syndicale a estimée à 30 000 personnes (plus de 15 000 selon TVA, 20 000 selon Radio-Canada, environ 20 000 selon la Sûreté du Québec).
Venus des quatre coins du Québec dans plus de 400 autobus, les manifestants ont scandé «Stoppons la démolition» tout l'après-midi, dénonçant la facilitation de la sous-traitance, la hausse des frais de garde et la reconfiguration du système de santé. De l'avis de nombreux observateurs, il y avait belle lurette que l'on n'avait pas assisté à une telle procession de manifestants.
«Ce gouvernement n'a aucune compassion pour les gens qui donnent les services. On l'a vu, cette semaine, dans une affaire malheureuse», a dit le premier vice-président de la CSN, Louis Roy, en référence au suicide du directeur général de l'hôpital Saint-Charles-Borromée.
Plus cinglant, le deuxième vice-président, Roger Valois, est tombé à bras raccourcis sur le premier ministre, le traitant de menteur. «Duplessis n'allait pas si loin. Vous êtes plus trou-de-cul que Duplessis. On va démontrer dans n'importe quel forum que vous êtes un menteur. Et ne vous cachez pas derrière le pseudo ministre du Travail, qui ne connaît rien dans les relations de travail.»
Des représentants du Collectif pour l'élimination de la pauvreté, de l'Association québécoise des centres de la petite enfance, de la Fédération étudiante universitaire, de la Fédération des femmes et du FRAPRU ont aussi exprimé leurs doléances.
La manifestation de samedi, la deuxième à l'Assemblée nationale en moins d'une semaine, après celle qui a attiré 7000 syndiqués de la Fédération des travailleurs du Québec, mercredi, sera suivie par une «journée de perturbation» du travail. La CSN a invité ses syndicats affiliés «et d'autres syndicats» à tenir, le 11 décembre, des sessions d'études des projets de loi du gouvernement sur les lieux de travail.
En effet, les 280 000 membres de la CSN, répartis dans 2700 syndicats dans les secteurs public et privé, seront invités à tenir une «journée nationale de perturbation».
En grogne, elle aussi, l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) envisage toujours, pour le 11 décembre également, une fermeture des garderies qui priverait 65 000 bambins des services de leurs éducatrices.
En point de presse, la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, n'a pas fermé la porte à une éventuelle action concertée des trois grandes centrales syndicales pour contrer les politiques du gouvernement libéral, se disant prête à tendre l'oreille aux invitations qui pourraient lui être faites.
«Jean Charest a promis de défendre la classe moyenne, eh bien, la classe moyenne elle est ici, dans la rue, pour se défendre elle-même», a lancé la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, à une foule que la centrale syndicale a estimée à 30 000 personnes (plus de 15 000 selon TVA, 20 000 selon Radio-Canada, environ 20 000 selon la Sûreté du Québec).
Venus des quatre coins du Québec dans plus de 400 autobus, les manifestants ont scandé «Stoppons la démolition» tout l'après-midi, dénonçant la facilitation de la sous-traitance, la hausse des frais de garde et la reconfiguration du système de santé. De l'avis de nombreux observateurs, il y avait belle lurette que l'on n'avait pas assisté à une telle procession de manifestants.
«Ce gouvernement n'a aucune compassion pour les gens qui donnent les services. On l'a vu, cette semaine, dans une affaire malheureuse», a dit le premier vice-président de la CSN, Louis Roy, en référence au suicide du directeur général de l'hôpital Saint-Charles-Borromée.
Plus cinglant, le deuxième vice-président, Roger Valois, est tombé à bras raccourcis sur le premier ministre, le traitant de menteur. «Duplessis n'allait pas si loin. Vous êtes plus trou-de-cul que Duplessis. On va démontrer dans n'importe quel forum que vous êtes un menteur. Et ne vous cachez pas derrière le pseudo ministre du Travail, qui ne connaît rien dans les relations de travail.»
Des représentants du Collectif pour l'élimination de la pauvreté, de l'Association québécoise des centres de la petite enfance, de la Fédération étudiante universitaire, de la Fédération des femmes et du FRAPRU ont aussi exprimé leurs doléances.
La manifestation de samedi, la deuxième à l'Assemblée nationale en moins d'une semaine, après celle qui a attiré 7000 syndiqués de la Fédération des travailleurs du Québec, mercredi, sera suivie par une «journée de perturbation» du travail. La CSN a invité ses syndicats affiliés «et d'autres syndicats» à tenir, le 11 décembre, des sessions d'études des projets de loi du gouvernement sur les lieux de travail.
En effet, les 280 000 membres de la CSN, répartis dans 2700 syndicats dans les secteurs public et privé, seront invités à tenir une «journée nationale de perturbation».
En grogne, elle aussi, l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) envisage toujours, pour le 11 décembre également, une fermeture des garderies qui priverait 65 000 bambins des services de leurs éducatrices.
En point de presse, la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, n'a pas fermé la porte à une éventuelle action concertée des trois grandes centrales syndicales pour contrer les politiques du gouvernement libéral, se disant prête à tendre l'oreille aux invitations qui pourraient lui être faites.
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