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Des «solutions» qui ne règlent rien - La CSQ dénonce les deux projets de loi en santé

Geneviève Otis-Dionne   1 décembre 2003  Québec
À la veille du début des commissions parlementaires qui discuteront des projets de loi en santé et dans les services sociaux, dont les projets de loi 25 et 30, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) «doute fortement» que les solutions libérales régleront les problèmes du système québécois.

«Alors que le personnel est déjà à bout de souffle, plutôt que de stabiliser la situation et permettre de consolider le système, nous trouvons malheureux que le ministre redessine de cette façon la carte de la santé au Québec. Les solutions qu'il met en avant aujourd'hui risquent de contribuer à détériorer encore davantage la situation et à rendre plus difficiles les conditions de travail des travailleurs», a soutenu en conférence de presse hier le président de la CSQ, Réjean Parent.

La CSQ dénonce le projet de loi 25 qui vise à mettre sur pied des réseaux intégrés de services à la suite de fusions administratives. Selon le syndicat, cette fusion ne bonifie en rien la prestation de services sociaux et de santé de première ligne. La CSQ considère qu'il faut conserver l'identité propre des établissements, particulièrement les CLSC, «laquelle garantit la réalisation pleine et entière de leur mission et la réponse aux besoins globaux des individus», soutient la Centrale dans

son communiqué.

«La disparition de l'identité légale des CLSC serait une perte inadmissible de ce modèle communautaire comme étant un joyau de notre système de santé et de services sociaux.»

D'après le syndicat, le ministre Couillard procède à des changements «de nature strictement structurelle» au profit d'une simplification administrative pour les gestionnaires. «Cela ne réglera en rien les problèmes vécus au quotidien par la population», affirme M. Parent.

Le projet de loi 30

En ce qui concerne le projet de loi 30, dont l'objectif est de favoriser la négociation au niveau local des conditions de travail des employés, la CSQ soutient que celui-ci ne fait qu'introduire des conditions de travail différentes aux travailleurs du secteur de la santé et des services sociaux.

«Alors qu'ils sont déjà fort occupés dans leur travail, nous doutons fortement que les travailleurs au niveau local soient satisfaits du projet de loi du ministre qui les obligera à mettre leur énergie à négocier leurs conditions de travail plutôt qu'à se concentrer à offrir un service de qualité», a déclaré la vice-présidente de la CSQ et responsable des dossiers santé et services sociaux, Louise Chabot.

Le CSQ en profite pour dénoncer également le projet de loi 31 sur la sous-traitance qui doit modifier l'article 45. D'après la Centrale, celui-ci va avoir des «répercussions négatives» pour les secteurs de la santé et des services sociaux. «Il rendra plus facile le transfert des salariées de certaines catégories de personnel à l'entreprise privé», dénonce M. Parent.






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